Une première pour le racing club bruno bard

Autres informations / 22.12.2014

Une première pour le racing club bruno bard

À deux jours de Noël, Deauville va vivre un événement particulier. L’hippodrome de la Touques sera en effet le théâtre du premier partant du Racing Club Bruno Bard. Il s’agit de Lilalco (Falco), un pensionnaire de Yohann Gourraud, qui sera au départ du Prix de Cheffreteau ce lundi. Ce Racing Club s’est construit en souvenir d’un jeune propriétaire, Bruno Bard, disparu prématurément. Soixante-douze amis ou membres de sa famille se sont réunis pour perpétrer la passion de ce dernier en intégrant ce Racing Club. Une belle histoire racontée par Hortense Ozmu, qui participe à cette aventure.

« Nous avons perdu un ami. Avant même que la grande famille des courses n’ait l’occasion de le connaître. En effet, Bruno Bard, agréé depuis peu, venait d’acquérir son premier cheval de course, réclamé à Deauville en août dernier pour son compte par Yohann Gourraud.

Personne donc ne remarquera son absence au rond de présentation, aucun entraîneur ne parlera au micro d’Equidia pour vanter ses qualités de propriétaire et d’homme de cheval, aucun jockey ne portera de brassard noir en signe de deuil, aucun communiqué de condoléances ne paraîtra dans la presse spécialisée, aucune cour d’écurie ne portera son nom en sa mémoire...

Il ne manquera à personne, sauf à nous : sa famille, ses amis.

C’est pourquoi, nous nous sommes tous associés pour continuer à voir courir son cheval Lilalco (Falco et Lila Sheba par Linamix). Pour ce faire, Frank Walter (Meridian Racing Club) s’est chargé de monter la structure la plus adéquate : l’écurie de groupe Racing Club Bruno Bard.

Et la tâche ne fut pas aisée ! Mis à part le montage financier, administratif et juridique, il a fallu récupérer les couleurs, obtenir l’autorisation d’utiliser son nom, et compter sur l’infinie patience de son entraîneur, Yohann Gourraud, associé à 20 % sur le cheval.

Être propriétaire à plusieurs, c’est certes partager les risques et les bénéfices, mais c’est également profiter d’un incroyable réseau. Aussi, Géraldine Rischoffer (Pegase Insurance) et Delphine Garcia-Dubois (courtier en assurances qui travaille en collaboration avec Gras Savoye) se sont spontanément proposées pour assurer le cheval ou encore JD Crea pour réaliser le logo de l’écurie, à des conditions tarifaires plus que satisfaisantes. Par ail- leurs, maître Blanche de Granvilliers a accepté de domicilier la Sas RCBB dans son cabinet, le site Cheval Legal assure le juridique, l’expert-comptable Cédrick Meier du Groupe Cecca gère la comptabilité et Equi-Community assure la communication ainsi que le community managment, tous gracieusement !

Ces précieux partenariats nous ont ainsi permis de limiter au maximum le prix de chaque part. En effet, sur les 52 actionnaires (sans compter les conjoints), seulement une dizaine sont passionnés de chevaux et ceux qui avaient déjà leurs couleurs au galop se comptent sur les doigts d’une main ! Aussi, pour la plupart, l’effort financier pour lequel ils se sont engagés jusqu’en décembre 2016 n’a qu’une valeur symbolique : entretenir la mémoire vivante de notre ami à travers son cheval !

Décidément, cette écurie est placée sous le signe du symbole. En effet, avec l’accord des héritiers et la coopération de France Galop, nous avons obtenu l’autorisation exceptionnelle

de récupérer les couleurs initialement choisies avec soin par notre ami. Cette casaque noire avec un disque blanc, les manches et la toque au motif damier noir et blanc est un clin d’œil à son autre passion : le sport automobile, qu’il pratiquait avec sa voiture "Radical" en tant que gentleman driver, à ni- veau quasi professionnel. Cela nous tenait donc très à cœur de les conserver. C’est chose faite !

Ce lundi 22 décembre 2014, Lilalco est engagé dans le Prix de Cheffreteau à Deauville, où il affrontera notamment d’autres pensionnaires de son écurie.

Nous espérons qu’il fera honneur à son ancien propriétaire, même si l’objectif premier est de se réunir avant tout pour célébrer la mémoire de notre ami Bruno, celui qui appelait son cheval, son "fils". »