Le monde des courses se donne rendez-vous au qatar

Autres informations / 24.02.2015

Le monde des courses se donne rendez-vous au qatar

Lundi matin, au St Regis Hotel de Doha, le Qatar Racing and Equestrian Club (Qrec), en présence de tous ses partenaires (Total, Longines, Al Emadi Enterprises, NBK et Al-Kass Sports Channel), organisait une conférence de presse. Cette dernière s’est déroulée en préambule aux trois journées de courses qui vont venir conclure le 24e Festival Équestre International du Qatar. International, c’est bien le mot clé de cette semaine, et dans la salle, on parlait aussi bien anglais, français, italien qu’arabe. Sami Jassim Al Boenain, manager général du Qrec, nous a dévoilé les grandes ambitions de son pays en matière de courses hippiques.

Jour de Galop. – L’EMIR’S SWORD EST LA PLUS GRANDE COURSE POUR LES PUR-SANG ARABES ORGANISEE AU QATAR. A QUEL MOMENT REMONTE SA CREATION ?

Sami Jassim Al Boenain. – La première édition de cette course remonte à 1989. Elle avait été remportée par un cheval nommé Cornete, entraîné par Val Bunting. Donc la course en elle-même est en fait plus ancienne que le Festival, dont la première édition remonte à 1991.

VOUS AVEZ ASSISTE A BIEN DES EVOLUTIONS EN VINGT-QUATRE ANS. LESQUELLES SONT LES PLUS MARQUANTES ?

Il faut d’abord rappeler que nous avons construit un nouvel hippodrome en 2001. Cela nous a permis d’organiser plus de courses, environ quatre cents par saison, pour un montant d’allocations totales de 11 millions de dollars. Mais, plus que la quantité, c’est bien la qualité qui a progressé de façon exponentielle. Les chevaux entraînés au Qatar peuvent désormais rivaliser avec les meilleurs chevaux du monde. C’était déjà le cas depuis des dizaines d’années avec les pur-sang arabes, mais les pur-sang anglais entraînés sur place commencent également à se distinguer en dehors de nos frontières. Very Nice Name fut le premier cheval entraîné ici à disputer le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe, après avoir terminé troisième du Dubai Sheema Classic, derrière des chevaux de la classe de St Nicholas Abbey et Gentildonna. Dubday, le meilleur pur-sang actuel du Qatar, devrait aussi tenter l’aventure européenne cette année. Ce sont de formidables ambassadeurs pour nos courses.

CE FESTIVAL INTERNATIONAL EST UN FORT OUTIL DE COMMUNICATION POUR VOS COURSES. QUELLE EST VOTRE STRATEGIE A CE SUJET ?

Grâce à nos partenariats en France, avec le week-end du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe, en Grande-Bretagne, avec l’hippodrome de Goodwood, ou encore aux États-Unis, le Qatar commence à être bien connu. Mais à présent, nous voulons entrer dans une nouvelle ère, et que le monde des courses vienne à nous. Nous avons invité près de 700 personnes cette année à assister au Festival, contre environ 400 les années précédentes. Nous voulons leur montrer notre savoir faire, et qu’ils prennent plaisir à venir aussi. C’est d’ailleurs la première fois que des pur-sang anglais entraînés en Europe viennent courir ici. C’est un beau signe de reconnaissance pour nos courses.

DE QUELLE FAÇON COMPTEZ-VOUS EVOLUER DANS LES ANNEES A VENIR ?

La construction d’un nouvel hippodrome, avec un centre d’entraînement, est actuellement à l’étude et devrait être lancée prochainement. Nous allons aussi promouvoir de façon plus importante notre journée du Derby, qui a lieu fin décembre, et qui a d’ailleurs été remporté en 2014 par un poulain entraîné en France, Mister Ginoux