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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

à la rencontre des jeunes entraîneurs diplômés

Autres informations / 25.02.2015

à la rencontre des jeunes entraîneurs diplômés

Début février, la liste des huit postulants qui ont décroché leur licence d’entraîneur public lors du stage décembre 2014- janvier 2015 a été dévoilée. Nous vous proposons de découvrir ces jeunes entraîneurs. Aujourd’hui focus sur Nicolas Paysan et Éric Bergougnoux.

NICOLAS PAYSAN

« J’AIME FAIRE PROGRESSER UN CHEVAL, TROUVER LES "BOUTONS" »

JDG. – QUEL A ÉTÉ VOTRE PARCOURS DANS LA FILIÈRE HIPPIQUE ?

Nicolas Paysan. – Je suis issu d’une famille du milieu hippique. Mon père est entraîneur, ma soeur est cavalière et mon frère jockey… J’ai grandi dans le milieu des courses. Logiquement, je suis devenu gentleman pendant mes études puis j’ai pris ma licence de jockey. J’ai travaillé pour monsieur Couétil et pour mon père. J’ai gagné une trentaine de courses, en plat et en obstacle, principalement pour l’écurie familiale. Ma scolarité s’est inscrite dans ce projet. J’ai travaillé six ans dans plusieurs écuries avant de passer ma licence d’entraîneur pour reprendre l’entreprise familiale.

L’ENTRAÎNEMENT A-T-IL TOUJOURS FAIT PARTIE DE VOTRE

PROJET ?

Oui, l’entraînement a toujours fait partie de mes objectifs, et ce depuis le plus jeune âge. J’aime faire progresser un cheval, trouver les "boutons". Actuellement nous disposons de vingt boxes et d’une vingtaine de chevaux. Nous avons la possibilité de nous agrandir. À présent je vais beaucoup moins monter en course, pour me concentrer sur l’entraînement. C’est mon objectif principal. En parallèle, nous disposons d’une structure qui accueille des chevaux au repos, notamment ceux des clients qui sont des éleveurs sans sol. Nous avons également quelques poulinières personnelles à vocation mixte. Ce site est situé à trois kilomètres de la structure d’entraînement. C’est un vrai plus car il nous est très facile de mettre un cheval au repos, et donc de coller au mieux à sa progression.

À QUEL STADE SE SITUE VOTRE PROJET D’INSTALLATION ?

Nous sommes actuellement en cours d’amélioreration de la structure de mon père, où l’on peut entraîner en plat comme en obstacle. Je vais m’installer au premier semestre 2015 et progressivement, je vais reprendre l’entreprise en bénéficiant de l’expérience de mon père. Il garde sa licence mais en diminuant son activité. D'ores et déjà, nous avons des clients qui souhaitent nous suivre. L’objectif serait d’en recruter de nouveaux. Depuis deux ans, nous travaillons à augmenter la qualité de l’effectif de l’écurie de mon père, et cela ce ressent en terme de résultats. Je souhaite proposer à nos clients actuels et à nos futurs clients la meilleure valorisation possible de leurs chevaux dans une structure qui se développe

ÉRIC BERGOUGNOUX

« JE SOUHAITE PARTAGER MA PASSION DES COURSES »

JDG. – COMMENT ÊTES VOUS ARRIVÉ DANS LE MONDE DES COURSES HIPPIQUES ?

Éric Bergougnoux. – J’ai commencé par les sports équestres dans les années soixante-dix. Par la suite, en parallèle de mon parcours professionnel dans l’immobilier et dans la restauration, je me suis intéressé à l’entraînement et à l’élevage des galopeurs. Cela fait plus de deux décennies que je suis "permis d’entraîner". Petit à petit, c’est une activité qui a pris de plus en plus de place. J’ai pu observer le travail des professionnels et j’ai été bien conseillé par plusieurs personnes compétentes, comme Louis Boulard.

QUEL FUT L’ÉLÉMENT DÉCLENCHEUR DE VOTRE DÉCISION DE DEVENIR ENTRAÎNEUR PUBLIC ?

Au départ, je prenais part à l’entraînement de mes élèves qui étaient confiés à un tiers. Ainsi, mon élève Grand Beau Temps (Ganges) s’est classé troisième du Prix Max Sicard (L), et Le Carnaval (Kaldounévées) a gagné la Copa de Oro (L) à San Sebastian. Je fais saillir six à sept juments par an. De fil en aiguille, j’ai souhaité devenir autonome et cela s’est amplifié quand j’ai commencé à entraîner moi-même. Je ne voulais plus être simplement propriétaire et éleveur. L’élément déclencheur pour passer ma licence d’entraîneur public vient du fait que j’ai été sollicité par des personnes qui voulaient me confier des chevaux de course. De par mon parcours professionnel, j’ai appris à transmettre. Et je souhaite partager ma passion des courses avec des sportsmen, des personnes qui s’intéressent à l’aspect sportif. Pour pouvoir entraîner tous mes chevaux et ceux que l’on me propose, il me fallait devenir entraîneur public.

COMMENT SE PROFILE VOTRE INSTALLATION ?

J’apprécie le plat et les longues distances, mais je compte également entraîner des sauteurs. L’effectif comprend les sujets de mon propre élevage et j’ai déjà des clients qui souhaitent me confier des chevaux. Pour me consacrer à l’entraînement, je me suis installé près de Nantes. Je dispose d’une piste de qualité et de 25 boxes. C’est un endroit très calme, idéal pour les chevaux, avec de nombreuses possibilités d’engagement à proximité. Cette région est parfaite pour faire découvrir les courses. Il y a des épreuves pour toutes les catégories, dans des hippodromes conviviaux où il y a du public. Aujourd’hui il faut savoir créer des vocations de propriétaires, puis les entretenir en créant de la convivialité. Le bien-être des chevaux et de leur entourage est une priorité pour moi.