Le bilan 2014 dans les régions de france : senonnes-pouancé daniel theard : « nous nous sommes toujours prononces contre la gratuite »

Autres informations / 27.01.2015

Le bilan 2014 dans les régions de france : senonnes-pouancé daniel theard : « nous nous sommes toujours prononces contre la gratuite »

LE BILAN 2014 DANS LES REGIONS DE FRANCE

Nous vous proposons de partir à la rencontre des présidents de sociétés de courses en régions. Car ces associations ont été en première ligne des profondes mutations de notre modèle économique, en particulier avec l'explosion du nombre de réunions Premium. Leur expérience est riche en enseignements sur le galop en France, mais également sur les solutions et initiatives qui naissent ou pourraient naître localement.

 

SENONNES-POUANCÉ

DANIEL THÉARD : " NOUS NOUS SOMMES TOUJOURS PRONONCÉS CONTRE La GRATUITÉ "

 

Daniel Théard occupe la présidence de la Société de courses de Senonnes-Pouancé en 2008. Il est épaulé par une trentaine de bénévoles et un salarié. L'équipe s'est lancée dans d'importants travaux et su a trouver les financements. L'objectif est de rendre l'hippodrome plus attractif pour le public et les professionnels. Il s'agit de valoriser le "spectacle courses".

 

Jour de Galop. Quel bilan tirez-vous de l'année 2014 ?

daniel Théard. Je dirais que nous avons globalement fait une bonne année. Avec 3.013 entrées payantes, nous avons maintenu nos résultats par rapport à ceux de 2013. En termes de partants, les résultats sont également satisfaisants car dans la discipline du trot, nous avons enregistré 151 partants pour 9 courses et

nous avons donc "fait le plein". Au galop, la moyenne est de 12,5 partants par course, ce qui est plutôt bien.

 

Quels paramètres sont entrés en jeu dans la réussite de cette année ?

Cette situation est la résultante de plusieurs facteurs. Certains que nous maîtrisons et d'autres moins, comme la météo qui a été très clémente en 2014. Cela a de toute évidence contribué aux bons résultats enregistrés au niveau des entrées. Concernant le nombre de partants dans nos courses, nous bénéficions notamment de la proximité avec le centre d'entraînement.

 

Quelle est la politique de la Société de course de Senonnes-Pouancé, s'agissant des entrées payantes ou gratuites ?

L'entrée est payante pour tout le monde mis à part évidemment les détenteurs d'une carte et cela toute l'année. Le tarif est fixé à 5,5 euros depuis plusieurs saisons. Nous nous sommes toujours prononcés contre la gratuité sur les hippodromes, par respect pour le spectacle produit, l'engagement des bénévoles et vis à vis des fédérations qui nous aident.

 

Quels résultats avez-vous enregistrés en termes d'enjeux ?

Nous bénéficions d'une matinée premium et d'une étape du

G.T.I. qui sera renouvelée cette année. Ainsi, les enjeux PMU et P.M.H. ont sensiblement augmenté. En 2012, concernant les enjeux cumulés PMU-P.M.H., nous avions enregistré un résultat de 213.000 euros. En 2013, avec l'étape du G.T.I., ce chiffre s'élevait à 887.000 euros, et en 2014, à 1.994.1 euros, avec la matinale retransmise sur Equidia.

 

L'organisation d'une étape du G.T.I. représente-telle indéniablement un atout supplémentaire ?

Oui, l'étape du G.T.I. est un vrai "plus" pour la société de courses. Au fur et à mesure, le public apprend à connaître ce nouveau challenge et s'y intéresse. Les professionnels sont également satisfaits de cette étape du G.T.I. à SenonnesPouancé. Nous avons réfléchi à créer de "petits événements dans l'événement" pour attirer encore plus de public. Ce serait bien par exemple si un "jockey vedette" participait à l'étape de Senonnes-Pouancé. Nous pourrions axer notre communication sur lui ou sur eux et ainsi faire venir du public.

 

Quels sont vos principaux vecteurs de communication ?

Nous travaillons avec quelques radios locales ; nous distribuons des affiches dans les commerces de la ville et les points de vente PMU.

 

Quelle équipe avez-vous mise en place pour mener à bien les projets de la société de courses ?

Une personne salariée travaille pour la société de courses, mais l'équipe est principalement constituée de bénévoles, une trentaine au total, et nous n'avons jamais rencontré beaucoup de difficultés à en trouver. Je sais que c'est parfois le cas dans certaines sociétés de courses, mais j'imaginais par exemple que nous pourrions peut-être "mutualiser" nos bénévoles entre hippodromes voisins.

 

D'importants travaux ont été entrepris ces dernières années sur l'hippodrome. Pouvez-vous nous les détailler ?

En effet, j'ai pris la présidence de la société de courses en 2008, alors que les investissements sur l'hippodrome étaient arrêtés depuis plusieurs années. Dès 2009, nous avons donc entamé de gros travaux et les instances dirigeantes nationales nous ont aidés.

Nous avons construit des boxes, si bien que nous en comptons 80 désormais.

Le parcours de cross a également été modifié et de nouveaux obstacles créés : un gué, un parc à moutons devant les tribunes, un talus... La fin des travaux est prévue dans deux ans.

 

Nous avons de surcroît constitué une équipe de six à huit secouristes composée de pompiers bénévoles, grâce à un partenariat entre la société de courses et le centre de secours de Pouancé. Un protocole a été élaboré et le rôle de chacun a pu être déterminé. Nous pouvons ainsi compter sur la présence d'un secouriste quasiment à chaque obstacle.

 

Quelles nouveautés en termes d'animation avez-vous prévu cette année ?

Nous organiserons une journée des associations sportives et culturelles. Les associations participantes tiendront un stand sur l'hippodrome pour faire découvrir leur activité dans la région, nous nommerons une course Prix des Associations...

Le public de Senonnes-Pouancé est un public fidèle. Ce sont des habitués et nous avons donc pu remarquer qu'il n'y avait pas beaucoup plus de monde lorsque nous organisions d'importantes manifestations sur l'hippodrome, surtout lorsqu'elles n'avaient aucun rapport avec la chose hippique. Avec la journée des associations, il existe deux liens importants : le sport et le bénévolat. Mais de manière générale, nous pensons que les courses sont en elles-mêmes un beau spectacle et que nous devrions pouvoir capter du public en développant et en améliorant ce spectacle.

J'ai vu par exemple à Rochefort ou à Angers des guichets de prise de paris mobiles et je trouve que c'est une bonne idée. Nous allons essayer de mettre cela en place en 2015. Nous avons la chance de trouver chaque année une centaine de sponsors qui représentent une part importante de la recette de la société de courses, et nous tenons à les remercier pour cela.

Nous organisons également la course des entraîneurs de galop au trot attelé et ce type d'animations fonctionne toujours bien.