Bilan 2014 dans les regions de france : le touquet xavier bollart : « pour nous, c’est une grande satisfaction que d’avoir le g.t.i. »

Autres informations / 09.01.2015

Bilan 2014 dans les regions de france : le touquet xavier bollart : « pour nous, c’est une grande satisfaction que d’avoir le g.t.i. »

LE BILAN 2014 DANS LES REGIONS DE FRANCE : LE TOUQUET XAVIER BOLLART : « POUR NOUS, C’EST UNE GRANDE SATISFACTION QUE D’AVOIR LE G.T.I. »

Nous vous proposons de partir à la rencontre des présidents de sociétés de courses en régions. Car ces associations ont été en première ligne des profondes mutations de notre modèle économique, en particulier avec l'explosion du nombre de réunions Premium. Leur expérience est riche en enseignements sur le galop en France, mais également sur les solutions et initiatives qui naissent ou pourraient naître localement.

 

LE TOUQUET

XAVIER BOLLART : " POUR NOUS, C'EST UNE GRANDE SATISFACTION QUE D'AVOIR LE G.T.I. "

 

Président de la Société des courses du Touquet, Xavier Bollart est revenu avec nous sur le bilan 2014 de sa saison, la réfection des pistes d'obstacle, la présence du G.T.I. sur son site et ses projets futurs.

JdG. quel bilan dressez-vous de l'année 2014 pour la Société des courses du touquet, aussi bien en termes d'affluence que d'enjeux ? Xavier Bollart. Le bilan est globalement satisfaisant. Le nombre d'entrées est en augmentation. Le nombre de partants nous a donné satisfaction. Au trot, nous avons presque une surabondance de partants et nous avons été régulièrement  obligés de dédoubler

certaines épreuves. Nous répondons donc bien à la demande des professionnels. Au galop, c'est un peu différent. Notre hippodrome avait pris un peu de retard, mais nous avons beaucoup progressé ces dernières années, notamment avec l'amélioration de l'arrosage ou l'installation d'une lice intérieure. Pour l'obstacle, il faut souligner que nous avons refait tous nos parcours, aussi bien de haies que de steeple et de cross-country. Nous avons donc mis aux normes demandées par France Galop la totalité de nos parcours. Cette année, nous avons inauguré ce tout nouveau "matériel" lors de notre réunion tout obstacle. Nous avons été satisfaits d'avoir les meilleurs professionnels de la discipline. Tous ces travaux ont été réalisés en concertation avec la mairie du Touquet et France Galop, que je remercie, et certains professionnels comme Patrice Quinton ou Thierry Doumen. Nous pouvons ainsi continuer d'avancer, et de progresser, même s'il est très difficile de gérer un hippodrome où les trois disciplines existent et où nous avons neuf réunions sans réunion premium. Depuis quelques années, nous disposons également de 80 boxes.

 

Vous avez refait tous vos parcours d'obstacle. Quelles ont été les réactions des professionnels ?

Tous ont été ravis des parcours, même si quelques progrès restaient à effectuer. Ils ont vu que nous avions fait une bonne partie du chemin, que Le Touquet était un hippodrome de qualité, en cours de mutation, avec un fort potentiel. Ma plus grande satisfaction aura été de voir sur l'hippodrome cet automne quelques-uns des meilleurs entraîneurs français : Patrice Quinton, Marcel Rolland, David Windrif, Guy Cherel, Philippe Chemin, Thierry Doumen...

 

 

À l'heure où de nombreux hippodromes de province délaissent l'obstacle, pourquoi avoir engagé des travaux pour remettre vos parcours aux normes ?

L'hippodrome a une vocation "obstacle" car nous avons beaucoup de place. Nous avons 50 hectares, sur un endroit merveilleux, au bord de la mer. Nous sommes aussi proches de la région parisienne et du grand ouest. C'est la vocation du Touquet que de proposer de bonnes courses d'obstacle. De plus, nous ne sommes pas loin de l'Angleterre et il y a peut-être à faire avec ce pays.

Nos parcours étaient vétustes et il fallait les remettre aux normes de sécurité. Cela doit toujours être une priorité que de donner satisfaction aux professionnels. Ce sont eux qui nous font vivre. Seule cette remise à niveau pouvait nous permettre d'évoluer et de garder l'espoir de pouvoir, un jour,

organiser de meilleures courses. ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le bilan, il faut tenir compte du G.t.I. Que représente ce challenge pour Le Touquet ?

Pour nous, c'est une grande satisfaction que d'avoir le G.T.I. D'autant que cette année, le vainqueur du Touquet a aussi gagné la finale à Longchamp. Un tel challenge est très, très important pour nous. Ce sont des courses premium, elles sont diffusées sur Equidia et cela encourage les hippodromes à réaliser des progrès, à se professionnaliser. Cela a un impact également au niveau de la municipalité, car l'effort réalisé par la ville se voit récompensé. L'impact financier est également loin d'être négligeable.

 

Comment gérez-vous votre public ?

Il faut recevoir le public dans les meilleures conditions possibles car encore une fois, il s'agit de notre fonds de commerce... Nous avons neuf réunions et ne disposons pas des moyens d'animer la totalité des réunions. Mais nous effectuons de gros efforts sur trois ou quatre réunions spécifiques. Il nous faut impérativement fidéliser la clientèle. Le Touquet est une station balnéaire, nous travaillons avec les touristes, ceux-ci sont néophytes en matière de courses et parfois même en matière de chevaux... Il nous faut donc leur apprendre les courses. C'est pourquoi nous réfléchissons à faire circuler des tablettes dans le public pour aller à sa rencontre. Nous prenons en charge les enfants, ce qui est très apprécié. Sans réunions premium, nous avons un budget difficile à tenir. Nous vivons avec les entrées, le P.M.H. et le sponsoring. Il nous faut amener le plus de monde possible sur l'hippodrome et lui faire découvrir notre monde merveilleux.

 

Quels projets avez-vous pour les années futures ?

Nous avons principalement le projet de continuer à progresser et évoluer. Pour le moment, nous avons deux journées? avec des courses PMU, grâce au G.T.I. et au Trophée Vert, que nous avons un an sur deux. Notre grand espoir serait de créer le même type de challenge en obstacle. Nous y réfléchissons avec les présidents des Sociétés de courses qui sont dans la même situation que Le Touquet, sans réunions premium, à l'image de La RochePosay, Machecoul ou encore Corlay.

Pour le moment, tout ceci est à l'état embryonnaire, mais je suis optimiste. Nous pourrions également essayer de créer un minimeeting dans un avenir plus lointain, et de regrouper les journées de galop.

 

Vu les efforts que vous avez fournis pour mettre vos parcours d'obstacle aux normes, pourriez-vous être candidat pour accueillir une étape du Crystal Cup ?

Nous ne sommes pas encore prêts. Bien sûr, c'est une aspiration, un rêve, mais il ne faut pas vivre de ses rêves. Dans un premier temps, j'aimerais réintégrer le circuit du championnat de France de cross-country.

 

Un centre équestre est installé sur l'hippodrome. Comment se passe vos relations avec la Société hippique qui s'occupe de ce centre ?

Ce n'est pas toujours facile car nous sommes vraiment très proches. Lorsqu'il y a de gros concours hippiques, nous faisons en sorte pour que les évènements ne tombent pas en même temps que les courses. En bref, nous essayons de cohabiter dans les meilleures conditions possibles.

 

À un moment, il avait été question de créer éventuellement un centre d'entraînement au Touquet. Qu'en est-il ?

À l'heure actuelle, cela n'est plus à l'ordre du jour. En fait, il avait été question de créer une piste de préentraînement. Mais tout cela à un coût et nous ne sommes plus dans une période pour faire cela. Il faut mettre en valeur nos courses et faire évoluer notre hippodrome. Le P.M.H. est en baisse et il faut trouver des solutions pour contrer cela. Nous avons la chance d'être dans un endroit merveilleux, avec pas mal de monde, des personnes aisées, des personnes en vacances, dont décontractées. À nous de nous adapter. Mais plus globalement, en France, nous avons la chance d'avoir les meilleures courses, les meilleures allocations. Sachons nous adapter pour garder tout cela. Les Français aiment les chevaux, sachons leur faire découvrir et partager notre monde merveilleux des courses.

 

Comment voyez-vous l'avenir des courses en province ?

Pour certains hippodromes, qui n'ont pas suffisamment de réunions, ce sera difficile. Pour nous par exemple, le G.T.I. et le Trophée Vert nous permettent de tenir, sans cela, ce serait plus dur. À titre personnel, je crois beaucoup en l'as-

sociation d'hippodromes de province, qui permettrait d'associer les moyens, tout en gardant les spécificités propres à chacun. Nous devons nous adapter et trouver les solutions. Mais pour cela, il nous faut aussi avoir une certaine lisibilité.

 

Est-il devenu difficile de trouver des bénévoles ?

C'est effectivement compliqué. Le bénévolat au Touquet n'est pas facile car les personnes ne sont là que l'été ou temporairement. Nous sommes dans un monde professionnel et exigeant, et à juste titre, il est devenu très dur de recruter du monde.