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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Aux ordres, messieurs les jockeys

Autres informations / 01.04.2015

Aux ordres, messieurs les jockeys

AUX ORDRES, MESSIEURS LES JOCKEYS

France Galop envisage d’équiper les jockeys d’une oreillette, pour permettre aux commissaires de leur parler pendant la course. Objectif : prévenir les incidents de course. Le dispositif n’a pas pu être débattu lundi au Comité de France Galop, mais les tests vont bientôt commencer : les jockeys seront équipés d’une oreillette pour rester en lien avec les commissaires pendant tout le parcours. Cette mesure est inspirée du rugby, un sport où les arbitres communiquent en permanence avec les joueurs pour les inciter à ne pas commettre de fautes. Ainsi, un arbitre peut inviter un joueur à ne pas mettre la main sur le ballon dans un ruck, pour éviter de provoquer une pénalité contre son équipe. Et ce mélange de pédagogie et de dissuasion a fait ses preuves. Quant au moyen technique, on pense plutôt au cyclisme, où les oreillettes relient les coureurs à leurs directeurs sportifs. Dans les courses, un dispositif finalement assez comparable existe déjà au trot : depuis la voiture suiveuse, les juges aux allures s’adressent aux drivers grâce à un mégaphone, en particulier pour leur demander de se retirer de l’épreuve lorsqu’ils sont disqualifiés. Commissaires et pilotes impatients de commencer les tests « Je trouve que c’est plutôt une bonne idée, nous a confié un jockey bien connu mardi après-midi. Mais il va falloir que les commissaires soient très réactifs, car si nous devons changer de ligne, reprendre notre cheval ou cesser de le cravacher, par exemple, il faudra nous le dire très vite. Tout se joue en une fraction de seconde. » Du côté des commissaires, on attend avec impatience les premiers tests : « Parfois, il est un peu frustrant de devoir attendre l’après-course pour faire une remarque à un jockey. Très souvent, nous nous disons entre nous qu’une sanction aurait facilement pu être évitée si seulement nous avions pu prévenir le pilote à temps… Prendre deux jours de mise à pied pour une queue de poisson, c’est toujours idiot, surtout en avril. »