Les propriétaires méritent un légitime pouvoir de décision

Autres informations / 04.06.2015

Les propriétaires méritent un légitime pouvoir de décision

Par Patrick Fellous, Président du Syndicat national des propriétaires

« Jeudi dernier, un mouvement des personnels du P.M.H. a provoqué l’annulation d’une grande partie des courses de Maisons-Laffitte. Les parties en présence ont tenté d’éviter l’annulation de la réunion, lors d’une cellule de crise improvisée à laquelle participaient des représentants syndicaux, des responsables de France Galop… et des entraîneurs. Athanase Poulopoulos, vice-président du Syndicat des propriétaires d’Île-de-France et propriétaire d'une dizaine de chevaux à l'entraînement, a voulu participer à la réunion. On lui a répondu qu’il n’était pas le bienvenu ! Comment interpréter cela ? C’est la question que je me pose. Et c’est contre cette attitude que je ne cesse de m’exprimer, au nom de tous les membres de notre mouvement et de l’ensemble des propriétaires français, depuis que j’ai été porté à la présidence du Syndicat national des propriétaires. Je reconnais comme légitime que les entraîneurs soient consultés en cas de crise : d’une part parce qu’ils sont les mandants des propriétaires, et d’autre part parce qu’ils sont de plus en plus souvent propriétaires et/ou associés. Mais ce qui serait plus que légitime, ce qui serait normal et naturel, ce serait que les propriétaires soient systématiquement consultés. Sans qu’il soit obligatoire de s’assurer la présence d’un représentant officiel des propriétaires, nous exigeons plus de considération au nom de notre contribution aux courses dans ce pays lorsqu’il est question d’annuler des épreuves auxquelles nos chevaux participent. Ne sommes-nous pas, propriétaires, les fondateurs et les piliers de la société-mère ? Ne sommes-nous pas, propriétaires,  ceux par lesquels les courses peuvent exister ? Ne sommes-nous pas, avec les parieurs, les principaux bailleurs du système ? Aujourd’hui, deux représentants des propriétaires figurent parmi les douze membres du Conseil d’administration de France Galop. C’est trop peu, et sans doute pas assez compte tenu de notre poids économique réel. Mais cela devient encore plus regrettable quand, dans le fonctionnement opérationnel, nous manquons aussi de la plus élémentaire considération…Je formule donc un voeu, une requête, que j’adresse à Bertrand Bélinguier et à son successeur : ne laissez plus jamais les propriétaires de côté, car ils sont la base et la raison d’être du galop. »