Les précisions de l’aep

Autres informations / 08.08.2014

Les précisions de l’aep

Nous avons publié hier un résumé des propositions formulées par l’Association des Entraîneurs-Propriétaires, en association avec les Actionnaires du galop et le Groupement Île-de-France.

Sur le sujet précis des allocations, l’Association a souhaité préciser l’ensemble de sa pensée, c’est pourquoi nous publions aujourd’hui l’intégralité de son texte à ce sujet, pour vous permettre de vous faire une idée :

« Mission des allocations : elles doivent être le moteur de l’institution ; elles doivent permettre aux propriétaires de continuer à assouvir leur passion ; elles doivent permettre aux propriétaires de rémunérer à leur juste valeur les professionnels (entraîneurs et éleveurs) ; en période de crise, elles doivent servir à soutenir les structures les plus fragiles. Constitution des allocations : le montant des enjeux est directement lié au nombre de partants par course et aux horaires ; toute réflexion doit s’inscrire autour de cette question : cela permettra-t-il d’augmenter les allocations ? L’élaboration du programme et du calendrier doit s’articuler autour de cet objectif, les programmes d’investissements doivent également en tenir compte ; l’impact sur la moyenne des partants de la réforme des indemnités de transport doit être analysé région par région ; le sponsoring doit s’intensifier afin de soutenir les allocations des courses de sélection et des quintés.

L’augmentation des allocations doit être de 1,5 % par an sur cinq ans (2015-2020) : trois quarts sur les courses générant une réelle recette, un quart sur les autres courses. La répartition des allocations et des opportunités doit être équitable entre les différentes régions, en y intégrant les courses PMH. La répartition doit être équitable entre les différentes catégories de chevaux.

Le cycle d’exploitation actuel des chevaux doit être maintenu, au risque de mettre en danger l’équilibre financier de la filière ; son raccourcissement nécessiterait une augmentation des naissances de 25 à 35 % pour maintenir le nombre de partants annuel (70.000). Les taux de primes aux propriétaires ne doivent pas favoriser plus les jeunes chevaux. La politique menée en ce sens depuis quinze ans a montré ses limites. Aucune de ces deux mesures ne favorisera le renouvellement du cheptel de chevaux d’âge par des jeunes chevaux et, a fortiori, des yearlings.

Il ne faut jamais oublier que ce sont les chevaux de valeur inférieure à 35 (80 % des effectifs) qui assurent la recette et, ainsi, permettent l’élaboration du programme de sélection. Toute distorsion dans la répartition des allocations engendrerait rapidement de graves difficultés pour maintenir ce programme de sélection tant envié et mettrait en danger toute la filière de l’élevage. »