L’onu des ventes de pur sang se réunira à deauville

Autres informations / 06.08.2014

L’onu des ventes de pur sang se réunira à deauville

Pour la première fois depuis sa création en 1983, la SITA (Society of International Thoroughbred Auctionners), qui rassemble les compagnies de ventes les plus importantes au monde, se réunira à Deauville, à la veille des ventes de yearlings. Il s’agit d’une reconnaissance pour la station normande, le signe que ses ventes organisées par Arqana occupent une place d’importance sur l’échiquier mondial du marché de pursang.

La SITA a été créée pour garantir l’intégrité et la crédibilité des compagnies de ventes, afin que leurs clients puissent y intervenir en confiance.

« Être membre de la SITA, c’est en quelque sorte un label de qualité pour une agence de ventes, dans un marché résolument international. Cette organisation permet donc de promouvoir le processus même des ventes aux enchères dans le monde entier », explique Éric Hoyeau, qui a pris la présidence de cette association cette année, et ce pour deux ans. Les membres se réunissent généralement deux fois par an. La SITA leur permet d’évoquer ensemble les problématiques inhérentes à la profession, qu’elles soient réglementaires, commerciales ou éventuellement disciplinaires. « Nous cherchons à uniformiser les règles qui régissent les ventes, et leur adaptation. Cela peut concerner les conditions de vente, les garanties, la manière de conduire les enchères, les standards des catalogues, les calendriers... » La SITA est en effet membre de l’International Cataloguing Standard Committee, une organisation créée en 1981 pour uniformiser les catalogues de ventes. Elle veille à l’application de ces standards par chacune des agences membres. La SITA peut aussi mener des actions de lobbying. Le dernier exemple en date concerne les règles de transport pour les juments pleines. L’hiver dernier, l’IATA (l’Association internationale du transport aérien) avait décidé de changer ces règles, en limitant à 220 jours, au lieu de 300 jours, la durée limite de gestation d’une jument pour qu’elle ait le droit d’être transportée en avion. Cette mesure mettait en péril tout le marché de l’élevage, et aurait fortement impacté les échanges entre les États-Unis et l’Europe, et vers le Japon, le Moyen-Orient, le Proche Orient... « Sur ce dossier qui nous préoccupait au plus haut point, la SITA, en collaboration avec l’I.T.B.F., a permis de faire la démonstration économique de l’impact d’une telle mesure, et le retour aux règles initiales », explique encore Éric Hoyeau.