La famille le gentil et les sports équestres

Autres informations / 26.06.2015

La famille le gentil et les sports équestres

Au sujet du passé équestre de sa famille,

Bernard Le Gentil explique : « Mon père a été président de la ligue équestre du

Nord pendant treize ans. J’ai fortement aidé à la création du Conseil du cheval

de la région Nord-Pas-de-Calais- Picardie et cela n’a pas été une mince affaire

! Quand on s’est donné du mal, mais que son travail trouve une pérennité, c’est

toujours très plaisant. La région est très dynamique au point de vue Trot et

Sports équestres. J’ai un petit peu élevé pour le concours hippique, jusque

dans les années 1970, au moment où j’ai pris la succession de mon père. Alors,

j’ai décidé de totalement orienter mon élevage vers la course. Par contre,

plusieurs bons chevaux de concours hippique sont nés ici au fil des ans. »

Bernard Le Gentil fut lui-même cavalier de concours hippique : « J’ai beaucoup

monté jusqu’à mon service militaire, puis, progressivement, j’ai réduit, car le

travail occupait la plus grande partie de mon temps. À l’âge de trente ans,

j’avais complètement arrêté. À l’époque où j’étudiais à Grignon, mon père

m’avait très gentiment dit : “Si tu as le courage de te lever le matin, je

t’enverrai tes juments.” J’avais deux pur-sang et une angloarabe. Avec ces

dernières, j’ai gagné beaucoup de coupes dans la région parisienne. Au départ,

ce n’était pas du très haut niveau. Mais avec l’une d’entre elles, j’ai monté

une fois pour l’équipe de France. Avec trois militaires, nous avons gagné la

Coupe des Nations de Saint-Gall, en Suisse. C’était un peu mon jour de gloire.

»

 

Elles ont fait souche dans les sports

équestres…

Si les juments nées à l’élevage ont fait

souche dans le monde du galop, elles ont également tracé du côté des sports

équestres. Ainsi Noctuelle (Kesbeth), l’ancienne jument de concours de

Bernard Le Gentil, fut mise à la reproduction par son père. Elle ne donnera que

trois poulains dont Abeille (Zephir), qui est à l’origine d’une bonne

famille de gagnants dont sont issus Alibaba de Ligny (Lyrelon) ISO 148, émir

de Ligny (Jalienny) ISO 145 ou Pénélope de Ligny (Barigoule) ISO

151. Callidie (Antenor), dont la descendance a aussi très bien réussi en

course, est à l’origine de Lady de la hart (Duc de Thurin) ISO 161, Tsar

d’Estruval (Diableur) ISO 143, how Many Nouvolieu (Nimmerdor) CSIO, Taquin

du Val (Diableur) ISO 169 et Bang Truval (Iron Duke) qui a pris part

au mythique CCI4* de Badminton.

Mais le meilleur cheval de sports équestres

élevé au haras d’Estruval fut sans aucun doute Débat d’Estruval (Vorias).

Né pour aller à Auteuil, il se révélera l’un des meilleurs chevaux au monde sur

l’épreuve de crosscountry du concours complet d’équitation. Ce petit-fils de Fabiola

IV (Loliondo) fut médaillé d’or par équipe aux Jeux olympiques d’Athènes.

Sélectionné pour les Jeux olympiques de Sidney, le partenaire de Didier

Courrèges ne put y prendre part, car il se blessa lors du transport pour la

mise en quarantaine.