Don tirso s'impose dans un éclair de classe

Autres informations / 07.06.2015

Don tirso s'impose dans un éclair de classe

TOULOUSE, DIMANCHE

CRITÉRIUM DES JEUNES À 12.5 % (A)

DON TIRSO S'IMPOSE DANS UN ÉCLAIR DE CLASSE

Don Tirso (Zamouncho) s'est brillamment imposé dans le Critérium des Jeunes (A), une épreuve qui réunit les 3ans à 12,5 % et 25 % les plus estimés. Placé à l'arrière-garde en troisième épaisseur, Don Tirso a mis du temps à s'enclencher et il a un peu louvoyé dans la ligne droite. Une fois équilibré, il a passé le peloton en revue, pour finalement s'imposer d'une encolure. L'écart à l'arrivée ne traduit pas fidèlement l'impression laissée par le pensionnaire de Didier Guillemin. Cet élève et représentant de la Marquise de Moratalla s'annonce d'ores et déjà comme l'un des chevaux à suivre pour les bonnes épreuves de la seconde partie de la saison. En trois sorties, il a décroché deux victoires et une deuxième place (en débutant).

À la deuxième place, Coffeetime Pontadour (Ragtime Pontadour) a donné une bonne réplique au futur lauréat. Il représente la première génération de son père, Ragtime Pontadour (Gnome). L'élève de François Maillot a progressé depuis ses débuts en demi-teinte à Tarbes. Il s'incline pour la deuxième fois consécutive face à Don Tirso.

La famille d'El Cid III

Don Tirso est issu de l'une des meilleures familles de l'élevage de la Marquise de Moratalla. Dona Carmen (Sollicitor), sa mère, avait décroché huit victoires et six places en quatorze sorties en plat. Elle avait notamment remporté le Grand National et le Grand Prix des Pouliches, deux bonnes épreuves du programme des courses pour anglo-arabes. Au haras elle a produit l'étalon Regality (Jebeland Pontadour), aujourd'hui disparu, qui fut le meilleur cheval de sa génération en plat. Dona Carmen a également produit Don Simon (Jebeland Pontadour), qui a gagné la Poule d'Essai des anglo-arabes avant d'entamer une bonne carrière de sauteur. Il s'agit de la famille d'El Cid III (Nithard), qui fut certainement le meilleur 25 % des années 1960, avant d'être exporté au Japon où il fut tête de liste des pères de gagnants.