Une réunion sur l’avenir de maisons-laffitte

Autres informations / 05.03.2015

Une réunion sur l’avenir de maisons-laffitte

Hier – mercredi – après-midi, France Galop a organisé à Maisons-Laffitte une réunion avec les entraîneurs locaux sur l’avenir du centre. Cette rencontre a donné lieu à des échanges vifs entre les professionnels, qui étaient quasiment tous présents, et les représentants de France Galop (les deux vice-présidents Jean d’Indy et Loïc Malivet, les administrateurs Nicolas Landon et Philippe Jeanneret, l’administrateur délégué pour Maisons-Laffitte José Bruneau de La Salle, le directeur général Thierry Delègue, le directeur des sites Hervé Buffard et le directeur de Maisons-Laffitte Franck Le Mestre).

France Galop a confirmé qu’il n’avait l’intention de fermer ni le centre d’entraînement ni l’hippodrome. L’objet de la réunion était plutôt d’échanger sur l’adaptation de la surface du centre à l’effectif : il y a actuellement moins de 700 chevaux alors que les terrains sont capables d’en accueillir entre 1.500 et 2.000… France Galop propose donc notamment un gel provisoire des pistes de Fromainville, en attendant des jours meilleurs.

Les entraîneurs de Maisons-Laffitte ont demandé à France Galop de mettre noir sur blanc les économies qui seraient réellement générées par un éventuel gel de Fromainville. Et, de leur côté, ils voient les choses différemment : pour eux, le problème numéro 1 de Maisons-Laffitte est lié au personnel des pistes, trop syndiqué, trop conventionné, trop nombreux et pas assez actif. Ils aimeraient, selon des entraîneurs que nous avons interrogés, que France Galop fasse preuve de fermeté et prenne le taureau par les cornes en réduisant les effectifs, quitte à risquer une grève.

Enfin, France Galop a proposé aux socioprofessionnels présents de pouvoir acheter leur écurie, ce qui permettra de sortir des actuels baux ruraux. Cette hypothèse débloquerait un peu la situation de l’immobilier professionnel mansonnien. En effet, les baux ruraux sont très figés et ne permettent pas d’ajuster facilement la taille des écuries en fonction de l’évolution de l’effectif d’un entraîneur. Ainsi, certains cherchent des boxes et n’en trouvent pas ; et d’autres en ont trop et ne peuvent pas les valoriser, sauf à opter pour une sous-location plus que "limite" sur le plan légal…