Le défi du galop fête ses dix ans

Autres informations / 19.02.2015

Le défi du galop fête ses dix ans

Cette année, le Défi du Galop fête un anniversaire important, celui de ses dix années d’existence. À quelques jours de la première étape, qui aura pour cadre Cagnes et son Grand Prix du Conseil Général des Alpes-Maritimes, François Forcioli- Conti, président de l’Association le Défi du Galop, dresse le bilan de ce challenge qui n’a cessé de prendre de l’ampleur au fil des ans.

 

Jour de Galop. – Le Défi du Galop fête cette année ses dix ans d'existence. Peut-on dire qu'il a atteint l’âge de maturité ? François Forcioli-Conti. – Des six étapes initiales, nous sommes passés à quinze. Le programme est le même que celui de l’an dernier, le règlement aussi. Nous pouvons donc considérer que nous avons atteint notre rythme de croisière, après avoir procédé à des aménagements né- cessaires. Le plus récent date de 2014, quand nous avons décidé de modifier le principe de bonification des points acquis à l’étranger, pour ne pas que les chevaux entraînés en France soient désavantagés. Ils ont trois possibilités de voir leurs points multipliés par 1,5 lors des épreuves d’Avenches, San Sebastian et Baden-Baden. Logiquement, les chevaux entraînés hors de France ont eux aussi trois possibilités, parmi les douze étapes disputées sur notre territoire, de le faire, et ces étapes sont tirées au sort chaque année. Cette année, les trois étapes concernées par cette bonification sont celles de Bordeaux le 23 mai, de Craon le 7 septembre, et de Nantes le 24 octobre. Le Défi du Galop a été imaginé pour valoriser les grandes courses des hippodromes de province. Considérez-vous que cet objectif soit atteint ? Les chiffres parlent pour nous. Tous les ratings des courses considérées ont progressé depuis la création de ce challenge. Cette mission première est donc parfaitement remplie. Progressivement, nous avons aussi voulu donner une dimension européenne à ce challenge, et aujourd’hui, nous avons trois étapes en dehors des frontières françaises. Je regrette seulement que nous n’ayons pas pu remplacer l’étape italienne, qui se disputait à Pise. Vous êtes même allés au-delà, car le challenge a acquis une vraie notoriété auprès des professionnels… Je suis en effet heureux de constater que depuis quelques années, certains entraîneurs et propriétaires font du Défi du Galop un objectif à part entière pour leurs chevaux. Je pense que le bonus de 150.000 euros alloué au propriétaire du cheval gagnant, et que les 60.000 euros que se partagent les trois premiers entraîneurs, sont une vraie incitation. en tant que président de société de course, quelle est l’importance d’un tel circuit ? Avant la création du Défi du Galop, les présidents des sociétés de courses de province que nous sommes n’avaient pas de vraies occasions de se rencontrer. Les échanges suivaient un axe Paris-Province. Le "Défi" a permis une communication transversale. Nous communiquons beaucoup entre nous lors de ces rencontres, nous échangeons sur nos réussites et nos difficultés… Peut-être plus sur nos difficultés en ce moment ! La valorisation du produit courses, qui est l’un des soucis majeurs de l’Institution, est aussi au centre de nos discussions, toujours très constructives. Quels aménagements souhaitez-vous entreprendre dans les années à venir ? Ce sont surtout des petits ajustements sur le programme. Il y a par exemple un laps de temps trop important entre la première étape de Cagnes et la deuxième, qui se dispute à Toulouse le 25 avril, soit deux mois plus tard. Nous pourrions aussi ajouter une étape si nous trouvons un digne successeur à l’hippodrome de Pise. Mais nous ne pouvons pas augmenter de façon significative le nombre des étapes sans risquer de dénaturer le challenge. L’objectif reste qu’un cheval puisse disputer le plus d’étapes possible.

LES ÉTAPES BONIFIÉES Pour les chevaux entraînés hors de France, trois étapes françaises permettront de bonifier les points éventuellement gagnés (multiplication par 1,5). Elles sont définies chaque année par tirage au sort. Une étape sera tirée parmi les quatre premières étapes françaises du calendrier, une autre parmi les quatre suivantes, et une autre parmi les quatre dernières. En 2015, les trois étapes tirées au sort sont celles de Bordeaux, le 23 mai, de Craon le 7 septembre, et de Nantes, le 24 octobre.?