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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Entraîneurs, ne vous trompez pas de conquête !

Autres informations / 19.12.2014

Entraîneurs, ne vous trompez pas de conquête !

« Les entraîneurs-propriétaires ne sont pas compatibles avec le collège des propriétaires. Devenir entraîneur est un métier à part entière. Ne mélangeons pas le loisir à la gestion d'une entreprise. La première initiative, et sûrement la plus importante à mener pour un jeune entraîneur, est de se constituer un solide piquet de propriétaires acquis à sa confiance. Puis d'entretenir une vraie relation commerciale, avec un indispensable respect et l’entretien d’une flamme qui doit justifier l’investissement du propriétaire. Gérer une entreprise ne s'improvise pas. Cela nécessite de la rigueur, un sens du contact et des affaires. Aucune entreprise n'est viable sans clients, et ce dans n'importe quel domaine.

Ces entraîneurs-propriétaires sont arrivés au sein du Comité de France Galop par une faille du code électoral qu'il vaut mieux refermer. Les entraîneurs ont déjà leurs sièges réservés au Comité, ne l’oublions pas. Aucun des représentants de ces groupes ne peut prétendre représenter à la fois les propriétaires et les entraîneurs.

La plupart possèdent en nom propre 80 % de leur effectif. Sachant tous que le taux de recouvrement des frais d'entraînement est d'environ de 50 %, comment peuvent-ils assurer la pérennité de leur entreprise ?

Ils ont fait un choix difficile que nous respectons, mais il est clair qu’économiquement, avec peu de clients, leur situation reste inévitablement précaire. Les décisions de France Galop et de l’autorité de tutelle, ainsi que toutes les modifications de programme, n'y feront rien et il n’est pas raisonnable de laisser croire que ces gens-là font la recette, ce serait une erreur totale. C'est un ensemble d'acteurs qui fait la recette. N'oublions pas que tout commence par l'élevage, avec tous les paliers obligatoires qui mènent jusqu’à la compétition. Au total, près de 80.000 personnes sont impliquées. Les courses continueront d'exister et s'adapteront à la conjoncture économique.

En outre, la comparaison avec un propriétaire de base ne tient pas. Les propriétaires que nous côtoyons régulière- ment sont pour la plupart des cadres supérieurs ou des chefs d'entreprises. Pour satisfaire à leur loisir, ils ont réussi, grâce à leurs activités, à mettre un peu d'argent de côté, qu'ils peuvent perdre tout en rêvant. À l'heure où nous cherchons de nouveaux propriétaires, il n'est pas possible de les priver, au Comité de France Galop, de sièges indispensables à la bonne marche de nos institutions.

Messieurs les entraîneurs-propriétaires : partez à la conquête d'une vrai clientèle de propriétaires, votre situation s’améliorera et l'institution aussi. »

HERVE CHAMARTY

Vice-président du Syndicat des propriétaires