Que penser des réunions pmh ?

Autres informations / 26.06.2015

Que penser des réunions pmh ?

TRIBUNE LIBRE

Autant dire des sociétés de province. M.

Marcel Chaouat a sans doute raison de vouloir en supprimer plusieurs. Mais

qu’adviendra-t-il des entraîneurs, des éleveurs et des propriétaires ? Cela

revient à supprimer tous ces chevaux qui sont le fonds de commerce de ces

professionnels. J’ai toujours appris qu’une pyramide se construisait d’abord

par la base pour pouvoir arriver au sommet. Pour votre information, sachez que

la plupart des hippodromes PMH sont gérés et entretenus par des bénévoles. Ils

ne coûtent donc pas cher à l’institution. Quand on voit le déploiement de

personnel sur les hippodromes parisiens, il y a plus d’employés sur le site que

de spectateurs pour, comme Marcel Chaouat l’a si bien dit, trois partants dans

la course. Les chiffres des spectateurs sont plus importants, la plupart du

temps, sur les hippodromes PMH. Est-ce une bonne idée de réduire les

opportunités pour les spectateurs, qui sont peut-être les participants du futur

? Il y a beaucoup de familles et de jeunes sur les hippodromes de province. Les

hippodromes PMH ont un rôle pédagogique et, sans eux, plus de parieurs, car ces

derniers ont besoin de voir certaines vedettes venir chez eux. Marcel Chaouat a

écrit que les courses PMH coûtaient 35 millions d’euros. Cela n’est pas tout à

fait vrai. Les gens qui sont attirés par les courses sont incités à parier sur

les courses PMU. C’est l’une des récompenses. On a actuellement la possibilité

de parier par internet sur certaines courses PMH. Dans l’avenir, peut-être sur

toutes les réunions PMH. Est-ce que les hippodromes n’ont pas une place dans la

culture française, comme le vin ? Libourne a été fermé récemment parce que le

terrain était plus valable pour la production de pomerol. Il y a environ trois

cents vins d’appellation contrôlée dans l’Hexagone. Il n’est pas possible pour

tous les vins d’être du niveau d’un bon pomerol. Un anjou gamay ou un muscadet

peuvent également s’apprécier. Il y a maintenant moins de deux cent quarante

hippodromes en France. Au fil du temps, pour des raisons variées, comme pour

Libourne, on peut supposer que d’autres hippodromes disparaîtront. Mais, comme

la cuisine et le vin, ils sont les meilleurs du monde. C’est notre patrimoine.

Veillons à en prendre soin.  M.

 

Charles Éric de Roincé,

président d’un hippodrome PMH

M. Peter Stevens,

sociétaire et bénévole à Nuillé-sur-Vicoin