3 questions aux candidats au comité du syndicat des éleveurs : jean-pierre deroubaix

Autres informations / 25.02.2015

3 questions aux candidats au comité du syndicat des éleveurs : jean-pierre deroubaix

La semaine dernière, JDG a envoyé trois questions aux candidats au Comité du Syndicat des éleveurs. Les candidats sont libres d’y répondre. Nous nous sommes engagés à publier leurs textes au fur et à mesure de leur réception, sans intervenir ni sur le fond ni sur la forme. C’est-à-dire en toute objectivité, dans le but de stimuler le débat démocratique et le taux de participation à l’élection

JEAN-PIERRE DEROUBAIX Question 1. – POURQUOI AVEZ-VOUS DECIDE D’ETRE CANDIDAT AU COMITE DU SYNDICAT DES ELEVEURS ? QUELLE EST VOTRE MOTIVATION ? QUEL EST LE SENS DE VOTRE CANDIDATURE ?

Jean-Pierre Deroubaix. – Je suis éleveur depuis plus de vingt ans et fils d’éleveur (je suis né au haras du Bois Roussel). Le Syndicat a toujours été là pour défendre les intérêts des éleveurs, notamment à l’international (sanitaire, T.V.A., Europe, etc.). C’est le seul syndicat actif qui travaille chaque jour au service des éleveurs. J’ai la chance de beaucoup voyager à l’étranger et j’essaie de mettre mon expérience au service des membres du Syndicat et de promouvoir les étalons, les ventes et les haras français lors de mes voyages.

Question 2. – SI VOUS ETES ELU, QUELLE SERA LA PREMIERE PROPOSITION QUE VOUS SOUMETTREZ AU VOTE DU COMITE DU SYNDICAT ?

Créer un grand débat, faire parler tout le monde, élus et non élus. Membres du Syndicat ou non membres doivent se parler pour repartir tous ensemble, du bon pied, en mettant de coté leurs querelles. Parler de tous les sujets qui fâchent (par exemple remettre à plat les taux de prime à l’éleveur et leurs conditions). Il faut un consensus plus large qu’actuellement, pour faire revenir au Syndicat tous les grands éleveurs qui en sont absents. Nous devons être unis et non divisés, le Syndicat ne doit pas faire de politique. C’est comme une assemblée, il y a des gens d’extrême-gauche et d’extrême-droite, plus ceux du milieu... Pour avoir une politique commune, il faut que tous les grands éleveurs soient présents dans un Syndicat plus fort, pouvant rassembler plusieurs groupes, d’opinions différentes.

Question 3. – LES ENCOURAGEMENTS ONT EVOLUE AU COURS DES DERNIERES ANNEES (DEUX TAUX SEULEMENT POUR LA PRIME PROPRIETAIRES, UN POUR LES 2, 3ANS, UN POUR LES 4ANS ET PLUS, ET UNE BAISSE DES PRIMES AUX "FR" ASSIMILES). DOIVENT-ILS A NOUVEAU EVOLUER DANS UN SENS OU DANS UN AUTRE ? ET SI VOTRE REPONSE EST OUI, QUELLE EVOLUTION PROPOSERIEZ-VOUS ?

Nous avons les meilleures allocations d’Europe et une multitude d’hippodromes. Il y a des courses toute l’année, en plat et en obstacle... Arrêtons de nous plaindre ! C’est le Syndicat des éleveurs qui m’intéresse et la prime à l’éleveur avant tout. Il faut clarifier les taux qui sont différents en plat et en obstacle, clarifier les règles concernant les étalons (la prime à 21 % pour certains, pas pour d’autres), la notion d’assimilé (qui a droit aux primes ou non). La vérité, c’est que personne n’y comprend rien, il faut clarifier les règles et les taux. Réfléchir, par exemple, à une prime qui ne concernerait que les produits issus d’étalons français et nés en France, tout remettre à plat et encourager la qualité. Aujourd’hui, certains étalons n’ayant jamais gagné un Gr1 déclenchent l’obtention d’une prime à 21 % alors que d’autres très bons étalons gagnants de Gr1 ou pères de Gr1 ne donnent pas droit à cette prime... Pourquoi ? Tout le monde se plaint du nombre de juments partant à l’étranger, mais les éleveurs sont libres de faire ce qu’ils veulent et personne ne parle du nombre croissant de juments étrangères qui viennent à la saillie en France. Le problème principal est que les étalonniers français ne soutiennent pas leurs propres étalons. Lorsqu’ils le font, cela marche (exemples : Kendargent, Le Havre, etc.). Et il n’y a pas assez d’étalons syndiqués à prix raisonnable, alors que lorsqu’ils le sont, cela fonctionne (exemple : Siyouni). Les éleveurs français sont privilégiés par rapport aux étrangers, de par la qualité de nos terres, de nos élevages et de nos étalons. Ils doivent le savoir, le reconnaître, en être fiers et en parler.

Combien d’étalonniers français font de la publicité dans les livres d’étalons ou magazines étrangers ? Très peu. Alors peut-être faut-il les aider à faire plus de promotion à l’étranger ?