Les investissements gagnants de fabrice chappet

Autres informations / 16.08.2014

Les investissements gagnants de fabrice chappet

Avec trente victoires au 29 juillet, dont sept avec les 2ans, l’écurie de Fabrice Chappet réalise un très bon début d’année. Pour JDG, l’entraîneur analyse ce début de saison et décrypte les bases de ses récents succès.

L’année 2014 est partie sur des bases élevées pour Fabrice Chappet. À la fin juillet, l’écurie compte trente victoires et six des sept 2ans qui ont couru ont gagné. L’entraîneur explique : « Il est vrai que le début d’année s’est particulièrement bien passé, même si, chaque année, l’écurie enregistre toujours plus de victoires qu’elle ne compte de chevaux à l’entraînement. Les succès de cette année ont pu se construire grâce à ceux de 2012. Nous avions eu des résultats, nos chevaux ont pu être valorisés et, pour certains, vendus ensuite à l’amiable. Cela nous a permis d’investir sur le marché des yearlings en 2013 à Arqana, Osarus et aussi à SGA. Nous avons acheté une dizaine de chevaux à des prix raisonnables. »

Acheter aux ventes ne suffit pas. Fabrice Chappet, qui intervient dans la sélection des yearlings, estime qu’il faut avant tout « trouver des chevaux qui ont été bien élevés. C’est la base. Mocklershill par exemple vient du haras du Berlais qui l’a élevé pour Berend van Dalfsen ; Mindsomer et Kindly Dismiss du haras des Granges ; Stefochop de l’élevage d’Alain Chopard... Ensuite, il est fondamental que les poulains arrivent tôt à l’entraînement. Mes 2ans étaient à la maison aux alentours du 1er novembre. Ainsi, nous avons pu commencer à les travailler de bonne heure. C’est du temps gagné. Je n’ai rien inventé, c’est du bon sens, et l’une des bases du métier. Le retard que l’on prend à façonner les jeunes chevaux est très difficile à rattraper. » Le travail de l’entraîneur est ensuite de mettre en valeur son effectif et, sur ce point, Fabrice Chappet considère logiquement « être meilleur qu’à ses débuts. Logiquement, je suis plus efficace aujourd’hui que lorsque je me suis installé ! C’est le cas dans tous les corps de métier, et encore plus dans le nôtre, qui est avant tout affaire d’observation, et où l’œil s’affine avec les années. »

Le programme français permet de mettre en valeur les jeunes chevaux et d’attirer des investisseurs à l’amiable. Par exemple, Stefochop?(Muhaymin), bon gagnant de son maiden à Maisons-Laffitte pour sa deuxième sortie, a ensuite été acquis par le Team Valor International afin de poursuivre sa carrière aux États-Unis.

« Il y a un marché pour les chevaux gagnants de maiden, conclut Fabrice Chappet. Cela permet aux propriétaires qui vendent de continuer à réinvestir d’une année sur l’autre. Les maidens en France gardent une bonne valeur aux yeux des investisseurs étrangers. »