« il y a un serpent dans ma botte »

Autres informations / 12.02.2015

« il y a un serpent dans ma botte »

« IL Y A UN SERPENT DANS MA BOTTE »

La salle a, semble-t-il, posé beaucoup de questions aux membres du groupe de travail "marketing commun des courses". Ce sera toujours plus que la presse, qui n’en a posé aucune, puisqu’elle n’était conviée ni avant, ni pendant, ni après cette réunion. Une conférence de presse a été envisagée un temps, avant que l’idée ne soit écartée. Cette éclipse peut sembler paradoxale lorsque le thème central d’une réunion est la communication. Si vous connaissez un élu, interrogez-le : il vous en dira peut-être plus que nous. Vous allez donc me poser la question que j’ai posée mercredi à France Galop : pourquoi n’avoir rien dévoilé, puisque la rumeur fait état d’un rapport de 150 pages, pondu par une équipe de dix personnes qui a planché neuf mois ? La réponse est technique : les préconisations du groupe de travail auraient dû passer d’abord devant les Conseils d’administration des trois entités (galop, trot, PMU) avant d’être présentées devant leurs Comités (qui se sont réunis mercredi). Mais pour avancer, les dirigeants des sociétés ont accéléré l’agenda. Et tant pis si cette inversion de calendrier les a empêchés de communiquer sur leurs projets, puisque tant que les Conseils d’administration ne les auront pas votés, ces projets n’ont pas de réalité… Je ferme la parenthèse. Certainement une grande richesse… mais bien cachée En l’absence – très regrettable – d’explications complémentaires, chaque lecteur se fera une opinion sur la seule base du communiqué de presse envoyé par email vers 13 h 30. Mais un communiqué ne fait pas tout ! Comment, par exemple, se faire une opinion sur cette phrase présentée comme le « nouveau positionnement des courses » (dixit le communiqué) : « Les courses sont le seul spectacle sportif associant l’homme et le cheval, qui allie authenticité et modernité, riche d’émotions démultipliées par le pari » ? Nous aurions tellement voulu en débattre avec ses auteurs… Parce que, selon nous, cette assertion n’a rien de "nouveau". En 1834, un employé de la Société d’encouragement aurait déjà pu écrire, sans passer pour Jules Verne ou pour H.G. Wells : « Les courses sont le seul spectacle sportif associant l’homme et le cheval, qui allie authenticité et modernité, riche d’émotions démultipliées par le pari. » Cela dit, cela nous conforte dans notre idée que les courses sont « une tradition qui doit définir sa modernité », comme Vuitton ou Hermès ont su le faire. ÉDITORIAL Nous aurions tellement voulu débattre de cette phrase avec ses auteurs… Parce que, selon nous, elle ne constitue pas un positionnement, au sens le plus fort du terme. Cette phrase se situerait plutôt entre la définition et l’objectif. Dans mon esprit, un véritable positionnement porte en lui des intentions, des idées, une énergie, un caractère différenciant, clivant, discriminant… il annonce une position dans la société, une place, un espace d’action, un espace d’expression… Un positionnement, c’est prospectif, ça délivre une promesse, ça donne faim et soif. Et quand on l’a entendu ou lu une seule fois (même s’il ne faut pas le confondre avec un slogan), on doit plus ou moins être capable de l’avoir retenu. Mercredi, le premier étage de la fusée qui doit nous emmener sur la Lune a eu un petit raté. La navette spatiale progresse toujours dans l’atmosphère. Mais, comme dirait le cowboy Woody dans le dessin animé Toy Story : « Il y a un serpent dans ma botte. » (citation originale en cliquant ici : https://www.youtube.com/watch?v=Li-5O8-R37k ) Vivement que le crotale quitte la santiag et que nous puissions enfin débattre sur le fond. C’est tout de même de notre avenir à tous qu’il s’agit, non ? J JDG – JEUDI 12 ?