L’etat de new york renforce sa lutte contre la medication

Autres informations / 27.11.2014

L’etat de new york renforce sa lutte contre la medication

Le 24 novembre 2014, le New York States Gaming Commission a annoncé de nouvelles mesures concernant la restriction de la médication. Cette annonce est décrite comme la plus marquante depuis les dispositions anti-dopage prises en 1982. Cette approbation officielle de nouvelles règles par la Gaming Commission survient un an après que l’agence ait proposé de nouvelles précisions concernant les niveaux autorisés de médication. Pour la Gaming Commission, il s’agit « de protéger l’intégrité du système de pari mutuel dans l’État ainsi que de protéger l’intégrité des chevaux. ». Ces annonces sont en partie liées au scandale ayant touché les courses de l’État de New York, et particulièrement l’hippodrome et centre d’entraînement d’Aqueduct. Les nouvelles règles seront mises en place au 1er janvier 2015. Précisons que ces règles ne concernent pour le moment que les courses de galop, un projet de régulation de médication dans l’État de New York étant encore à l’étude concernant les courses de trot.

QUELS MEDICAMENTS SONT CONCERNES ?

Les nouveaux seuils de médication définis renforcent ceux qui existent depuis 1982. Il a été défini à l’époque des règles interdisant la présence, à partir d’un certain taux dans l’organisme, d’une liste de substances pour un délai donné avant la course ou le jour de course.

Il ne s’agit donc pas ici de limiter l’utilisation de la médication donnée spécifiquement pour une course (raceday medication), le jour J, comme le Lasix. Il s’agit surtout de contrôler l’administration de médication à l’entraînement et les seuils résiduels autorisés ou étant interdits le jour de la course.

Les nouvelles règles définissent de nouveaux taux autorisés, le jour de course, pour des substances comme l’acépromazine (un tranquillisant, pas plus de 10ng/ml dans l’urine), le bétaméthasone (un glucocorticoïde, pas plus de 10pg/ml dans le plasma), et le clenbutérol (bronchodilatateur, 140 pg/ml dans l’urine et interdit à n’importe quel niveau dans le plasma).

De nouvelles règles sont aussi établies en ce qui concerne l’utilisation des corticostéroïdes. Aucun cheval ne pourra courir pendant au minimum sept jours après l’injection de corticostéroïdes par infiltration/injection dans les articulations. DE plus, trois types de corticostéroïdes ne pourront être utilisés que dans le cadre des infiltrations : bétamétasone (cf. ci-dessus) et toutes les formulations avec du méthylprednisolone ou du triamcinolone.

Enfin, une règle particulière a été établie en ce qui concerne l’acétate de méthylprednisolone, en raison de ses vertus thérapeutiques soulignées par certains vétérinaires. Plutôt que d’interdire cette médication, il a été décidé qu’un cheval ayant reçu cette substance ne serait autorisé à courir par les autorités que lorsque ses tests seraient revenus négatifs. Le but est de décourager au maximum l’utilisation de cette substance, pour que seuls les chevaux en ayant réellement besoin s’en voient administrer. Ce médicament peut laisser des traces dans l’organisme trois mois après injection.

Le New York Gaming Commission a par ailleurs appelé les autorités hippiques des autres États américains à adopter des règles de médication similaire. L’un des gros problèmes aux États-Unis reste en effet la diversité des règles de médication, très variées d’un État à l’autre, et parfois prises comme excuse par certains entraîneurs ne les respectant pas.

La liste des nouvelles règles est disponible ici :

http://pdfs.thoroughbreddailynews.com/generic_upload/pdf/NYSGC

1124.pdf

LES AUTORITES HIPPIQUES APPLAUDISSENT

Les annonces de la New York Gaming Commission ont été accueillies avec enthousiasme par la New York Racing Association (Nyra).

Président et directeur du la Nyra, Christopher K. Kay a applaudi la décision de la Gaming Commission : « Ces nouvelles règles sont établies dans l’intérêt, la santé et le bien-être des chevaux, la sécurité des concurrents et la promotion de l’intégrité dans les courses hippiques. L’adoption de ces nouvelles règles par la Gaming Commission est un nouveau pas pour tous ceux qui travaillent sur la régulation dans les courses dans de nombreux autres États, et pour encourager les participants à adopter des règles uniformes et efficaces concernant la médication dans l’ensemble du pays. »

Le Docteur Scott Palmer, directeur des vétérinaires équins de New York, a lui aussi accueilli avec bonheur la nouvelle, estimant que les nouveaux seuils de médication faisaient désormais de New York l’un des États américains leaders concernant la réforme de la médication.