Trois questions à... annie michel nouvelle présidente de l’association des propriétaires d’île de france, du nord et de haute-normandie

Autres informations / 15.03.2015

Trois questions à... annie michel nouvelle présidente de l’association des propriétaires d’île de france, du nord et de haute-normandie

L’Association des propriétaires de chevaux de course au galop d’Île de France, du Nord et de Haute- Normandie a élu sa nouvelle présidente, Annie Michel.

La fille d’André Michel – propriétaire- éleveur qui a donné son nom à une course de Groupe à Auteuil – possède ses couleurs depuis près de quarante ans. Très engagée dans la vie du Galop en France, elle a notamment présidé la Commission des propriétaires à France Galop dont elle est toujours membre.

Jour de Galop. - QUELS SERONT LES PREMIERS DOSSIERS ETUDIES PAR LE NOUVEAU BUREAU DE L’ASSOCIATION ?

Annie Michel. - J’ai la chance d’être très bien entourée par mes deux vice-présidents : François Corda et Athanase Poulopoulos, qui, très investis dans la vie des courses, poseront sur nos dossiers un regard neuf et pertinent. Selon nous, il est nécessaire de revaloriser les propriétaires. Cela passe notamment par un meilleur accueil sur les hippodromes.

Je sais qu’en Australie par exemple, les propriétaires sont "chouchoutés" avant, pendant et après la course. De nombreux services totalement personnalisés sont à leur disposition comme une prestation de voiturier qui leur offre jusqu’à la possibilité de véhiculer leurs invités aux courses ! Aujourd’hui, nous sommes conscients des efforts consentis par France Galop et du travail réalisé par son Département Propriétaires pour améliorer l’accueil sur les hippodromes, mais nous sommes encore loin du modèle idéal.

Avec mon équipe, nous étudierons également très attentivement le dossier des allocations. Nous pensons que France Galop doit d’abord fixer le montant des allocations, puis établir son budget de fonctionnement avec ce qui reste. Or, aujourd’hui, il semble que ce soit l’inverse et que les encouragements deviennent la variable d’ajustement !

QUELLE EST LA POSITION DE L’ASSOCIATION DES PROPRIETAIRES D’ILE DE FRANCE SUR LE PROJET DU NOUVEAU LONGCHAMP ?

Il s’agit-là d’un dossier tout à fait prioritaire. Nous sommes convaincus que des travaux doivent être envisagés. Si France Galop ne trouve pas de mécène, nous préconisons que la maison-mère emprunte aux banques, profitant ainsi de taux d’intérêt particulièrement bas aujourd’hui.

QUEL SERA VOTRE ROLE AU SEIN DU SYNDICAT NATIONAL DES PROPRIETAIRES ?

Mon objectif majeur est d’apporter à Patrick Fellous, président du Syndicat national des propriétaires, le soutien total de tous nos adhérents – anciens et nouveaux – à son action énergique de rassemblement.

DEUX VICE-PRÉSIDENTS PLEINEMENT INVESTIS

François Corda et Athanase Poulopoulos, nouveaux vice-présidents, expliquent avoir conscience de leur tâche.

François Corda : « Longchamp est le vaisseau amiral des hippodromes de plat de France Galop. Or Longchamp n’est mis en valeur qu’un week-end par an, lors de l’"Arc de Triomphe", alors qu'Epsom et Ascot bénéficient de meetings rassemblant des centaines de milliers de passionnés. Nous recommandons la création d’un grand meeting à Longchamp de quatre jours, du jeudi au dimanche, début juillet, pour profiter des longues soirées d’été. Longchamp pourrait ainsi devenir un pôle d’attraction international, avec des fêtes organisées chaque soir pour attirer une foule considérable – dont de jeunes spectateurs – qui viendrait découvrir la magie des courses de chevaux de plat dans une ambiance très ludique. »

Athanase Poulopoulos : « Je me concentre sur les problèmes qui mobilisent actuellement les propriétaires de notre Association, ainsi que sur leurs préoccupations quant à l’avenir des courses. Nous devons avoir un contact permanent avec eux, être à l’écoute de leurs revendications. Ainsi, nous pourrons en faire la synthèse pour la transmettre aux dirigeants de notre Institution. D’autre part, je crois qu’une amélioration et une évolution de notre système de fonctionnement des courses de galop deviennent nécessaires. Notre Association devrait pouvoir participer plus activement aux prises de décisions qui engagent l’avenir du Galop. »