Yvon lelimouzin nous a quittés

Autres informations / 21.01.2015

Yvon lelimouzin nous a quittés



 

Yvon Lelimouzin est décédé ce mardi matin, à l'âge de 71

ans. Yvon Lelimouzin a élevé le champion Cirrus des Aigles, en association avec

son cousin, Benoît Deschamps. Concernant le choix d'Even Top pour sa poulinière

Taille de Guêpe, il avait expliqué :

" J'ai choisi Even Top en voyant la vidéo de sa course

dans les "Guinées". Il avait une

très belle action, comme les meilleurs chevaux que j'ai vus

sur les Aigles le matin. " Yvon Lelimouzin avait en effet été longtemps

surveillant des pistes des Aigles. Il avait débuté sa carrière comme jockey,

mais un grave accident, alors qu'il n'était âgé que de 21 ans, l'avait laissé

handicapé. Il était alors devenu entraîneur, puis avait trouvé cet emploi à

France Galop, et avait progressivement développé son élevage, utilisant

l'affixe des Aigles, du nom du terrain qu'il supervisait le matin. Corine

Barande-Barbe était sa partenaire dans ses chevaux, mais aussi son amie, et

elle nous a parlé de lui avec émotion : " Yvon, c'était un petit grand

bonhomme ! Il était plein de rêves, et très combattant. Il s'était remis de

graves accidents, et avait longtemps arpenté les pistes de Chantilly, après

avoir été jockey et entraîneur. Je pense que d'une certaine façon, il a

transmis sa foi et sa confiance aux chevaux qu'il a élevés avec son cousin,

Benoît Deschamps. Nous collaborions depuis 23 ans. La première jument élevée

par Yvon que j'ai entraînée était Dame des Aigles. J'étais installée depuis peu

de temps, et je n'avais pas beaucoup de moyens pour acheter des chevaux. Lui

n'avait pas vraiment les moyens de payer les pensions, car il préférait

investir dans les saillies. Du coup, je lui louais ses chevaux. Nous avons

connu de grands moments de joie ensemble. Le nom de Cirrus des Aigles vient

immédiatement à l'esprit, mais il y en a eu beaucoup d'autres avant lui. Il

venait toujours tiré à quatre épingles aux courses et était très fier des

victoires de "Cirrus", tout en gardant une certaine retenue. J'ai

perdu un ami, et je suis triste de savoir que je ne vais plus le voir. Mais il

a eu la chance de vivre ses rêves, et reste un symbole pour les petits

éleveurs, la preuve qu'aux courses, on peut battre les grandes casaques sans

grands moyens. "