Le principe de la formation en alternance - deux formateurs : l'école... et l'entreprise

Autres informations / 27.08.2014

Le principe de la formation en alternance - deux formateurs : l'école... et l'entreprise

Par Didier Budka, directeur de l'Afasec

L'Afasec a souhaité apporter quelques précisions suite à l'article paru le 22 août dans JDG. Elle y était citée par Myriam Bollack-Badel, dans le cadre du compte-rendu de l'A.G. du Syndicat des propriétaires.

« Les principes de formation dans lesquels l’Afasec s’inscrit, sont ceux de l’alternance où chacun a un rôle important à jouer, tant l’école que l’entreprise sur la partie professionnelle.

Toute performante que soit une école, elle ne sera jamais une entreprise avec son organisation, son rythme, ses contraintes, son savoir-faire et ses pratiques. C’est tout cela qu’elle partage avec le jeune en formation. Ce partage avec l’entraîneur, le maître d’apprentissage, le maître de stage, doit permettre de construire le bon geste et préparer un futur professionnel, jockey, cavalier d’entraînement.

Le jeune est là pour apprendre, la moitié du temps se passe généralement en entreprise. Les deux ou trois ans de formation sont un investissement où, dans la plupart des cas, diplôme en poche, le jeune est embauché dans l’entreprise formatrice.

Les compétences d’un jeune diplômé ne sont pas celles d’un professionnel expérimenté.

Le but de l’Afasec est que les jeunes soient en capacité de le devenir.

L’apport de son maître d’apprentissage, le temps, la pratique et les capacités de chacun feront leur œuvre.

Les diplômes délivrés à la fin de la formation ne sont pas des diplômes afasec

- Les CAPA et Bac Pro du ministère de l’Agriculture ont été

construits avec les professionnels.

- Le jury est composé des professionnels, qui notent les jeunes sur ce qu’ils savent faire.

- L’Afasec affiche un taux de réussite moyen de 92 %.

Un taux au-delà des moyennes nationales qui permet de mesurer le travail réalisé en commun entre l’école et l’entraîneur.

Pour que la formation soit au plus près des besoins de l’entreprise, chaque école a mis en place un comité technique qui réunit les entraîneurs.

- C’est un lieu d’échange où chaque acteur trouve sa place pour exprimer ses attentes ; en tenant compte bien entendu des cadres qui s’imposent à chacun, notamment en matière légale. Législation du travail, temps de formation, distinction entre apprentis et salariés faisant parie des premiers cadres.

- La participation de la profession à ces comités est indispensable pour garantir la plus grande adéquation entre ce que l’école et l’entreprise doivent apporter afin d’être en prise avec la réalité : renforcement de l’équitation classique et du sport dans l’enseignement, adaptation des rythmes d’alternance, mise en œuvre d’un CAPA en

apprentissage favorisant le temps en entreprise pour les futurs jockeys, intégration des nouveaux simulateurs de monte dans la formation sont quelques-unes des actions conduites grâce aux comités techniques.

- Par ailleurs, pour appuyer la transmission des savoir-faire, l’Afasec fait appel à d’anciens professionnels du cheval et des courses ainsi qu’à des intervenants professionnels extérieurs, experts dans leur domaine. Ces derniers, qui travaillent régulièrement avec les écuries de course, constituent un apport très riche pour nos formations. En la matière et à l’Afasec, il n’y a pas un intervenant mais plusieurs afin de montrer un large champ de pratiques reconnues, cela sans être partisan de telle ou telle méthode.

- L’évolution de compétences et la formation professionnelle doivent accompagner le salarié tout au long de sa vie. Préparation au CAPTAV, anglais professionnel, soins aux chevaux, éducation du cheval, anatomie, alimentation, secourisme, etc., sont autant de programmes proposés ou pouvant localement être mis en œuvre dans le cadre de la formation continue. Chacun peut s’inscrire dans le cadre de son plan de formation et des contraintes de son organisation.

Former, c’est partager pour construire. La rentrée 2014/2015 s’annonce : comme chaque année, les établissements vont constituer leur comité technique. Rejoignez celui de l’école Afasec de votre jeune, dans la mesure de vos disponibilités, pour un échange constructif et partagé dans l’intérêt général. »