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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

à la rencontre des "artisans-éleveurs" de douvan

Autres informations / 11.03.2015

à la rencontre des "artisans-éleveurs" de douvan

Rencontrés dans le rond des vainqueurs après le retour triomphal de Douvan, François-Xavier et Doïna Chaussonnière nous ont raconté le croisement de leur élève, son comportement et l’histoire de leur haras, dit de la Faisanderie, situé dans l’Oise.

JDG. – QU’AVEZ-VOUS RESSENTI EN VOYANT DOUVAN REMPORTER CE SUPREME NOVICES’ HURDLE ?

François-Xavier & Doïna Chaussonnière. – C’est fantastique et émouvant de gagner ici ! Nous avons toujours aimé venir en Angleterre, mais gagner avec un produit de l’élevage est un plus. Nous n’avons pas de complexes d’être artisans de ce succès.

POURQUOI AVOIR CHOISI WALK IN THE PARK POUR FAIRE DOUVAN ?

FRANÇOIS-XAVIER CHAUSSONNIERE. – J’avais vu courir Walk in the Park, aussi bien ses très bonnes courses que ses mauvaises. Je n’ai retenu que les bonnes. À l’époque, il était audessus d’Orbec, en Normandie. En plus de ses performances, il a un modèle magnifique et est bien né. Nous avons été voir le cheval avec ma femme et il nous a plu. Nous avons d’autres produits de Walk in the Park, dont un qui a le même âge que Douvan, qui débutera bientôt. On nous avait dit qu’il aurait un peu de caractère, mais lui n’en a pas. Cela dépend aussi de la façon dont on s'en occupe lorsqu'ils sont jeunes. Celui-là a débuté en course à 4ans, il a été débourré à la fin de son année de yearling et a travaillé à 3ans. C’est un cheval qui toisait 1,76m, nous lui avons donc laissé du temps.

AVEZ-VOUS VOUS ENCORE STAR FACE, LA MERE DE DOUVAN ?

FRANÇOIS-XAVIER & DOÏNA CHAUSSONNIERE. – Nous nous sommes séparés de la mère de Douvan. En revanche, nous avons toujours la grand-mère, Folie Star Gate (Saint Preuil), qui était très bonne. Elle avait gagné les Prix André Michel et Bay Archer.

COMMENT SE COMPORTAIT DOUVAN LORSQU'IL ETAIT JEUNE ?

DOÏNA CHAUSSONNIERE. – Douvan était très gentil. De toute façon, chez nous, dès l’âge de deux ou trois jours, on leur met le licol, on leur apprend à marcher. Nous l’avons débourré facilement. Bien que nous ayons une piste à la maison, car j’ai mon permis d’entraîner, nous l'avons aussi emmené à Chantilly, sur la piste des Lions. Nous avons pris notre temps avec lui.

COMMENT VOUS ETES-VOUS LANCES DANS LES COURSES ET L’ELEVAGE ?

FRANÇOIS-XAVIER & DOÏNA CHAUSSONNIERE. – Au départ, après ses études de droit, ma femme a passé ses diplômes d’instructeur d’équitation. Elle a eu un poney-club. De mon côté, j’étais dans l’édition, la presse. Et puis, à un moment donné, nous avons acheté le haras de la Faisanderie, qui était la jumenterie du haras d’Auteuil, à quarante kilomètres de Chantilly. À l’époque où nous avons élevé notre premier cheval là-bas, il y avait encore une station des Haras nationaux avec un certain Mistigri. Nous avons aussi élevé Dauteuil [vainqueur du Prix Montgomery, ndlr], que nous avons toujours à la maison, en retraite. Après sa carrière de course, Dauteuil a eu une bonne carrière de concours hippique. Il a dû participer à deux cents épreuves et en gagner quarante. C’est Doïna qui s'occupe de la partie élevage, débourrage et préentraînement, et à présent, je l’assiste. Cela fait maintenant vingt-cinq ans que nous faisons de l’élevage. En moyenne, nous avons deux poulains par an. Nous en sommes à environ 115 victoires depuis le début. Nous avions gagné à tous niveaux, mais c’est notre premier Gr1. Nous avions été placés une fois à Chepstow, sous nos couleurs, dans un Gr1, avec un cheval entraîné par Guillaume Macaire qui s’appelait Lougaroo (Snurge). Nous avons déjà sorti quelques bons. Par exemple, il y a cinq ans, Akarlina. Elle avait été débourrée et préentraînée la maison.