Le tribunal de grande instance de paris ordonne une expertise sur gde

Autres informations / 19.03.2015

Le tribunal de grande instance de paris ordonne une expertise sur gde

« Nonant-le-Pin, le 18 mars 2015 : une ordonnance du tribunal de grande instance (T.G.I.) de Paris en date du 26 février 2015 révèle que GDE avait connaissance des nombreux désordres qui rendaient impossible la mise en exploitation de son site à Nonant-le-Pin dès le 23 août 2013. Cette ordonnance révèle également que le chantier souffrait déjà d’un retard considérable à cette période.

Et pourtant, GDE a délibérément ouvert son site le 22 octobre 2013 pour y déposer des déchets illicites, infraction que l’entreprise a fini par avouer dans ses écritures (cf. arrêt de la Cour d’appel de Caen du 21 janvier 2015).

Cette ordonnance du T.G.I. de Paris a été rendue suite aux assignations délivrées par GDE à l’encontre de madame le Préfet de l’Orne et des 18 sociétés de construction et d’assurances impliquées sur le chantier de Nonant-le-Pin.

Il semblerait que GDE, acculée par la mise à jour de ses pratiques, ait décidé de se lancer dans une stratégie judiciaire agressive pour tenter de masquer sa responsabilité, de terroriser tous ceux qui essaient de faire émerger la vérité et de tirer, au passage, le maximum de profits de cette affaire. Rappelons en effet que GDE a tout d’abord accusé le blocus citoyen d’être responsable des dysfonctionnements de son site, voire même du décès du malheureux vigile en février 2014. Cette ordonnance prouve que GDE a une nouvelle fois menti.

La population a joué un rôle de lanceur d’alerte. Que ce serait-il passé si la population ne s’était pas courageusement opposée au dépôt de déchets ? Pourtant certains riverains sont aujourd’hui menacés par GDE de dommages et intérêts qui s’élèvent à plus de 16 millions d’euros.

Tout en maintenant ses demandes à l’encontre de l’État à hauteur de 14 millions d’euros, GDE se retourne aujourd’hui contre les entreprises chargées de la construction de son site, espérant par ce biais rendre profitable un site inexploitable.

Cette nouvelle procédure met également en lumière la complaisance de Jean-Christophe Moraud, ancien préfet de l’Orne, qui déclarait en septembre 2013 que les travaux réalisés par GDE avaient été faits de manière "très soigneuse", alors même qu’il connaissait l’existence de très graves dysfonctionnements sur le site.

Il a d’ailleurs délivré un "donner acte" et a ordonné à la gendarmerie française d’escorter les premiers camions de GDE remplis de déchets illicites jusqu’à un site qui n’était pas en état de fonctionner.

Ce nouveau rebondissement démontre, s’il en était besoin, l’ampleur des mensonges de GDE depuis le début de cette affaire. »