Le pmu mise sur le communautaire

Autres informations / 05.03.2015

Le pmu mise sur le communautaire

Le PMU vient d’annoncer une innovation qui fera date dans le secteur des jeux : il lance en effet une "communauté d’entraide entre parieurs", qui va permettre à ces mêmes parieurs d’échanger directement entre eux sur internet. Dans un contexte économique difficile, le PMU déploie des moyens importants et innovants pour fidéliser sa clientèle et en recruter une nouvelle, en particulier dans la tranche des jeunes et des actifs. Ce nouvel outil de selfcare (outils et interfaces de services client gérés de manière autonome par les internautes) est même devenu une nécessité à une époque où le caractère social des jeux devient décisif. Pour le PMU, il s’agit de continuer à améliorer son service aux clients et de faire stationner les parieurs sur son site, plutôt que de les voir échanger sur d’autres forums. Chloé Beauvallet, directrice des services et de la relation client PMU, explique : « L’idée est de proposer aux parieurs de prolonger la convivialité des points de vente et de la partager chez nous, plutôt que sur des forums. Cette plateforme nous permettra de les écouter et d’améliorer davantage notre service, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. » Cet espace de dialogue et de partage vient compléter les services clients multicanaux déjà existants, via les numéros courts, les aides en ligne, les accès au "tchat" pour les parieurs connectés, les emails ou les courriers.

COMMENT FONCTIONNE CE SERVICE D’ENTRAIDE ?

Les joueurs accèdent à la communauté en se connectant à l’URL : https://entraide.pmu.fr ou via la rubrique aide sur pmu.fr et info.pmu.fr. Les clients PMU (mais également les simples visiteurs) peuvent devenir membres de cette communauté d’entraide, pour poser des questions ou apporter des réponses aux autres, par le biais de différents forums : hippique, sportif, poker… et compte PMU. Une équipe de web conseillers consacrée à l’activité communautaire va modérer ce nouvel espace, proposera des animations et postera régulièrement actualités, astuces d’utilisation, témoignages d’expert, informations sur les évènements, et s’assurera qu’aucune question ne reste sans réponse.

Mais le point le plus important est certainement celui-ci : en prenant part à la communauté, les membres remporteront des points et des badges qui témoigneront de leur implication et de leur niveau d’expertise sur la plateforme. À tout moment, les membres pourront se mesurer aux top-contributeurs – autrement dit : aux membres les plus expérimentés – et monter dans le classement.

UN MODÈLE CONNEXE : LES "FANTASY GAMES"

Ce système de compétition n’est pas sans rappeler celui des jeux sociaux qui se sont développés ces dernières années aux États-Unis, et qui avaient été présentés, il y a un an et demi, lors de la conférence de l’Epma (Association des paris mutuels européens).

Drew Sheinman, vice-président en charge du marketing de la Breeders’ Cup, avait à cette occasion présenté les "fantasy Games" développés par la marque. L’un d’eux, Fantasy Capping, avait été inspiré par le jeu Fantasy football. Destiné à des néophytes, ce jeu gratuit permet de se mesurer, sur une seule course par semaine, à ses amis en les y invitant via Facebook ou Twitter, ou à d’autres membres déjà inscrits au jeu. Le parti pris est de proposer des jeux simples (gagnant ou placé), sur des courses sélectionnées, avec un classement des meilleurs joueurs, la possibilité de voir la course en différé, des envois de mails pour tenir le joueur au courant de sa situation… Drew Sheinman estimait que 20 % des joueurs de Fantasy Capping sont ensuite passés au pari réel. Dans les faits, c’est différent de ce que propose le PMU, qui se limite à une plateforme d’échanges, mais l’essence est la même : mesurer son niveau d’expertise face aux autres internautes.

Pour in fine, basculer du pari virtuel au réel. Car le virtuel n’est pas l’ennemi du réel, au contraire… Si, au lieu d’en avoir peur pour de mauvaises raisons, nous avions misé depuis longtemps sur un tracking system, les paris hippiques se porteraient mieux et souffriraient moins de la concurrence des autres sports qui eux usent et abusent positivement des données techniques, palettes graphiques 3D et autres statistiques.