la rencontre des jeunes entraîneurs diplômés

Autres informations / 10.02.2015

la rencontre des jeunes entraîneurs diplômés

Début février, la liste des huit postulants qui ont décroché leur licence d’entraîneur public lors du stage décembre 2014- janvier 2015 a été dévoilée. Nous vous proposons de découvrir ces jeunes entraîneurs. Aujourd’hui focus sur Mélanie Sauer et Carina Fey, deux jeunes Allemandes qui ont choisi la France pour leur installation.

 

MÉLANIE SAUER

« COMBINER LES MEILLEURS CÔTÉS DE TOUS LES PAYS OU J’AI PU TRAVAILLER »

JDG. - COMMENT ÊTES-VOUS ARRIVÉ DANS LE MONDE DES COURSES ?

Mélanie Sauer. - Mon père, Norbert Sauer, est entraîneur en Allemagne. J’ai donc grandi dans cet environnement. J’ai par la suite monté comme cavalière et représenté l’Allemagne à la Fegentri.

QUEL A ÉTÉ VOTRE PARCOURS AVANT D'OBTENIR VOTRE LICENCE D'ENTRAÎNEUR?

Par le passé, j’ai travaillé chez Peter Schiergen. J’étais cavalière d’entraînement mais également manager des chevaux de Gestüt Ebbesloh au sein de son effectif. Dans le même temps j’ai travaillé pour la Fegentri, en tant qu’assistante de direction. J’ai mené à bien des missions de coordination des associations internationales. J’ai également travaillé à l’organisation d’évènements comme le championnat du monde. Afin de mieux connaître l’aspect élevage, j’ai travaillé six mois au Gestüt Schlenderhan en 2008. De 2008 à 2010, j’ai pris part au Darley Flying Start. Ce programme international de formation aux métiers de l’industrie des courses de galop m’a permis d’approfondir mes connaissances en Irlande, au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Australie et à Dubaï. Dans ce cadre, j’ai travaillé chez Gai Waterhouse en Australie et chez Erwan Charpy à Dubaï. En France j’ai fait partie de l’équipe d’Henri-Alex Pantall et de Mikel Delzangles. À partir de 2010, je suis devenue assistant- entraîneur de Mikel Delzangles.

QUEL IMPACT A EU VOTRE EXPÉRIENCE INTERNATIONALE SUR VOTRE PROJET ?

Après toutes ces années riches en expérience, je souhaite franchir le pas en entraînant au sein de ma propre structure. En combinant les meilleurs côtés de tous les pays où j’ai pu travailler, je suis capable d’établir un protocole d’entraînement de qualité. Le fait d’être trilingue va me permettre de m’adresser à des propriétaires allemands, anglais et français. Même si le métier est très dur, il est tout de même possible d’y trouver sa place. La communication entre l’entraîneur et ses propriétaires n’est pas toujours très développée et je voudrais utiliser ma relation avec les clients comme l’une de mes plus-values. Je vais m’installer à Chantilly début mars avec dix boxes et la possibilité d’agrandir jusqu’à 40.

 

CARINA FEY

« J’AI TOUJOURS ÉTÉ ATTIRÉE PAR L’ENTRAÎNEMENT »

JDG. - COMMENT EST NÉE VOTRE VOCATION POUR LES MÉTIERS DES COURSES AU GALOP ?

Carina fey. - À l’origine, je ne suis pas issue de la filière hippique. Un jour, j’ai vu des courses à la télévision, cela m’a plu et j’ai décidé d’aller découvrir cet univers. Par la suite, j’ai fait mon apprentissage avant de devenir jockey à l’âge de 20ans en Allemagne. J’ai enregistré 57 victoires en plat, principalement outre-Rhin. Avec The Spring flower (Kornado) j’ai décroché la troisième place du Hamburger Stutenpreis (Gr3) et la quatrième du Kolner Herbst Stuten Meile (Gr3). Avec cette même jument, j’ai aussi gagné le Weidenpescher Stutenpreis (L). De 2007 à 2011 j’ai principalement monté en France.

L’ENTRAÎNEMENT A-T-IL TOUJOURS ÉTÉ UNE ÉVIDENCE POUR VOUS ?

J’ai toujours été attirée par l’entraînement. Depuis mes débuts, j’ai eu la chance de travailler avec de nombreux professionnels comme Andreas Löwe, Mathieu Boutin, Fabrice Chappet, Cédric Boutin, Nicolas Bertran de Balanda, Jean-Pierre Roman, Thierry Doumen et Elie Lellouche. Depuis longtemps, j’avais prévu de passer à l’entraînement mais malheureusement les choses se sont accélérées. Un grave accident a prématurément mis un terme à ma carrière de jockey. Mon projet d’entraînement s’est donc présenté plus rapidement que prévu.

OÙ EN EST VOTRE PROJET D’INSTALLATION?

Je souhaite mettre à profit l’expérience que j’ai acquise chez différents professionnels en France et à l’étranger. J’espère pouvoir m’installer rapidement. Il n’y pas encore de