Le pari mutuel sur hippodrome à la veille d’une révolution

Autres informations / 26.02.2015

Le pari mutuel sur hippodrome à la veille d’une révolution

LE PARI MUTUEL SUR HIPPODROME À LA VEILLE D’UNE RÉVOLUTION

 

Le P.M.H. a enregistré une perte d’exploitation de 14 millions d’euros en 2014, après une perte de 13 millions en 2013, pour un montant d’enjeux collectés de 62 millions d’euros pour les hippodromes de son périmètre. Cette situation a conduit les deux sociétés mères à réunir ce 25 février leurs Comités centraux d’entreprise pour les informer d’un projet de transformation au sein de l’Institution. Immédiatement à sa suite, s’est tenu le Comité d’entreprise du P.M.H., à qui a été présenté ce projet prévoyant soit la reprise de l’activité du P.M.H. par un opérateur à rechercher, soit une solution interne à l’Institution des courses. Dans cette dernière hypothèse, le PMU pourrait proposer un nouveau modèle économique par la création d’un parcours client sur les hippodromes. Cette solution, privilégiée par la filière, permettrait des reclassements au PMU, notamment dans des fonctions de conseillers commerciaux. Ces derniers seraient dédiés à des activités à valeur ajoutée, en ligne avec l’évolution des attentes des parieurs, l’accompagnement et les conseils aux clients sur les champs de course. Par ailleurs, le recours aux nouvelles technologies et l’implantation de bornes automatiques s’inscrirait dans ce nouveau parcours client.

Ce projet interne à l’Institution permettrait de conserver, au sein de la filière, les savoir-faire et les compétences acquises. Il permettrait avant tout de pérenniser le modèle économique de la filière des courses hippiques, activité essentielle de l’économie française qui est actuellement menacée dans son existence même. Le modèle français en difficulté Le marché des paris hippiques et, plus globalement, celui des jeux dans son ensemble, ont été profondément bouleversés au cours des dernières années. Simultanément, dans une conjoncture délicate, ont émergé les paris sportifs qui, au cours de la seule année 2014, ont progressé de 34 % par rapport à 2013, alors que les paris hippiques diminuaient de 7 % d’une année sur l’autre. Le modèle français des courses hippiques se trouve, de ce fait, face à des difficultés qui se sont traduites pour les sociétés mères (France Galop et Le Trot) par un déficit d’exploitation de plus de 11 millions d’euros en 2013. D’ores et déjà, leur budget 2015 prévoit une perte de 80 millions d’euros.

Les paris sur hippodrome chutent

Ce contexte économique a été particulièrement préjudiciable au pari mutuel hippodrome (P.M.H.) du fait de la chute de la fréquentation des champs de course, où le nombre de parieurs a été plus que divisé par deux en vingt ans. Le groupement d’intérêt économique P.M.H. a été constitué en 1987 sous la houlette de ses deux sociétés mères, France Galop et Le Trot, pour collecter et traiter directement les paris engagés sur les six hippodromes d’Île-de-France (Auteuil, Longchamp, Vincennes, Enghien, Maisons-Laffitte, Saint-Cloud) ainsi que ceux de Chantilly (Oise) et Deauville (Calvados). Or, la prise "physique" des paris sur hippodrome a été progressivement marginalisée pour ne plus représenter qu’environ 1,3 % du total des montants misés sur les courses hippiques.?