Pac : politique agricole cheval

Autres informations / 24.03.2015

Pac : politique agricole cheval

La politique agricole commune, couramment appelée PAC, évolue positivement en faveur de la filière hippique. Les éleveurs ne sont plus les seuls à pouvoir bénéficier d’aides européennes. Certains entraîneurs peuvent y prétendre aussi. À condition de s’inscrire avant le 15 juin 2015 !

POURQUOI S’ENREGISTRER CETTE ANNEE ?

Les entraîneurs et éleveurs de galopeurs, comme les autres entreprises agricoles exploitant des surfaces enherbées, peuvent prétendre aux aides de la Pac sous certaines conditions. Les locataires peuvent également en bénéficier. Initialement prévue le 15 mai, la date limite pour les demandes d’aides a été repoussée au 15 juin.

Il est capital de s’enregistrer cette année. En effet, les exploitations agricoles déjà en activité mais non enregistrées

en 2015 ne pourront plus prétendre aux primes de la Pac et devront attendre sa prochaine réforme... Ce qui peut durer des années ! Le jeu en vaut la chandelle. Le montant de ces aides peut avoisiner 100 euros par hectare. Il peut être minoré ou majoré en fonction de nombreux critères. Mais surtout, il est voué à augmenter dans les années à venir, car la Pac va privilégier les exploitations agricoles respectueuses de l’environnement. Utilisant peu d’intrants, et fonctionnant sur un mode extensif, l’élevage équin est très “vert”.

QU’EST-CE-QUE LA PAC ET COMMENT SE RENSEIGNER ?

La politique agricole commune régule et subventionne l’agriculture au niveau européen. Le fonctionnement de la Pac est complexe, avec deux piliers. Le premier correspond aux aides liées à la surface et aux bonnes pratiques d’élevage.

Le second s’adresse plus spécifiquement à certaines zones moins compétitives et il intègre lui aussi un volet de bonnes pratiques. Les entreprises de la filière hippique sont majoritairement concernées par le premier pilier. Dans certains cas précis, elles peuvent prétendre aux aides du second pilier. Le Syndicat des éleveurs propose son ex-

pertise et un conseil personnalisé à ses adhérents. Les chambres d’agriculture et les D.D.T. (Directions départementales des territoires) peuvent également être contactées mais les agents de ces dernières ne sont pas systématiquement formés aux spécificités de la filière hippique.

POURQUOI LA PAC S’OUVRE-T-ELLE A LA FILIERE HIPPIQUE ?

La politique agricole commune se met au vert. Dans ce cadre, les agriculteurs qui exploitent des surfaces enherbées avec un impact réduit sur l’environnement sont favorisés. Les éleveurs et entraîneurs de chevaux utilisent peu de phytosanitaires, ils préservent les haies et leur activité engendre peu d’érosion. Ils sont donc en phase avec le nouvel état d’esprit de la politique agricole commune. C’est sur ce dernier point que l’European Horse Network (E.H.N.), le lobby équin à l’échelle européenne, a insisté pour promouvoir une plus grande intégration de la filière équine. Le Syndicat des éleveurs fait partie de l’E.H.N. par le biais de l’European Federation of Thoroughbred Breeders Associations, dont la France a pris la présidence en mai dernier.