Kotkikova écœure ses adversaires

Autres informations / 27.04.2015

Kotkikova écœure ses adversaires

PRIX JEAN STERN (GR2)

KOTKIKOVA ÉCŒURE SES ADVERSAIRES

Écœurer ses rivaux, c'est une constante dans la famille de Katko et Kotkijet. Ces deux cracks aux cinq Grands Steeple-Chase de Paris (Gr1) le faisaient déjà. Et Kotkikova K (Martaline) fait la même chose, à sa manière. En début de course, elle a laissé l'AQPS Brin de Thaix K (Dom Alco) et Cay Tune (Green Tune) animer la course. Mais son jockey, Jacques Ricou, n'avait plus le choix et avant la rivière du huit, il a laissé Kotkikova filer. La pensionnaire de JeanPaul Gallorini a déroulé devant et elle a pris quelques longueurs à Brin de Thaix.

Même si elle est partie de loin à la rivière des tribunes et qu'elle a retapé plusieurs fois la petite foulée devant les obstacles, elle a maîtrisé son sujet. À l'entrée de la ligne droite, Brin de Thaix était encore là avec Kobrouk K (Saint des Saints) qui a longuement patienté à l'arrière-garde. Kotki-

kova allait toujours aussi facilement. Entre les deux derniers obstacles, elle a commencé à accélérer avant de se détacher sur le plat pour rester invaincue en quatre sorties sur le steeple.

En allant devant, Kotkikova a écœuré un à un ses adversaires. D'abord Winneyev (Goldneyev) au bout de la piste intérieure. Puis Brin de Thaix et Kobrouk. Elle a démontré qu'elle était la reine de sa promotion sur le steeple. " Chez le comte de Montesson, tous les chevaux sont bons, ce sont les mauvais qui sont l'exception, nous a rappelé Jean-Paul Gallorini, entraîneur de Kotkikova. Elle est très bonne et nous sommes très contents d'elle. " La route est toute tracée maintenant pour Kotkikova. Le Prix Ferdinand Dufaure (Gr1) l'attend et il faudra être fort pour la battre.

Jacques Ricou : " Elle est tellement facile "

En cinq sorties avec Kotkikova, Jacques Ricou n'a jamais été battu. Il connaît la pouliche du comte de Montesson sur le bout des doigts. Mais il a une nouvelle fois été impressionné, déclarant au micro du cheval émetteur : " Elle est bonne. Je m'applique à gérer ses sauts car elle est tellement facile... Je ne peux pas faire qu'avancer car c'est trop dangereux. Dans ce sens, je fais un peu d'équitation classique. Il faut rester vigilant car on ne peut pas partir, faire la pause... Elle est tellement facile, c'est cela son problème. Les chevaux qui sont au-dessus de la mêlée font parfois des fautes de négligence, comme les gamins surdoués. Kotkikova est une pouliche d'exception. Ce ne sont pas des chevaux de course comme les autres... "

Le jumelé pour le haras des Coudraies

Les deux premiers du Prix Jean Stern, Kotkikova et Kobrouk, ont été élevés par le haras des Coudraies, là où l'on fabrique le " caviar d'Auteuil ", comme l'avait dit Jean-Paul Gallorini par le passé.

Kobrouk était plus calme et donc meilleur

Kobrouk est un cheval très tendu et son caractère est un frein pour son palmarès. Mais aujourd'hui, son jockey, Kévin Nabet, a réussi à l'avoir détendu. Il l'a rapproché à la fin et il a fourni une bonne valeur pour se classer deuxième. Son mentor, Guillaume Macaire, nous a expliqué :

" Aujourd'hui, il a rendu une bonne copie : nous souhaitions qu'il se montre plus calme et ce fut le cas. Nous courions battus, le but  était  de  prendre  la meilleure allocation possible. La gagnante est intouchable et ce devrait être le cas pour le Prix Ferdinand Dufaure. Nous n'avons pas d'autre choix que d'aller vers le Gr1 avec lui, même s'il y aura à nouveau Kotkikova. C'est un cheval qui n'est vraiment pas facile. Il n'a d'ailleurs pas vu un seul obstacle de steeple-chase depuis sa dernière sortie à Auteuil. Il n'est donc pas facile à entraîner. "

Une faute qui coûte cher à Brin de Thaix

Brin de Thaix n'est pas encore venu et, en ce sens, sa troisième place dans ce Prix Jean Stern est prometteuse. D'autant qu'il s'est de nouveau montré fautif au gros open-ditch et surtout à la double barrière. Cette dernière faute lui a certainement coûté la deuxième place. Son entraîneur, Guy Cherel, nous a déclaré : " C'est un cheval qui n'a cessé de grandir durant l'hiver dernier. Il est encore très immature et a besoin d'apprendre. Aujourd'hui, s'il n'avait pas fait toutes ces fautes, il aurait peut-être pu prendre la deuxième place. Le point positif est qu'il a bien continué jusqu'à l'arrivée, malgré ses erreurs. Il ne s'est pas arrêté. J'ignore si nous irons vers le Prix Ferdinand Dufaure avec lui ou si nous allons attendre l'automne. C'est vraiment lui qui nous le dira. "

Un trio de Jumping Stars

Trois JDG Jumping Stars prenaient le départ de ce Gr2 : Kotkikova, Kobrouk et Brin de Thaix. Ils ont fini dans cet ordre à l'arrivée.

Une fille de Kotkita

Élevée par le haras des Coudraies par le comte Pierre de Montesson, Kotkikova est née pour sauter. Sa mère, Kotkita (Subotica), a remporté le Prix Cambacérès et s'est classée troisième du Prix Renaud du Vivier (Grs1). Au haras, elle a donné Kotkidy (Anabaa Blue), vainqueur du Prix Wild Monarch (L), et Karlak (Westerner), troisième du Prix Finot (L). Après Kotkikova, Kotkita a produit Kalikova (Irish Wells), une femelle de 3ans, et Kitkou, un 2ans par Martaline. Kotkita est la sœur de Katkovana, deuxième du Grand Steeple-Chase d'Enghien (Gr2) et multiple gagnante de Listed, mais aussi de Kitka (Épervier Bleu), Kotky Bleu (Épervier Bleu) et Kotkido (Subotica). Troisième mère de Kotkikova, Kotkie est la génitrice de Katko et Kotkijet, cinq "Grands Steeple" de Paris (Gr1) à eux deux.