L’association des entraîneurs de galop précise ses chiffres

Autres informations / 08.12.2014

L’association des entraîneurs de galop précise ses chiffres

« Suite à votre article "La situation économique des entraîneurs, pourquoi des chiffres si différents ?", vous demandez à l’Association des entraîneurs un complément d’explication sur son mode de calcul du coût journalier d’un cheval à l’entraînement.

La réponse se situe dans l’article que nous avons publié en août 2012 dans JDG, par lequel nous avions montré que le ratio moyen nombre de chevaux/cavalier d’entraînement était en France de 3,8. Mais il atteignait 2,67 à Chantilly/Maisons-Laffitte, contre 4,61 en régions. À Chantilly/Maisons-Laffitte, 3.012 chevaux étaient déclarés pour 1.093 salariés ; en régions, 6.218 chevaux étaient déclarés pour 1.350 salariés.

Pour avoir la même approche, partons des chiffres de l’étude de l’Observatoire économique de 2011. Pour 35 chevaux déclarés à l’effectif de l’entraîneur, 6 cavaliers d’entraînement, ce qui donne comme masse salariale dans le prix de revient/jour/cheval de 15,08 euros. Or, suivant nos données, pour 35 chevaux, la moyenne se situe à 9 cavaliers d’entraînement, ce qui donne une masse salariale de 22,61 euros, soit 7,61 euros de plus. Le prix de revient n’est plus de 39,51 euros, mais de 47,12 euros/jour.

Pour le quartile ayant le prix de revient le plus élevé, la masse salariale de l’Observatoire économique est de 27,89 euros, la nôtre est de 41,83 euros soit 13,94 euros de plus. Le prix de revient passe de 60,79 euros à 73,88 euros. Comme nous l’avions signalé dans notre dernier article :

« Le coût journalier d’un galopeur à l’entraînement se calcule en considérant de multiples paramètres. Les différences et paliers sont plus liés à la situation qu’à la taille de l’entre- prise :

- lieu d’entraînement, nombre de chevaux par employé dans l’entreprise,

- pratique en terme de salaires, prime d’ancienneté, dimanches et jours fériés travaillés, heures supplémentaires, déplacement du personnel aux courses, journées de récupérations obligatoires, congés payés. »

Notre intention, comme vous l’avez signalé, n’est pas de polémiquer, mais de démontrer que parfois, les chiffres comptables ne montrent pas la réalité du terrain, le but de l’entraînement étant d’amener au mieux de sa forme le cheval, et pour y arriver, il faut s’en donner les moyens. »