2015, année politique

Autres informations / 09.01.2015

2015, année politique

2015, ANNÉE POLITIQUE

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Nous poursuivons notre revue prospective de 2015 avec l'Institution. Sur le plan politique, l'année s'annonce particulièrement chargée : chacun sait en effet qu'à l'issue d'un long processus électoral lancé en septembre par la cooptation de nouveaux membres associés, France Galop choisira son président pour quatre ans en décembre.

Si l'on s'intéresse à la politique pure, en tant que combat de mouvements et d'hommes et en faisant donc volontairement abstraction des idées, la question finale est celle du président qui sera élu en décembre. Mais pour y répondre, il faut d'abord trouver une réponse à plusieurs questions. D'autant que seul Bertrand Bélinguier sait s'il souhaite se représenter ou non (a-t-il seulement pris sa décision à cette heure ?) et, en tout état de cause, une fois qu'il aura fait son choix, il ne le révélera probablement que le plus tard possible, pour ne pas lancer trop tôt France Galop dans le jeu électoral, ce qui focaliserait toutes les attentions sur la politique au détriment de son action comme président.

Par Mayeul Caire

 

2015, ANNÉE POLITIQUE

La question principale est de savoir comment se compose le paysage politique du galop français en janvier 2015 et comment il peut évoluer dans les mois qui viennent. Cela revient, d'abord, à se demander où en sont les trois grandes formations politiques institutionnelles (je ne compte pas l'Association des jockeys, qui est toujours seule dans sa catégorie)...

 

 

SYNDICAT DES ÉLEVEURS : APRÉS LE DÉPART DES GRANDS ÉLEVEURS

Commençons avec le Syndicat des éleveurs, qui a un peu souffert au cours des trois années qui viennent de s'écouler. Quand je dis "souffert", je ne parle pas de son résultat lors des élections de l'automne 2011. En effet, malgré la concurrence nouvelle de l'Association des entraîneurs-propriétaires, le Syndicat des éleveurs a limité la casse en ne faisant "que" 7,65 % de moins dans les urnes (7,65 % quand même...) mais surtout en conservant ses cinq sièges. En

effet, au sein du collège éleveurs, malgré l'évolution des scores des uns et des autres, seul un siège a changé de mains : il s'agit de celui laissé vacant par Patrick Fellous (qui ne se représentait pas chez les éleveurs) ; il a été gagné par la liste des Entraîneurs-propriétaires.

Même en passant sous la barre des 50 %, le Syndicat des éleveurs a montré qu'il était toujours la plus grande force politique nationale en France, notamment grâce à un ancrage puissant sur tout le territoire et à un éventail de services (sanitaire, juridique, fiscal, etc.) très appréciés de ses membres.

C'est en réalité dans l'année qui a suivi l'élection de 2011 que le Syndicat a souffert : des membres pesant lourd financièrement, économiquement et moralement ont quitté le Syndicat pour protester contre les nouvelles règles régissant les primes éleveurs (baisse pour les assimilés "FR") en juin 2012. S'ils sont partis, c'est parce qu'ils ont jugé qu'au Conseil d'administration de France Galop, le Syndicat avait défendu une position contraire aux intérêts de ses membres.

Dans une interview à JDG, Georges Rimaud, manager des Aga Khan Studs, avait dit : " Pourquoi sommes-nous au Syndicat des éleveurs aujourd'hui, si ce que nous disons n'est jamais considéré ? (...) Nous avons démissionné parce que nous ne nous sentons plus représentés dans les actions du Syndicat, puisque la décision qui a été votée lundi au Conseil d'administration de France Galop a été votée (...) par les représentants du Syndicat des éleveurs qui assistaient au conseil d'administration. "

La conséquence de ce schisme, c'est qu'un certain nombre de "personnes qui comptent" dans notre filière sont aujourd'hui sans affiliation sans parti politique ni leader pour les représenter. Resteront-ils en dehors du jeu ou descendront-ils dans l'arène en présentant une liste dans le Collège éleveurs ? C'est un vrai point d'interrogation et une vraie zone de risque pour le Syndicat des éleveurs. Il n'est pas impossible d'imaginer qu'un mouvement comme Génération Galop puisse inspirer une liste électorale chez les éleveurs. Ce serait après tout une continuation logique du mouvement initié au moment de cette affaire des primes aux assimilés.

Sur le même thème, il est plus que probable que l'Association des entraîneurs-propriétaires va s'adapter au nouveau code électoral pour présenter une liste affiliée dans le Collège éleveurs (en présentant des candidats non titulaires d'une licence professionnelle).

Ajoutons enfin que le président des éleveurs, Loïc Malivet, a été choisi comme vice-président par Bertrand Bélinguier. Le sort du Syndicat dépend donc en partie du jugement qui sera porté sur l'action de Bertrand Bélinguier et de France Galop. Si Bertrand Bélinguier et France Galop mettent à profit 2015 pour démontrer que leur bilan est positif, Loïc Malivet et le Syndicat des éleveurs en tireront profit dans les urnes à l'automne 2015. Si ce n'est pas le cas, le Syndicat des éleveurs pourrait voir son pourcentage encore baisser.

Mais ne négligeons pas deux faits. Premièrement, comme je l'ai déjà dit plus haut, le Syndicat des éleveurs a une base très solide dans toutes les régions, qui lui garantissent un score minimum assez élevé aux élections. Deuxièmement, l'histoire de Loïc Malivet est celle de succès à répétitions, alors qu'à chaque fois, il n'était pas favori ou ne semblait pas afficher d'ambition particulière : c'est particulièrement vrai à la présidence du Syndicat des éleveurs, au Conseil d'administration de France Galop et à la vice-présidence de France Galop. Plus personne ne peut le considérer comme un outsider même dans la course à la présidence de France Galop s'il se décide un jour à la briguer. D'autant qu'il a des sympathisants hors de son parti : dans d'autres formations politiques et chez certains cooptés.

 

SYNDICAT DES PROPRIÉTAIRES : NATIONAL OU RÉGIONAL ?

De son côté, le Syndicat des propriétaires a évité de peu le schisme des "assimilés FR". Patrick Fellous a réussi à convaincre plusieurs "gros" de rester, alors qu'ils voulaient quitter toutes les associations professionnelles dont ils étaient membres. De ce point de vue, il a donc moins souffert que le Syndicat des éleveurs.

Mais le Syndicat des propriétaires a ses propres problèmes et ils sont principalement liés au fait que le Syndicat national est l'émanation de plusieurs associations régionales. Si toutes les associations régionales sont sur la même longueur d'ondes, la vie du Syndicat national est un long fleuve tranquille. À l'inverse, si des dissonances apparaissent, tout est plus compliqué sur le plan national.

Et c'est précisément le cas depuis que le Syndicat national a changé de président : en octobre 2013, le combat a été terrible entre Philippe Bouchara, qui luttait pour conserver sa présidence, et Patrick Fellous, qui voulait la lui ravir. On sait cf. les primaires/élections internes au Parti socialiste ou à l'UMP, par exemple à quel point ces luttes fratricides ouvrent des plaies très difficiles à refermer.

Ainsi, les anciens partisans de Philippe Bouchara contestent régulièrement et publiquement la ligne Patrick Fellous, ou du  moins  signent  des  textes dans la presse et mènent des actions qui s'inscrivent dans une ligne différente de celle prônée par le président des propriétaires. Cette opposition est la queue de comète de l'élection qu'ils ont "perdue", mais c'est aussi une opposition de fond, car Patrick Fellous n'est pas Philippe Bouchara : son positionnement politique est moins traditionnel et plus clivant. Il essaie une stratégie qui se défend d'adopter ce que l'on pourrait qualifier de "troisième voie", ni pro-France Galop (avec le Syndicat des éleveurs) ni anti-France Galop (avec les Entraîneurs en colère). Mais en interne, ce n'est pas un discours qui passe aussi bien dans toutes les régions. Il a ses partisans et ses opposants à l'intérieur.

Sur un strict plan comptable, la dernière élection n'avait pas été bonne pour le Syndicat des propriétaires. C'était même une vraie défaite, avec 20 % de moins et un siège perdu : 20 % et un siège confisqués par l'Association des entraîneurs-propriétaires. On peut penser que cela a coûté à Philippe Bouchara la vice-présidence de France Galop.

Une des deux vice-présidences est traditionnellement dévolue à un coopté et l'autre à un élu : Loïc Malivet, ayant moins échoué dans les urnes que Philippe Bouchara, a donc logiquement été choisi pour représenter le camp socioprofessionnel.

Et encore, on peut dire que le Syndicat des propriétaires a évité le pire puisque l'Association des entraîneurs-propriétaires ne l'a déshabillé que d'un fauteuil. En effet, le second maroquin gagné par la liste de Frédéric Danloux a été pris à Corine Barande-Barbe (laquelle a disparu de ce fait du Comité malgré un score proche de celui qu'elle avait réalisé en 2007).

En 2015, le résultat du Syndicat des propriétaires pourrait être meilleur, car Patrick Fellous est un homme de campagne électorale, doté d'une volonté inébranlable et d'un activisme de tous les instants. En 2007, sans troupes et inconnu du plus grand nombre, il avait réussi l'exploit d'entrer au Comité dans le Collège éleveurs, face à Goliath (le Syndicat des éleveurs) ; en 2012, il fallait un certain talent politique pour convaincre les grands électeurs du Syndicat des propriétaires de lui confier les clés ; alors pourquoi pas un nouveau succès en 2015 ? Finalement, il est amusant de constater que Loïc Malivet et Patrick Fellous partagent cet art de gagner là où on ne les attend pas !

 

L'ASSOCIATION DES ENTRAÎNEURS à LA RECHERCHE D'UN SECOND SOUFFLE

L'Association des entraîneurs a été en première ligne lors de l'offensive des Entraîneurs-propriétaires. Le verdict des urnes a été sans appel : elle a perdu sa place de leader et 23 % d'électeurs... pendant que les Entraîneurs-propriétaires en gagnaient 23 % ! C'est, peu ou prou, le même tarif que chez les propriétaires.

En termes de sièges, l'Association des entraîneurs n'en a lâché qu'un qui d'ailleurs ne lui a pas été chipé par les Entraîneurs-propriétaires, mais par François Rohaut.

Trois listes, trois sièges au Comité ! Cet éparpillement a constitué un écho à la perte de certains adhérents au cours des dernières années pour l'Association des entraîneurs. Des observateurs évoquent, pour l'expliquer, des questions de personnes. Je n'y crois pas plus que cela. Pour moi, la difficulté de l'Association des entraîneurs tient dans cette inconciliable équation : mener de front un objectif syndical – défense d'intérêts catégoriels – et une présence institutionnelle forte étant étroitement associée, en tant qu'association la plus représentative de sa profession, à France Galop. Le grand écart est un exercice douloureux... et il ne paie jamais en politique.

Toutefois, de ce point de vue, le fait que l'Association des entraîneurs n'ait pas siégé au Conseil d'administration pendant la mandature Bélinguier peut l'aider à retrouver un meilleur score dans les urnes en 2015, au sens où elle s'est de facto détachée un peu du pouvoir, ce qui empêchera certains de lui faire leur traditionnel procès en sorcellerie. Quand je parle de procès, je pense notamment à l'Association des entraîneurs-propriétaires, qui s'est créée en partie sur l'opposition avec l'Association des entraîneurs. Or les Entraîneurs-propriétaires ont occupé pendant la majeure partie de la mandature actuelle le seul siège dévolu aux entraîneurs : le procès en sorcellerie, du moins sur la période où Frédéric Danloux siégeait au Conseil d'administration de France Galop, c'est elle qui devra y répondre (et elle en a conscience, puisque Frédéric Danloux dit aujourd'hui qu'il a trop peu souvent eu voix au chapitre au sein de l'Assemblée décisionnaire du galop français). Pour clore le chapitre sur les entraîneurs, un mot sur la liste des Entraîneurs de France animée par François Rohaut. En 2011, elle avait gagné un siège (pris à l'Association des entraîneurs). Et l'entraîneur palois a fini par siéger au Conseil d'administration après la démission de Frédéric Danloux, ce qui suscita un débat puisqu'il n'était arrivé qu'en troisième position dans son collège.

Je ferai à son sujet la même remarque qu'au sujet de Loïc Malivet : le fait d'avoir été aussi étroitement lié à la gestion actuelle va jouer positivement ou négativement pour François Rohaut s'il décide de se représenter en fonction de la manière dont les électeurs vont juger la mandature Bélinguier dans sa globalité.

 

LES CARTES SERONT-ELLES BROUILLÉES PAR LE MOUVEMENT DU 12/12 ?

Comme en 2011, l'Association des entraîneurs-propriétaires peut jouer les arbitres. Rappelons qu'elle avait, à l'époque, choisi de soutenir Bertrand Bélinguier, contribuant à son élection, avant de se fâcher avec lui en juillet 2013 sur la question du plafonnement du remboursement des frais de transport. Ce fut l'affaire dite "des non partants de Dax", le 4 juillet 2013, se terminant avec la condamnation   des   coupables à une amende de 1.500 euros par cheval le 15 juillet.

Depuis, elle a clairement basculé dans l'opposition : anecdotiquement, son représentant au Conseil d'administration, Frédéric Danloux, a été acculé à la démission du fait de difficultés professionnelles (et non pas politiques), mais surtout l'Association s'est rangée dans les rangs des manifestants à Maisons-Laffitte... et elle a organisé une journée d'action le 12 décembre dernier. Elle n'en restera pas là en 2015, et compte sans doute présenter des candidats dans tous les collèges, en choisissant un autre nom de mouvement politique et des personnes n'ayant pas de licence professionnelle. ?

Mais ce qui est encore plus intéressant, à son sujet, ce sont les alliances possibles que l'on a vu apparaître depuis quelques mois. L'Association des entraîneurs-propriétaires a jeté des ponts vers d'autres associations : Actionnaires du galop (Corine Barande-Barbe) et surtout Groupe Île-de-France (entraîneurs soucieux que la région parisienne et en particulier Chantilly reste une priorité pour France Galop, et inquiets de constater le poids croissant réel ou fantasmé des entraîneurs du Sud-Ouest).

La particularité du Groupe Île-de-France, c'est qu'il est apolitique, et peut par exemple se permettre de réunir des membres de l'Association des entraîneurs-propriétaires et de l'Association des entraîneurs. En ce sens, il ressemble plus à un think tank ou plutôt à un lobby qu'à un parti politique. Il donne l'occasion d'échanges informels mais efficaces entre des personnes d'opinions et de cultures différentes, unies par un intérêt commun. Son influence intellectuelle n'a d'ailleurs pas été nulle, ces derniers temps, sur le Syndicat des propriétaires d'Île-de-France, notamment.

 

LE PAYSAGE VA-T-IL SE RECOMPOSER, ET CASSER LES ALLIANCES TRADITIONNELLES ?

On voit donc que 2015 pourrait être synonyme d'une légère recomposition du paysage politique du galop français (encore une fois, je ne parle pas ici des idées, même si elles ont également de l'importance dans cette recomposition).

Les grands syndicats institutionnels ont-ils vocation à s'allier entre eux, si tant est que cela ait du sens ? Ou bien iront-ils signer des pactes loin de leurs bases traditionnelles ? Le Syndicat des éleveurs est un peu esseulé, surtout avec une Association des AQPS qui est désormais plus liée aux P.P. (Paris-Province pour le galop français, d'Hubert Tassin et Jean d'Indy). Et ses relations avec le Syndicat des propriétaires sont moins bonnes que dans le passé, du moins au niveau national.

Mais le Syndicat des éleveurs a-t-il besoin d'alliés ? Ce n'est pas si sûr car, finalement, de tous les grands partis institutionnels, c'est lui qui a subi la moins forte érosion au cours des dernières années. Évidemment, il ne faudra pas qu'il sous-estime le risque potentiel constitué par les grands éleveurs qui l'ont quitté. On notera, toujours au sujet de la recomposition possible, que le Syndicat des éleveurs a publié un communiqué commun avec les P.P., les AQPS et les "Anglos" contre le risque de grève du 12/12. Mais on ne peut parler à ce sujet de nouvelle alliance ; plutôt de l’union temporaire d’associations voulant défendre la mandature actuelle, car elles s’y sont associées depuis 2011 : amusez-vous à compter les effectifs "P.P. + AQPS + Syndicat des éleveurs" au Conseil d'administration de France Galop... sauf erreur, ils représentent 50 % du total (6 sièges sur 12).

De son côté, que va faire le Syndicat des propriétaires ? Rester uni ? Chaque sujet débouche sur des prises de position différentes de la part de ses présidents régionaux. On l'a bien vu autour de la journée du 12/12, avec Serge Tardi, Hervé Chamarty et Patrick Fellous notamment.

Et qu'il reste uni ou non, sera-t-il tenté de lancer de nouvelles alliances, puisque son partenariat traditionnel avec le Syndicat des éleveurs résiste en régions (où l'imbrication est totale entre propriétaires et éleveurs) mais souffre au niveau national ?

Chez les entraîneurs, la fracture est évidemment historique entre l'Association des entraîneurs et l'Association des entraîneurs-propriétaires. Mais, on l'a vu, d'une part des passerelles existent et certains discours vont en se rapprochant sur des sujets ponctuels ; d'autre part, en 2015, la toujours délicate proximité avec le pouvoir en place fera moins souffrir l'Association des entraîneurs que l'Association des entraîneurs-propriétaires, puisque seule la seconde a siégé au Conseil d'administration de France Galop au cours des trois dernières années.

 

ET SI C'ÉTAIENT EUX... MAIS QUI ?

Enfin, chaque année électorale apporte son lot de nouveaux visages. Éphémères francs-tireurs ou acteurs s'inscrivant dans la durée ? C'est leur résultat dans les urnes qui en décide !

En 2011, les nouveaux venus s'appelaient Association des entraîneurs-propriétaires chez les propriétaires et les éleveurs (l'association avait présenté une liste dès 2007 chez les entraîneurs), François Rohaut chez les entraîneurs, Marcel Chaouat chez les propriétaires et JeanPierre Quinson chez les éleveurs. Seuls les deux premiers cités ont pris racine, en remportant au moins un siège. Les deux autres ont pour l'instant quitté le circuit. Enfin pas tout à fait concernant Marcel Chaouat, qui a été candidat (malheureux) à la présidence du Syndicat des propriétaires d'Îlede-France récemment.

En 2015, qui seront les nouveaux ? On prête à certaines personnes l'ambition de créer un mouvement politique totalement nouveau, qui serait constitué pour moitié de visages issus de la mouvance Génération Galop et de ses sympathisants, et pour l'autre moitié de têtes inédites, répondant au profil "passionnés de courses ayant réussi dans leur vie professionnelle et souhaitant s'investir dans le bénévolat" (à l'image de Jean-Luc Lagardère en son temps). Si cette nouvelle force politique voit le jour, et si elle est capable de se présenter à la fois chez les éleveurs et chez les propriétaires, tout en ayant des liens forts avec un nombre suffisant de cooptés, la victoire l'attend.