" statistiquement, on a plus de chances d'acheter un cheval de groupe dans une breeze-up que yearling

Autres informations / 09.05.2015

" statistiquement, on a plus de chances d'acheter un cheval de groupe dans une breeze-up que yearling

Seul 3ans e


 

SPECIAL BREEZE UP

STEPHEN HILLEN

" STATISTIQUEMENT, ON A PLUS DE CHANCES D'ACHETER UN CHEVAL DE

GROUPE DANS UNE BREEZE-UP QUE YEARLING "

 

Stephen Hillen est un homme occupé. À deux jours de la breeze-up

Arqana, le courtier veut aller voir les premiers canters des poulains sur la

piste de Saint Cloud, avant leur passage officiel qui a eu

lieu ce vendredi. Les observer un maximum... et essayer de dénicher le

futur The Grey Gatsby (Masercraftsman), dernier lauréat du Prix du Jockey Club.

C'est lors de cette vente qu'il avait acheté le gris, pour 120.000 €.

Mais son coup de cœur pour le cheval durait depuis plusieurs mois :

" En fait, j'ai acheté The Grey Gatsby yearling pour un client. Il me

plaisait déjà beaucoup. Le client a changé d'avis et j'ai décidé d'envoyer le

poulain chez Grove Stud pour qu'il y suive une préparation en vue des breezeup.

À la vente, le poulain avait réalisé un très bon canter, comme un cheval qui

allait beaucoup progresser. Je l'ai alors acheté une nouvelle fois, pour un

autre client qui travaille avec Kevin Ryan, un ami de longue date... "

 

De l'entraînement au courtage...

Le nom de Stephen Hillen est alors devenu beaucoup plus familier en

France. Le courtier ne s'est lancé à son compte qu'en 2003. " Je suis

natif d'Irlande du Nord. J'étais un enfant de la ville, mais j'allais beaucoup

sur les hippodromes avec mon père, bookmaker. J'ai commencé à monter dès l'âge

de six ans. À dix-huit ans, j'ai eu l'opportunité d'aller travailler en

Grande-Bretagne, chez Barry Hills. Je suis devenu son assistant au bout de deux

ans. Puis j'ai passé dix ans aux côtés de Paul Cole. Il ne travaillait pas avec

un courtier en particulier, alors j'ai été désigné pour

aller voir les yearlings pour lui. La première fois que je suis allé à

Keeneland, je ne savais pas vraiment quoi regarder ! Mais j'ai sélectionné

quelques poulains et mon choix semblait convenir à Paul Cole. "

Sa vocation est trouvée : plutôt qu'entraîneur, il sera courtier. Il

commence à Newmarket avec un seul client, Mark Wallace, tout en débourrant des

poulains en parallèle. Dès sa première année d'installation, Stephen Hillen

achète un 2ans pour une petite somme, à l'amiable : il se nomme Benbaun

(Stravinsky). Le cheval gagnera sept Groupes au Curragh ainsi que le Prix de

l'Abbaye de Longchamp (Gr1). En début de carrière, le cheval est entraîné par

Mark Wallace. Puis, au départ de celui-ci en Australie, il est confié à Kevin

Ryan. L'équipe est formée. " J'achète tous les ans des yearlings pour

Kevin Ryan, mais j'ai d'autres clients. Je suis un courtier indépendant.

J'achète notamment aussi pour Jim et Fitri Hay. Je me déplace en Europe et aux

États-Unis. "

 

"À Saint-cloud, j'achète en confiance "

Concernant les breeze-up, l'homme a un avis bien arrêté, conforté par

les chiffres : " Statistiquement, on a beaucoup plus de chances d'acheter

un cheval de Groupe dans une breeze-up que lors de ventes de yearlings. On peut

les voir en action au canter, et cela fait une grosse différence. Je regarde

leur action, je les chronomètre aussi, mais plus pour les situer les uns par

rapport aux autres et m'expliquer a posteriori les écarts de prix. J'essaie de

voir les poulains avant la vente, chez leurs consignors. Je travaille avec ma

femme, Rebecca. Nous aimons juger les chevaux ensemble, car nous avons les

mêmes goûts ! "

Saint-Cloud a évidemment une place particulière dans son cœur, grâce à

The Grey Gatsby : " Si l'on cherche un cheval classique, c'est à

Saint-Cloud qu'il faut acheter. Pour un 2ans précoce, pour Royal Ascot, j'irai

plutôt à Doncaster ou aux Craven. Les équipes d'Arqana ont vraiment permis

d'améliorer la qualité de cette vente. De surcroît, nous sommes toujours bien

reçus. Ici, j'achète en confiance. "

Stephen Hillen développe d'ailleurs ses connexions avec la France. Il

possède quelques poulinières sur notre sol, en association avec l'Écurie des

Monceaux, et a trois chevaux à l'entraînement, chez Henri-François Devin,

Damien de Watrigant et Henri-Alex Pantall. " Il est toujours plus intéressant

d'élever en France. Si par hasard, les poulains ne sont pas vendus, ils peuvent

être exploités en compétition avec un bon espoir de gains. Je pense qu'à

l'avenir je vais encore développer ce système. "