Le haras de saint-vincent, ou le renouveau d’une grande terre d’élevage

Autres informations / 11.09.2014

Le haras de saint-vincent, ou le renouveau d’une grande terre d’élevage

Le Haras de Saint-Vincent a fait une entrée remarquée parmi les meilleurs vendeurs des sessions 2013 de l’agence Osarus. Avec un yearling vendu à 70.000 €, ce haras s’est fait un nom dans l’univers des ventes. A l’image de ses animateurs, Ludivine Charles et Thierry Dalla Longa, le Haras de Saint-Vincent est une jeune entreprise dynamique qui dispose de plusieurs cordes à son arc.

UN ENVIRONNEMENT PRIVILEGIE ET UNE TERRE QUI A FAIT SES PREUVES

Entre Pau et Lourdes se cache l’un des secrets les mieux gardés de l’élevage Français ; une terre d’élevage exceptionnelle. En 1910 Philippe Lestorte créait son élevage sur les terres de l’actuel haras de Saint-Vincent. Ici est né en 1940 le grand étalon arabe Dragon (Norniz), le grand-père des Chefs de Race Manganate et Kesberoy. C’est également ici que sont nés les Chef de Race Djerba Oua (fils de Dragon) et Thalian (petit fils de Dragon). En 2014, la plupart des pur sang arabes et anglo arabes performant en course à travers le Monde, sont donc issus des lignées développées à Saint-Vincent.

Au sujet de la découverte du lieu, Thierry Dalla Longa nous a confié : « Nous avons trouvé le haras un peu par hasard. Dès la première visite, ma compagne et moi-même sommes tombés amoureux des lieux. La terre est exceptionnelle et la vue sur les Pyrénées magique. Après la fin de l’élevage Lestorte, il n’y pas eu de chevaux pendant quinze ans sur les terres. Nous sommes donc partis sur des bases saines.» Il poursuit : « Les chevaux qui vivent au Haras de Saint-Vincent bénéficient d’un environnement très calme. Une de nos premières activités a d’ailleurs été de prendre des chevaux au repos. Avenir Certain, Stacelita, Alterité, Zack Hall, Kalahari Gold et Lastuce sont ainsi passés chez nous. L’étalonnage est également une activité importante du haras. Pour la saison 2014, trois étalons étaient proposés à la monte, soave, Amadeus Wolf et Loup breton. »

UN HARAS EN PLEIN DEVELOPPEMENT

Thierry Dalla Longa nous a expliqué « J’ai travaillé chez Renée-Laure Koch, au Haras du Maury, en tant que responsable d’élevage. J’ai ensuite été le premier garçon de Jacques Ortet pendant six ans. Ma compagne, Ludivine Charles, s’est installée au haras et, de mon coté, j’ai continué à travailler en tant que premier garçon. Le haras prenant son envol, j’ai ensuite décidé de m’y consacrer pleinement. Aujourd’hui nous disposons de 50 hectares et 75 boxes. » Concernant l’élevage il ajoute : « Nous avons une dizaine de poulinières dont une partie en association avec des éleveurs sans sol. Notre objectif est de produire de vrais chevaux de course et de soutenir les étalons stationnés au haras. Les poulains ne sont donc pas mis dans "du coton". Le climat de la région nous aide à travailler dans ce sens. »

LA CONFIANCE DES PROFESSIONNELS

Le haras de Saint-Vincent s’est distingué lors de la saison de vente 2013. Son animateur nous a confié : « Nous abordons notre deuxième année de vente. L’an dernier nous étions cinquième meilleur vendeur sur l’ensemble des sessions Osarus. Marmelia a été vendue 70.000 €. La jument a gagné dès sa deuxième sortie et elle reste sur une cinquième place dans le Prix des Jouvenceaux et des Jouvencelles

(L). Au Lion d’Angers nous avions fait le top price avec Gojici à 35.000 €. Cette confiance des acheteurs est très stimulante. Pour poursuivre notre évolution nous avons créé HSV Agency en parallèle du haras. Cette société regroupe les activités de courtage et de vente. »

Le haras de Saint-Vincent présente seize lots à la vente Osarus de septembre 2014. Thierry Dalla Longa nous a expliqué « Je pense que nous présentons des lots de qualité, tant sur le plan des modèles que des pedigrees. Ces sujets de qualité accompagnent logiquement la montée en gamme delavente.»