Qatar prix de l’arc de triomphe - j-100 : si le ciel ne lui tombe pas sur la tête

Autres informations / 29.06.2015

Qatar prix de l’arc de triomphe - j-100 : si le ciel ne lui tombe pas sur la tête

Tic tac

tic tac tic tac… Le compte à rebours est lancé ! A moins de cent jours d’un

"Arc de Triomphe" (Gr1) qui s’annonce historique, Trêve en est plus

que jamais la grande favorite. Mais qui sera son plus redoutable adversaire le

4 octobre ? Les vieux ? Les jeunes ? Les français ? Les britanniques ? Où en

sommes-nous dans le long processus sélectif qui conduit au premier dimanche

d’octobre ? Les incontournables jalons des "Derby" sont maintenant

derrière nous. Royal Ascot aussi. Et cette année, le Grand Prix de Saint-Cloud

(Gr1), qui jouera invariablement un rôle au moment du verdict final, a livré la

plus lumineuse des réponses concernant l’ultra-championne Trêve (Motivator). À

5ans, elle est toujours aussi forte et dégage une présence plus rayonnante que

jamais, ainsi qu’une inimitable impression de puissance et d’accélération.

PAS DE

REVOLUTION EN VUE CHEZ LES "VIEUX"

Dans le

camp français, qui peut rivaliser avec Trêve (Motivator)? Parmi les chevaux

d’âge, on voit mal lequel deviendrait une menace. Flintshire (Dansili) et

Dolniya (Azamour) viennent de montrer leurs (relatives) limites face à la

championne dans le Grand Prix de Saint-Cloud, sur un terrain qui pouvait, pourtant,

pencher en leur faveur. À état de forme et potentiel équivalents, on voit mal

comment ils pourraient inverser la tendance, en octobre, sur une piste de

Longchamp supposée plus souple. Les plats repassent rarement deux fois. Leur

tour est passé. Qui d’autre pourrait tenter de couper la tête de la reine

?  Parmi les chevaux d’âge, le cas de We

Are (Dansili) demande encore des éclaircissements. Si Trêve était partie à la

retraite fin 2014, Thierry Jarnet avait fait de We Are son choix pour l'“Arc”

2015. Mais la prolongation de bail de "Madame Rêve" jette une ombre

crue sur les ambitions de We Are. Ces deux-là ne boxent tout de même pas dans

une catégorie identique. Reste le cas d’Ectot (Hurricane Run). Le pensionnaire

d’Élie Lellouche a radicalement échoué pour sa rentrée. Surtout, il semble se

laisser déborder par son mental les jours de très grands événements. Lui aussi

a laissé passer le train l’an dernier dans l’"Arc". Seul, un surplus

de maturité pourrait lui permettre de nourrir de vraies ambitions. Mais, sur ce

qu’il vient de nous montrer à Royal Ascot, le chemin semble encore très long.

NEW BAY,

L’ARBRE QUI CACHE LE DESERT DES 3ANS FRANÇAIS

Et du

côté de la génération dite classique des 3ans, de qui pourrait venir le danger

pour Trêve ? Le Juddmonte Grand Prix de Paris (Gr1) peut nous apporter quelques

réponses, même si la pérennité de ses lauréats pose problème. Avant le verdict

du 14 juillet, il faut évidemment évoquer le cas de New Bay (Dubawi). Le

passage de 2.100m à 2.400m, dans le contexte de l'“Arc”, n’a rien d’une

évidence. Pour preuve, aucun lauréat du Prix du Jockey Club new look n’a réussi

à briller en octobre. La faute, il est vrai, à des profils de milers nantis du

minimum de tenue pour attendre la nouvelle (et basse) ligne d’horizon des 2.100m

du "Jockey". Depuis 2005, soit durant dix ans, rien à se mettre sous

la dent de ce côté-ci. Un chiffre à comparer aux trois lauréats de

"Jockey" sur la période précédente de dix ans (1995 - 2004) à figurer

au palmarès de l'“Arc” : Peintre Célèbre (1997), Montjeu (1999) et Dalakhani

(2003). Dans les boxes d’André Fabre, il y a bien sûr aussi Ampère (Galileo).

La "ligne" gagnante de ce dernier avec l'O’Brien Cape Clear Island

(Fastnet Rock) dans le Prix Hocquart 

(Gr2) a pourtant pris du plomb dans l’aile depuis les deux échecs

radicaux de ce dernier. Ensuite, il faudrait citer Sumbal (Danehill Dancer),

Sarrasin (Monsun) et d’autres compétiteurs de ce genre pour épuiser rapidement

la promotion française des 3ans. Mais, 

franchement, qui a le profil d’un révolutionnaire coupeur de tête de

reine ? Aucun.