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Les galopeurs vont de plus en vite, mais l’évolution n’est pas homogène

Autres informations / 28.06.2015

Les galopeurs vont de plus en vite, mais l’évolution n’est pas homogène

Selon une étude publiée fin juin dans le Royal Society Biology Letters, les galopeurs vont de plus en plus vite. Les résultats de cette étude viennent infirmer l’opinion répandue selon laquelle les chevaux de course auraient atteint les capacités maximales de l’espèce voici plusieurs décennies. L’amélioration des temps concerne principalement la catégorie des sprinters.

UNE BASE D’ETUDE PLUS LARGE

Pour réaliser leur étude, Patrick Sharman et Alastair J. Wilson, de l’université d’Exeter, ont utilisé les temps des meilleures courses britanniques depuis les années 1850. À partir de 1997, ils ont pris en compte les temps de l’ensemble des épreuves courues en Grande-Bretagne à partir de 1997. Ils ont pris en compte les temps de l’ensemble des épreuves courues en Grande-Bretagne. Au total, la publication prend en compte 600.000 courses et 70.000 chevaux. Cette étude se distingue des travaux précédemment publiés,  car elle ne se focalise pas uniquement sur les meilleures épreuves, mais également car elle prend en compteprend en compte également toutes les distances de course. Patrick Sharman a expliqué à la presse britannique : « Il y a eu un consensus ces 30ans trente dernières années sur le fait que les performances des chevaux de course semblaient stagner. Notre étude montre que ce n’est pas le cas. En utilisant une quantité de donnée données plus complète et plus importante importante que les études ayant existé précédemment,  nous avons prouvé le fait que les chevaux vont de plus en vite. »

LA CATEGORIE DES SPRINTERS EST CELLE QUI A LE PLUS EVOLUEE

Selon l’étude de Patrick Sharman et Alastair J. Wilson, la vitesse globale de la population s’est améliorée entre 1910 et 1975. Depuis cette date, c’est la catégorie des sprinters qui a le plus évoluée. Le temps moyen d’un gagnant de courses sur 1.200m en Grande Grande-Bretagne a baissé de près d’une seconde ces 15 quinze dernières années, ce qui représente une amélioration notable vu les temps enregistrés sur une telle distance. Ainsi, toujours selon cette étude, chez les sprinters, un gagnant moyen des années 2010 battrait de près de sept longueurs son équivalent du début des années 1990. Dans le même temps, les courses de moyenne et longue distance ont connu une amélioration, mais plus faible.

UNE EVOLUTION MULTIFACTORIELLE

Patrick Sharman a expliqué à la BBC : « Cette évolution pourrait être due à l’orientation de l’élevage moderne qui tend plus vers la vitesse que vers la tenue. Dans ce cas, les temps des épreuves de moyenne et longue distance pourraient eux aussi connaître une amélioration si les éleveurs recentraient leurs efforts sur ces catégories. . Je ne pense pas que les chevaux destinés aux moyennes et longues distances aient atteint leur limite. » Concernant En ce qui concerne les autres sources d’évolution potentielle, Patrick Sharman précise : « Cette amélioration pourrait aussi être la conséquence de l’évolution de la monte des jockeys et des techniques d’entraînement. » Interrogé par le même média, Brian O’'Rourke de l’Irish National Stud, a lui aussi évoqué un changement du profil de la population : « Dans les années 1970, les lauréats du Derby se dirigeaient vers le Gold Cup. Mais depuis la fin des années 1970, la filière hippique a pris une orientation commerciale. Tout le monde élève à présent des chevaux de vitesse, car les gens veulent des sujets précoces, capables de gagner à 2ans. »Pour consulter l’étude publiée dans le Royal Society journal Journal Biology Letters, cliquer : http://rsbl.royal societypublishing.org/content/-11/6/20150310