Retour sur la route des étalons du département propriétaires

Autres informations / 05.02.2015

Retour sur la route des étalons du département propriétaires

RETOUR SUR LA ROUTE DES ÉTALONS DU DÉPARTEMENT PROPRIÉTAIRES

Moderniser la relation avec les propriétaires de chevaux de course, les valoriser et mieux les accueillir, constituent les trois objectifs prioritaires pour France Galop en 2015. Des actions originales de fidélisation sur le terrain font également partie du développement de cette stratégie initiée en 2014 auprès des propriétaires de chevaux de course de galop. C’est en ce sens que le Département propriétaires de France Galop a invité le samedi 31 janvier et dimanche 1er février dernier un groupe de propriétaires à participer à la Route des Étalons. Une opération initiée il y a cinq ans et qui a pris de l’envergure cette année, comme le détaille Katy Menini, responsable du Département.?

Katy Menini explique : « Fidéliser nos propriétaires est l’une des grandes priorités de notre Département. De nombreuses actions de terrain ont vu le jour en 2014 et nous poursuivons nos efforts en 2015. Notre opération lors de la Route des Étalons permet de se retrouver le temps d’un week-end dans un contexte "hors courses" et de pouvoir échanger attentivement avec nos clients. Mieux cerner leurs attentes, présenter tous les outils à disposition des proprié- taires et leur faire découvrir un univers unique comme l’élevage, permet de renforcer les liens et rappeler que nous sommes avant tout à leur service. Venant de toute la France avec des profils très variés, ces 60 personnes ont pu être accueillies dans une ambiance très chaleureuse lors de la visite des sept haras normands – haras du Logis, de SaintArnoult, du Mézeray, de la Cauvinière, du Quesnay, du Logis Saint-Germain et de Bouquetôt – que nous remercions pour leur accueil et la qualité des interventions. Rencontrer des personnalités de l’élevage, susciter des vocations et mieux comprendre la filière du galop ont été les éléments clés de la réussite de cette opération. Devant le taux de retour de satisfaction extrêmement élevé des propriétaires ayant participé à ce week-end découverte, le département prévoit d’ores et déjà de reconduire cette opération en 2016 ! » TÉMOIGNAGES DE PROPRIÉTAIRES Quelques propriétaires, aux profils différents, ont accepté de partager leur expérience au sujet de la Route des Étalons 2015. éric Jeanne : « Cela permet d’être vraiment dans le milieu des courses. » « L’organisation de cet événement est sympathique. C’est la première fois qu’avec ma femme nous participons à la Route des Étalons. Nous sommes de très jeunes proprié- taires, ayant obtenu nos couleurs en novembre 2014. Au départ, nous étions turfistes, plus dans le trot d’ailleurs. Mais nous connaissions l’entraîneur Julien Mérienne et nous avons eu la possibilité d’avoir un cheval en association avec lui. Nous avons été très bien accueillis dans les haras. Il est intéressant de voir les étalons en vrai, ainsi que de constater toute l’attention qu’on leur porte. Cela permet d’être vraiment dans le milieu des courses. Nous avons pu échanger, avoir certainement plus d’explications. » Jean-Paul Lailler : « Nous avons appris plein de choses » « Nous avons passé une journée hyper sympa et nous avons appris plein de choses. Nous sommes présents ici via l’Ecurie RMC 2014. Je connais plus le milieu du trot, que je suis de puis de nombreuses années. De plus, nous sommes du côté de la Mayenne, qui est plus une terre de trotteurs. À l’époque, le trot était plus accessible, même si cela a changé aujourd’hui. Lorsque j’ai appris la création de l’Écurie RMC, je me suis inscrit, et nous avons ensuite reçu un mail de France Galop pour participer à la Route des Étalons. J’ai ré- pondu de suite et j’avais une réponse dans les dix minutes pour dire que nous pouvions participer. Nous sommes vraiment très contents. Même si je ne suis pas totalement novice, j’ai appris des tas de choses : comment croiser les chevaux, via les performances ou encore le modèle. La journée était vraiment très bien organisée et le soleil avait même été commandé pour la matinée de samedi ! » Jean-François Clais : « Nous avons pu côtoyer des professionnels » « Nous sommes propriétaires depuis le début des années 2000. En fait, nous avons été un peu plongés dans le milieu des courses grâce à notre fils qui est jockey. Il voulait à tout prix travailler dans les chevaux et a réussi à intégrer l’Afasec. Il a même côtoyé Christophe Soumillon là-bas. C’était la première fois que nous participions à la Route des Étalons. La découverte de tous ces haras est très intéressante. Nous avons été éleveurs. Nous avions placé une jument chez un éleveur mais qui s’est avéré être un peu un amateur, donc nous ne gardons pas un très bon souvenir de cela. Mais lors de cette Route des Étalons, nous avons pu côtoyer des professionnels et bien voir comment tout cela se passe. De plus, il est toujours préférable de voir les chevaux en vrai plutôt que de se contenter des informations sur papier. Nous avons eu la chance de visiter des haras qui sont magnifiques. »

David Roux : « Lorsqu’on est homme de cheval, il est bon de s’ouvrir à d’autres disciplines. » « En fait, je ne suis pas propriétaire de chevaux de course ! Ma femme a reçu un mail nous proposant de nous inscrire et nous avons donc répondu. Cela nous permet de découvrir le monde du cheval de course. Nous n’avions en effet jamais mis un pied sur un hippodrome, mais nous connaissons bien le monde des sports équestres et du CSO. Les courses, peut- être que nous y viendrons un jour. Cette visite des haras était plutôt intéressante. De plus, lorsqu’on est homme de cheval, il est bon de s’ouvrir à d’autres disciplines. J’ai trouvé qu’il y avait une dynamique plus forte dans le monde des courses que dans celui du C.S.O., même s’il y a tout de même des points communs : dans les deux disciplines, on retrouve les grands élevages, les grands étalons… Il y a des passerelles entre les deux mondes, qui sont intéressantes à explorer. » Laure Castelnerac : « C’est un métier de rencontres » « C’était vraiment très instructif. Nous sommes de jeunes propriétaires éleveurs, mais dans les courses de pur-sang arabes. C’était vraiment très intéressant de voir le fonctionnement des infrastructures et de faire des rencontres. De plus, il est toujours mieux de vraiment voir le physique des étalons. Dans le pur-sang arabe désormais, on recherche des physiques qui se rapprochent de celui du pur-sang. Il faut donc réussir à familiariser l’œil. Nous avons appris de vraies choses en visitant des lieux incroyables. Nous avons pris beaucoup de plaisir à discuter notamment avec les employés des haras, pour savoir comment ils s’occupent des chevaux. Nous avons rencontré des personnes totalement différentes, qui montrent que c’est possible d’avoir des chevaux et que ce n’est pas ré- servé uniquement à des gens fortunés. Les courses, ce sont aussi l’émotion et le sport. Toutes les personnes rencontrées dans les haras m’ont d’ailleurs parlé de rêve. Pour nous, c’était d’autant plus intéressant de découvrir ces haras que nous ne sommes pas des éleveurs sans sol. Il est donc bien de voir la méthodologie car nous tendons vers une professionnalisation de notre activité. Ce n’est pas qu’un loisir pour nous. Nous avons découvert les courses car j’ai acheté mon premier étalon pur-sang arabe réformé en 2000. Nous avons fait avec lui de l’endurance et ensuite du loisir. C’est avec lui qu’est née notre passion du pur-sang arabe. Ensuite, nous sommes allés à Barcelone car nous voulions acheter une jument pur-sang arabe pour l’endurance. Dans un pré, nous avons vu une petite pouliche courir dans un troupeau et nous avons eu un coup de foudre pour elle. Nous l’avons achetée puis placé chez Thomas Fourcy, que nous avions rencontré à Saint-Cloud. Nous avons eu un coup de cœur pour lui. Il venait tout juste de s’installer. Notre pouliche a couru trois fois et s’est classé troisième de Gr1 à Chantilly. Nous avons aussi acheté sa mère, qui est pleine de Dormane et va être présentée à Dahor de Brugère. Notre mé- tier, c’est donc un métier de rencontre. C’est pour cela que nous aimons participer à ce genre d’événement. Nous avons beaucoup appris en vingt-quatre heures. Cela motive. Et cela donne envie, en voyant les meilleurs, de tendre vers l’excellence. »?