le saubouas : le préentraînement version luxe

Autres informations / 11.09.2014

le saubouas : le préentraînement version luxe

Changement de cap dans notre tour des haras du Sud-Ouest, qui nous amène aujourd’hui au haras du Saubouas, créé et dirigé par Paul Basquin, et situé à côté d’Eauze, dans le Gers. La structure s’est spécialisée dans le débourrage et le préentraînement, avec des services résolument haut de gamme.

Ingénieur agricole de formation, Paul Basquin a choisi de s’installer au haras du Saubouas, qui ne comptait en 2001 qu’un bâtiment pour vaches, pour des raisons terriennes : « J’ai vu le troupeau de Blondes d’Aquitaine qui occupait alors les lieux. Les bêtes étaient superbes, et je me suis dit que c’était un bon endroit pour les animaux en général, et les chevaux en particulier ! » La propriété est située sur une colline, et les travaux à réaliser sont importants, beaucoup de terrassement notamment. Peu à peu, la structure se développe, et de la première étable transformée en écurie fonctionnelle, elle se dote de plusieurs barns, pouvant accueillir chacun une vingtaine de chevaux. « Aujourd’hui, nous disposons de 90 boxes, explique Paul Basquin. Nous avons aussi plus de 75ha de prairies, et bien entendu, tout l’équipement nécessaire à notre activité principale, le débourrage préentraînement. »

UN CENTRE DE DEBOURRAGE-PREENTRAINEMENT CINQ ETOILES

Paul Basquin s’est donc spécialisé dans le débourrage et préentraînement des chevaux de course, qu’ils soient pur sang anglais ou pur sang arabe, devenant l’un des précurseurs de cette activité qui a pris beaucoup d’ampleur ces dernières années. Au Saubouas, on cherche l’excellence, et tout est pensé pour la sécurité des chevaux, avec des infrastructures et une équipe haut de gamme. « Nous travaillons avec de jeunes chevaux et il ne faut surtout pas les abîmer ! Ainsi, les deux marcheurs sont capitonnés, les chemins pour accéder aux pistes sécurisés, les lices choisies pour leur côté sécuritaire etc. Mon équipe est également très importante dans la réussite de l’entreprise : ce sont des gens que j’ai formés, qui sont ici depuis longtemps, et qui connaissent parfaitement leur travail. » Une vingtaine de personnes travaillent sur place. Les poulains sont répartis le matin dans quatre lots, et une équipe est spécialement dédiée au débourrage, qui s’effectue dans un rond sécurisé. Un maréchal-ferrant et un vétérinaire travaillent aussi de façon quasi permanente sur le site. « Les chevaux sont beaucoup manipulés, et brossés deux fois par jour. Ils ne sont pas isolés, se voient entre eux, travaillent sur les pistes qui jouxtent les paddocks, ce qui permet d’avoir des chevaux très bien dans leur tête. »

UNE CLIENTELE TRES INTERNATIONALE

Chaque barn est dédié à une catégorie de chevaux : d’un côté les pur sang arabes, de l’autre les yearlings arrivant des ventes, et enfin les 2ans destinés à l’obstacle. « J’ai la chance de travailler avec une clientèle internationale dans le pur sang arabe, et tous les poulains que vous voyez sont des frères ou sœurs de gagnants au meilleur niveau. Je reçois aussi beaucoup de yearlings achetés aux ventes par de grands professionnels. Concernant l’obstacle, je vise le top, en sélectionnant beaucoup sur le modèle et les origines. Pour cette catégorie, je suis souvent associé dans la propriété des chevaux et le but est de les valoriser en compétition. »

La piste est l’outil de travail incontournable pour tout préentraîneur, et au Saubouas, celle-ci rappelle les « gallops » de Newmarket. Le haras dispose en effet d’une ligne droite de 800m avec 8% de dénivelé, très peu profonde pour ne pas user les chevaux. Ils y travaillent doucement, et forcément dans le bon sens. Une autre piste ovale de 1.000m de circonférence complète l’outil de travail.