Le rapport des commissions

Autres informations / 23.03.2015

Le rapport des commissions

Primes, sanitaire, technique, étalons etc. : chaque responsable de Commission est monté à la tribune pour présenter le travail effectué au cours des quatre dernières années.

Patrice Renaudin (ex-directeur et désormais consultant du syndicat) a souhaité évoquer deux sujets, l’un fiscal, l’autre juridique. Le premier touche la T.V.A. En novembre dernier, le cheval a été reconnu comme un bien agricole, grâce aux actions du Copa-Cogeca, le syndicat agricole européen. « Nous allons essayer de rebondir là-dessus », a-t-il expliqué. Le but est de jouer sur la dimension agricole pour obtenir à nouveau une T.V.A. réduite.

L’autre combat à mener, auprès du gouvernement français celui-là, est de prolonger la période d’élevage jusqu’à la mise à l’entraînement du poulain, ce qui permettrait une application du taux réduit jusqu’aux yearlings.

Le second concerne le statut du cheval, récemment reconnu comme un être sensible au pénal et au civil. « Il faut faire très attention à ces mouvements en faveur du droit des animaux, mais nous devons aussi mener une réflexion sur le bien-être des chevaux, et être le plus transparent possible. Pourquoi ne pas créer une journée de l’élevage et des courses pour sensibiliser le public et leur montrer que nous traitons au mieux nos animaux ? »

Hubert Honoré, vice-président du syndicat, responsable de ses relations internationales et de la commission élevage, a insisté sur le travail de fond du syndicat auprès de Bruxelles. Il a rappelé que la France avait pris la tête de l’Eftba. L’association européenne est en train de choisir un nouveau cabinet de lobbying pour mieux faire entendre sa voix.

Tim Richardson, en charge de la commission sanitaire, a appelé au respect des conditions sanitaires de la monte. Il a aussi évoqué la décision de la B.H.A. d’exclure de la compétition pendant quatorze mois tout cheval ayant reçu des stéroïdes, à n’importe quel stade de sa vie. Cela poste des problèmes pour des chevaux achetés foals ou yearlings dans des pays où ces substances sont autorisées, comme les États-Unis.

Pierre Julienne, responsable de la commission technique, a mis l’accent sur la dimension agricole du cheval. Il y a quelques décennies, le cheval était écarté de l’activité agricole. Il a été reconnu comme une activité agricole à part entière en 2003, mais il s’agit d’une position fragile qu’il faut consolider.

Pascal Noue, responsable de la commission étalonniers, et Anthony Baudouin, responsable de la commission jeunes éleveurs, étant retenus par leurs activités professionnelles, c’est Camille Vercken qui a pris la parole pour eux. La commission étalonniers a notamment obtenu le maintien du droit de rétention des certificats de saillie par les étalonniers, qui est quasiment leur seul moyen de pression si un client indélicat tarde à payer sa saillie. Un booklet, c’est-à-dire une version abrégée du répertoire des étalons, a été publié et distribué à tous les éleveurs. La commission jeunes éleveurs a été l’une des belles réussites de cette mandature, mais elle a besoin de nouvelles forces vives pour poursuivre son développement.

UN POINT SUR SAINT-CLOUD

Loïc Malivet a aussi profité de cette réunion pour revenir sur les grands sujets qui ont animé l’actualité des courses ces dernières semaines. Et dans ce cadre, les rumeurs autour de Saint-Cloud ont évidemment occupé une place importante.

« Concernant Saint-Cloud, a dit Loïc Malivet, je confirme que France Galop n’a jamais été au courant de l’opération d’intérêt national, que nous avons apprise par voie de presse. Ni Saint-Cloud, ni Maisons-Laffitte ne sont à vendre. France Galop souhaite conserver le centre d’entraînement de Maisons-Laffitte, tout en l’adaptant à la configuration actuelle. Il n’accueille plus que 650 chevaux, et le gel d’une partie de la surface devrait être décidée. Les écuries pourraient être vendues aux entraîneurs. Plusieurs se sont déjà montrés intéressés. Ce sera mieux que le système actuel, où France Galop est propriétaire et loue les écuries dans le cadre de baux ruraux qui sont par nature trop figés. »

RENDEZ-VOUS EN AOÛT

La traditionnelle réunion du mois d’août à Deauville est maintenue. Elle aura lieu le 20, et prendra la forme d’un débat.