La situation économique des entraîneurs : pourquoi des chiffres si différents ?

Autres informations / 06.12.2014

La situation économique des entraîneurs : pourquoi des chiffres si différents ?

Objectivement, ni Philippe Jeanneret (Conseil économique et social de France Galop) ni l’Association des entraîneurs ne sont là pour polémiquer. Ni ne souhaitent polémiquer. Mais comme leurs chiffres sont assez différents, nous les avons tous les deux interrogés pour essayer de comprendre. Voici donc les chiffres du Conseil économique et social commentés par Philippe Jeanneret. Nous attendons le complément d’explication de l’Association des entraîneurs sur son mode de calcul du coût d’un cheval à l’entraînement pour le début de la semaine prochaine.

CE QUE DIT L’OBSERVATOIRE ECONOMIQUE DES ENTRAINEURS DE GALOP

Sur la base des chiffres, Philippe Jeanneret dresse cinq constats et tire une conclusion.

• Constat 1 : l’année 2012 apparaît comme une année de croissance et de rentabilité, tant en terme de CA que de résultat. Alors que l’année 2013 amorce la baisse du CA (– 3,5%) et de la rentabilité (– 20%) avec un taux d’endettement qui repart à la hausse. La structure financière se fragilise avec la baisse des capitaux propres et l’augmentation des dettes fournisseurs.

• Constat 2 : le CA se décompose en pension pour 62 %, en pourcentage entraîneur pour 11 % et en gains pour les chevaux en propre de 29 %.

• Constat 3 : les charges sont globalement maîtrisées, même si la main-d’œuvre représente toujours en moyenne 41 % du prix de revient (45 % pour le quartile supérieur).

• Constat 4 : le CA par employé reste stable avec un montant de 73.000 €. La moyenne est de 8 salariés par structure (20 salariés pour le quartile supérieur).

• Constat 5 : le coût journalier par cheval continue sa lente progression : en moyenne, on passe de 40,70 € à 41,33 € (et, pour le quartile supérieur, on passe de 62,23 € à 64,06 €).

Conclusion : ces données mettent en évidence pour les entraîneurs une plus grande efficacité dans la maîtrise des charges, mais aussi de l’inquiétude quant à l’avenir, du fait de la fragilité financière croissante des exploitations.