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Les coulisses du reportage sur david cottin dans stade 2

Autres informations / 13.05.2015

Les coulisses du reportage sur david cottin dans stade 2

LES COULISSES DU REPORTAGE SUR DAVID COTTIN DANS STADE 2

Dimanche soir, Stade 2 a diffusé le documentaire intitulé "David Cottin, la french touch". Un événement en soi car il est rare de voir des jockeys à l'honneur dans une émission sportive. Qui plus est diffusée sur une chaîne nationale, et à une heure de grande écoute. Au cours des neuf minutes du documentaire, on suit David Cottin du vestiaire à la piste, d'Auteuil à Liverpool, en passant par l'écurie de son père, Philippe, dans l'ouest de la France. On assiste également à sa préparation physique, son voyage à Liverpool... La triple Cravache d'or de l'obstacle revient aussi sur les contraintes, notamment physiques, du métier de jockey.

Toutes les clés ont été données au téléspectateur néophyte pour qu'il puisse comprendre le monde des courses. Et si David a pu être, avec les courses, un des sujets de Stade 2, c'est notamment grâce à son agent d'image, Guillaume Doyen. Avec Christophe Soumillon, David Cottin est le seul jockey à s'être attaché les services d'un agent d'image. Guillaume Doyen a bien voulu répondre à nos questions pour nous expliquer comment il a pu attirer les regards de Stade 2 sur David, comment il travaille avec lui et quelle est la vision de son métier.

 JDG. Comment avez-vous fait pour qu'une émission comme Stade 2 fasse un sujet sur David Cottin et plus généralement sur le monde des courses ?

Guillaume Doyen. La ligne éditoriale de Stade 2 a évolué depuis quelques mois, avec davantage de reportages qui permettent de mettre en lumière des disciplines encore peu médiatisées jusqu'alors et de traiter les sujets de manière approfondie. L'actualité sportive assez riche de David au cours de ce premier semestre, avec le Grand National de Liverpool (Gr3) et le Grand Steeple-Chase de Paris (Gr1), me paraissait l'occasion idéale pour proposer un sujet à France TV Sport. Il fallait donc expliquer à la rédaction les enjeux sportifs de ces grands rendez-vous et en quoi le métier de jockey, et en particulier le profil de David, était susceptible d'intéresser le public de l'émission. Au cours du tournage, il a fallu se montrer disponible pour guider l'équipe et lui permettre d'appréhender certaines spécificités de l'univers des courses qui montrent que les jockeys sont de véritables sportifs de haut niveau.

Comment êtes-vous devenu l'agent d'image de David ?

J'ai fait la connaissance d'Amanda [Zetterholm, la compagne de David Cottin, ndlr] début 2014, par des amis communs dans les courses de plat. En discutant de mon rôle auprès du cavalier Kevin Staut, dont je m'occupais déjà à l'époque, nous avons évoqué la possibilité d'une collaboration avec David pour développer sa visibilité dans les médias et construire son image. J'ai d'abord pris le temps de me familiariser avec le milieu des courses d'obstacles que je ne connaissais pas, et d'échanger avec David pour apprendre à le connaître. C'est fin 2014 que nous avons véritablement commencé le développement de sa présence sur les réseaux sociaux et la sensibilisation de la presse généraliste. J'étais déjà passionné de chevaux. Amanda et David m'ont donné les clés pour comprendre cet univers captivant, m'ont fait partager leur passion des courses et leur amour des chevaux. Ils m'ont ainsi donné l'envie de m'engager pour le faire découvrir au grand public, de la même manière qu'ils l'avaient fait avec moi.

Que pensez-vous du métier d'agent d'image dans les courses ?

Je le considère comme passionnant et plein de défis. À travers le développement de l'image d'un jockey, l'objectif est de parvenir à faire évoluer le regard des gens sur les courses et ses acteurs, en montrant la richesse de cet univers et en remettant le sport et la passion au cœur de la communication. Le potentiel des courses hippiques est immense ; elles ne sont que le point de départ pour "raconter des histoires", celles de tous ses acteurs, qu'il s'agisse des jockeys, des chevaux, des propriétaires, des entraîneurs ou des gens de l'ombre.

Aujourd'hui il y a un gros travail de sensibilisation des médias à faire. France Galop a déjà engagé cette démarche depuis quelque temps, mais les agents d'image peuvent avoir ce lien privilégié avec les acteurs, et notamment les jockeys, pour jouer au mieux un rôle de "passerelle" vers le grand public, les médias, les annonceurs. La réussite de cette entreprise nécessite cependant que tous s'impliquent et se rendent disponibles autant que faire se peut, car sans eux il n'y aura pas d'histoires.