Les critiques et propositions de l’aep

Autres informations / 06.08.2014

Les critiques et propositions de l’aep

L’Association des entraîneurs-propriétaires (AEP) nous a adressé ses remarques et propositions pour le galop français.

Sur le programme et le calendrier, les propositions de l’AEP visent à « augmenter le nombre de partants en favorisant le programme qui fait la recette (handicaps et "réclamer"), ne pas raccourcir le cycle d’exploitation des chevaux, redynamiser le programme des courses de groupes de 2.400m et plus pour les chevaux d’âge (...) et segmenter les réunions entre réunions de semaine à fort rendement financier et à moindre coût d’organisation, et réunions du week-end où l’on concentre les belles courses (Groupes, listeds et gros handicaps) avec un fort potentiel attractif pour

les propriétaires et le public. » Selon l’AEP, « il faut également repenser le calendrier afin d’offrir des opportunités de courir plus fréquemment et sans déplacement pour toutes les catégories de chevaux et notamment ceux de valeur inférieure à 35, et organiser un programme hivernal auprès des concentrations de chevaux sans pour autant pénaliser les meetings déjà existants. Enfin, il convient de redynamiser les centres d’entraînement parisiens et d’en rationaliser les coûts par des réformes structurelles. »

Sur le sujet du propriétariat et du développement, l’AEP (avec les Actionnaires du Galop et le Groupement Île- de-France sur ce thème précis) veut « fidéliser les propriétaires existant déjà en leur offrant un accueil et une respectabilité de haut niveau ; ils doivent se sentir comme des privilégiés faisant partie d’un club avec tous les avantages que cela doit comporter. Elle souhaite favoriser la venue des propriétaires en famille, particulièrement le week- end. Relancer les propriétaires inactifs en contactant le dernier entraîneur. Remettre les entraîneurs au centre du jeu comme étant la courroie de transmission entre l’Institution et les propriétaires. Pour cela il faut mettre en place une formation à l’utilisation des moyens modernes de communication et à l’acquisition d’une langue étrangère. » Et pour les parieurs, qui sont les autres financeurs de l’Institution, l’AEP recommande de « les connaître et de leur faciliter les accès aux hippodromes. Et aussi de leur faciliter l’accès au propriétariat, car c’est le rêve de nombre d’entre eux. » Par ailleurs, l’AEP est contre le "nouveau Longchamp", contre le plan de stratégie marketing et excellence clients 2014-2019 et contre les racing series. D’après l’AEP, « il s’agit d’un regroupement d’intentions qui nécessitent toutes d’être démontrées. L’ensemble du dispositif semble reposer sur le "nouveau Longchamp" qui sauverait la rentabilité du système. Ce n’est pas une stratégie mais une somme d’idées, la rentabilité du programme n’est pas démontrée et ne repose sur rien de concret. »

Sur les enjeux financiers et allocations, l’AEP commence par rappeler ce sur quoi tout le monde est d’accord : « Les allocations ne sauraient être une variable d’ajustement dans l’établissement des budgets de France Galop et les efforts doivent être faits sur les autres postes. » Elle juge le plan financier de France Galop « faible » et l’incite à aller chercher de nouvelles ressources, hors "nouveau Longchamp" et racing series. Elle demande aussi des économies supplémentaires sur toute l’Institution. Paradoxalement, l’AEP propose à la fois de concentrer les augmentations des allocations sur les chevaux en valeur 35 et inférieure (« Il ne faut jamais oublier que ce sont les chevaux de valeur inférieure à 35 – 80 % des effectifs – qui assurent la recette et ainsi permettent l’élaboration du programme de sélection »), chevaux auxquels elle promet d’accorder les trois quarts des nouvelles allocations... et écrit en parallèle que « la répartition doit être équitable entre les différentes catégories de chevaux, (et) la répartition des allocations et des opportunités doit être équitable entre les différentes régions en y intégrant les courses P.M.H. »

Sans surprise, l’AEP affirme que « les taux de primes aux propriétaires ne doivent pas favoriser les jeunes chevaux. » Et elle conclut : « Toute distorsion dans la répartition des allocations engendrerait rapidement de graves difficultés pour maintenir ce programme de sélection tant envié et mettrait en danger toute la filière de l’élevage. »