Télécharger l'édition du jour
Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Il preside le syndicat des proprietaires du sud-est : serge tardy : « nous sommes contre le blocage... mais, pour cela, nous attendons plus d’écoute et d’avancées »

Autres informations / 08.12.2014

Il preside le syndicat des proprietaires du sud-est : serge tardy : « nous sommes contre le blocage... mais, pour cela, nous attendons plus d’écoute et d’avancées »

Jour de Galop. – Suite à vos déclarations sur Equidia, nous avions eu l’impression que vous souhaitiez rallier le mouvement du 12 décembre. Qu’en est-il ? Serge Tardy. – Dans mon intervention, j’ai bien pris le soin de préciser qu’il y avait des points de rencontre sur un certain nombre de doléances émises par notre propre groupe et par les groupes qui appellent à manifester le 12 décembre. Nous pouvons comprendre une attitude qui a des points communs avec la nôtre. Mais attention ! Les mots doivent être utilisés de manière très précise dans des situations aussi tendues que celle que nous vivons. Il faut se garder des raccourcis trompeurs. Une fois de plus, je comprends une intervention qui a pour but de faire prendre conscience de la gravité des sujets qui sont posés.

QUE VOULEZ-VOUS DIRE ?

Qu’il n’y a en l’occurrence, ni suiveurs ni leaders. Qu’il y a des combats parallèles qui parfois se rejoignent. Que la révolte n’a pas vocation à devenir systématiquement la révolution, mais... Quand nous avons décidé de retarder une course de quelques minutes à Marseille vendredi, nous avons tenu à ne pas aller jusqu’à l’annulation – ni de la réunion ni même d’une course seulement. Car nous considérons que le maintien du chiffre d’affaires est primordial pour tout le monde : pour l’Institution dans son ensemble et pour les propriétaires en particulier, qui connaissent actuellement une situation économique difficile.

GREVE OU PAS GREVE, C’EST LA LIGNE DE FRACTURE ?

Le blocage complet d’une réunion traduirait une défaite pour l’ensemble de l’Institution. Ce serait d’une part regrettable, et d’autre part la marque d’une incapacité des dirigeants à adopter ensemble une attitude adaptée au contexte – à la fois du côté des instances de France Galop et du côté des syndicats concernés. Il y a encore selon nous, et nous encourageons à cela, la place pour l’écoute, le dialogue et pour la prise de résolutions efficaces.

VOTRE INTERVENTION DU 5 DECEMBRE A MARSEILLE EST DONC SANS LIEN AVEC CELLE DU 12 A DEAUVILLE ?

Dans le Sud-Est, nous sommes les promoteurs de nos propres idées. L’initiative que nous avons prise concerne d’abord un problème sur lequel nous voulons avancer : les handicaps. Le cœur de notre intervention reste cette question. Mais je le répète : nous attendons de la part des dirigeants de France Galop une réaction à la hauteur de l’ensemble des problèmes qui sont posés au niveau régional comme national. La balle est désormais dans leur camp.