Le syndicat et ses élus n’oublient pas leurs éleveurs sans sol !

Autres informations / 27.03.2015

Le syndicat et ses élus n’oublient pas leurs éleveurs sans sol !

« L’éditorial paru dans le JDG aujourd’hui salue les travaux menés par le Syndicat des éleveurs sur les éleveurs sans sol. Il reprend, à juste titre, l’important observatoire économique mis en place en 2014 dont les conclusions ont été rendues lors de l’Assemblée générale du mois d’août. J’ai commandé cette étude, jusqu’alors inédite au sein de la filière, et demandé qu’elle soit une priorité au Syndicat. Les éléments qui ont été mis en évidence par cette analyse de fond constituent un faisceau d’arguments majeurs à prendre en compte de manière urgente pour la pérennité de l’activité de ces acteurs incontournables. Apporteurs de capitaux et acheteurs de biens et tous les services, ils constituent le "poumon économique" de notre filière. Notre étude a mis en évidence un sentiment grave de ras-le-bol fiscal, l’augmentation du taux de T.V.A. pouvant être comparée au coût de trop. Nous avions déjà pris toute la mesure de ce "spleen" chez les éleveurs sans sol, encore fallait-il pouvoir poser des chiffres dessus. C’est chose faite. Et c’est la raison pour laquelle, j’ai eu, à l’issue de notre réunion d’août, le projet de donner à ces éleveurs un nouvel espace de réflexion au sein de la Commission élevage. Proposition que je soumettrai au nouveau Comité.

Il y a quelques jours, les adhérents du Syndicat ont élu leurs trente représentants pour les quatre années à venir. Voici les noms des éleveurs sans sol qui siègeront au Comité : Patrick Barbe, Jean-Pierre Colombu, Jean-Pierre Deroubaix, Axelle Nègre de Watrigant (es qualité pour l’Afac), Henri Roussighnol (es qualité pour le Centre-Est). Soit cinq élus dont les voix savent, en réunion, se faire entendre.

Je ne peux m’empêcher de saisir cette opportunité de m’exprimer pour partager avec vous quelques éléments pour aller plus loin. Rappelons juste que les éleveurs sans sol votent. On le sait, ils s’intéressent beaucoup à la vie politique du Syndicat. Comme notre étude a pu le démontrer, les éleveurs sans sol adhérents du Syndicat possèdent des effectifs d’élevage supérieurs à la moyenne nationale.

À ce titre, ce segment d’électeurs est donc composé d’éleveurs majoritairement avisés et au fait de l’importance d’une représentation institutionnelle. Le résultat des urnes nous montre donc que les éleveurs sans sol ont très certainement voté pour élire comme représentants des éleveurs avec sol. Ils témoignent ainsi de la confiance qu’ils ont à juste titre envers ces derniers pour défendre leurs intérêts. Les éleveurs avec sol étant naturellement très disposés à œuvrer à la bonne santé économique et morale de leurs clients. CQFD. Cette bonne symbiose a existé de tout temps, en témoigne l’ensemble des avancées fiscales obtenues par le Syndicat pour les éleveurs sans sol ; elles sont nombreuses et monopolisent le cœur de nos attentions au même titre que celles des éleveurs avec sol :

- la possibilité d’opter pour la T.V.A. agricole,

- pour les non intervenants, la possibilité de rester hors fiscalité (sauf pour les plus-values),

- intervenants professionnels, il peuvent déduire leurs pertes de leurs autres revenus, quel que soit le montant de ces derniers. - Etc.

N’oublions pas que le Syndicat a été également un moteur pour la mise en place à l’échelle mondiale d’un observatoire sur le recreational breeder pour une prise en compte universelle de l’importance de cet acteur engagé, passionné, apporteur de capitaux extérieurs et acheteur conséquent de biens et de services dans la filière.

Loïc Malivet »