la nouvelle dynamique du club des gentlemen-riders et des cavalières

Autres informations / 21.03.2015

la nouvelle dynamique du club des gentlemen-riders et des cavalières

Le Club des Gentlemen-riders et des Cavalières tient son assemblée générale, puis son dîner de gala ce vendredi soir, au Jockey Club, à deux pas des Champs Élysées. Florent Guy y recevra sa dixième Cravache d’Or et Barbara Guenet son quatrième trophée. Sous l’impulsion de Gérard de Chevigny, élu Président en mai 2013, et d’Alexis Teisseire, Secrétaire général qui a pris ses fonctions en juin dernier, ce Club bientôt centenaire connaît une dynamique positive. « Notre Club n’a finalement d’amateur que le statut des membres qu’il fédère, explique Alexis Teisseire, commissaire à la société des courses de Bordeaux et qui fut également gentleman-rider. Il doit être géré comme une entreprise au service de l’institution des courses, et c’est ce à quoi je m’attache depuis mon arrivée. La mission qui m’a été fixée est d’abord de faire accéder le plus de jeunes possible à la découverte et à la pratique de l’équitation de course en qualité d’amateurs. Notre sport est accessible aux non-professionnels. Beaucoup l’ignorent encore dans le grand public. La vocation du Club est de faire découvrir une autre dimension de leur passion sportive. Ce capital-passion, aussi bien exprimé sur le champ de courses qu’en société, est un atout précieux. Il justifie le soutien que France Galop apporte à l’amateurisme. Il faut dépoussiérer l’image du Club. Nous ne sommes pas des fumeurs de cigares assis dans des fauteuils Chesterfield. Nous sommes un vivier de futurs propriétaires, éleveurs, entraîneurs, membres bénévoles ou cadres de sociétés de courses, commissaires, etc. Et puis il y a notre étiquette d’élégance sportive et de désintéressement, à laquelle nous tenons.

Elle participe notamment à attirer des partenaires de prestige vers le Club, donc vers les courses. Nous comptons 380 membres, âgés de 17 à 92 ans, réunis autour de la même passion du cheval. Ils ont en commun d’avoir vécu ces sensations uniques, même celui qui n’a monté qu’une seule fois, qui les marquent à vie et en font les ambassadeurs les plus convaincus des courses, dans les tous milieux professionnels qu’ils fréquentent. Depuis janvier, je note avec bonheur une forte demande pour des adhésions au Club, certains y reviennent aussi ».

Les représentants du Club sont très présents sur les hippodromes : « nous avons assisté à plus de cinquante réunions dotées de courses d’amateurs en six mois en 2014, plus de cent trente en 2015 sont prévues » et se doivent aussi d’être polyglottes : « Les déplacements, les contacts étrangers sont quotidiens. Sans parler une ou deux langues étrangères, ce serait l’isolement garanti pour le Club. »

Ce Club, dans lequel on entre par parrainage sur acte de candidature, s’attache avant tout à maintenir et à véhiculer les valeurs fondamentales de l’amateurisme : « Être amateur, c’est avant tout un état d’esprit. Nos membres se doivent d’avoir un comportement irréprochable, tant dans un parcours que dans les vestiaires ou sur la piste, sur les réseaux sociaux, ainsi qu’une certaine élégance, qui va jusqu’à la tenue vestimentaire. »

Le Club est aussi là pour s’assurer de la compétence des cavaliers amateurs. Environ 280 courses sont réservées aux gentlemen-riders et aux cavalières en France, soit bien plus que dans les autres pays. Ces courses sont toutes supports d’enjeux. Un nombre croissant d’entre elles sont labélisées « Premium » et, dès lors, les amateurs ont des responsabilités en proportion. Dans cette optique, le stage d’obtention de la licence, qui va tester son millième candidat cette année (en vingt ans), a été repensé. « À partir d’avril prochain, les stagiaires vont être soumis à des tests renforcés,

notamment avec l’aide du simulateur, intransigeant pour la condition physique et la mesure de l’efficacité en situation de lutte à l’arrivée. L’objectif est de les amener le plus près possible à leurs débuts publics, et dans les meilleurs délais après l’obtention de leur licence. Leurs compétences seront donc passées au crible, sur une batterie élargie de critères, que ce soit à cheval, sur simulateur ou sur tests de connaissance (QCM sur le code des courses, etc.), sans compter la vérification de leur respect des critères de l’amateurisme. Nos amateurs sont parmi les meilleurs au monde, comme en témoignent les titres de champions remportés en 2014 par Barbara Guenet et Maxime Denuault. Nous souhaitons évidemment garder ce niveau et cette réputation d’excellence et consacrer autant à ceux qui, en fin de compte, ne se seront produits qu’une fois en course et apporteront aussi énormément à la bonne cause des courses. »

Outre les courses organisées en France, les amateurs membres du Club peuvent être appelés pour monter à l’étranger. Que ce soit dans le cadre des championnats mondiaux Longines Fegentri, du circuit Sheika Fatima Bin Mubarak, ou encore dans celui de la World Cup of Nations, qui est la propriété du Club et permet aux représentants des diverses nations de rivaliser sous des casaques aux couleurs de leurs drapeaux respectifs, et ce, dans cinq pays différents, avec une nouvelle date en Norvège, fin mai, pour le circuit 2015. Chaque année, les rangs des amateurs comptent une trentaine ou une quarantaine de nouveaux licenciés. Mais le Club ne spécule pas que sur cette seule ressource, notamment depuis que lui a été confiée à nouveau l’organisation des courses des Grandes Écoles, ce qui élargit sa mission de recrutement de nouveaux passionnés. Les deux premières étapes du championnat 2015 se sont courues récemment à Saint-Cloud, dans la perspective d’une finale programmée à Longchamp le jour des Poules d’Essai...