Reduisons les courses p.m.h. pour retrouver des partants

Autres informations / 03.06.2015

Reduisons les courses p.m.h. pour retrouver des partants

Par Marcel Chaouat, Passion Racing Club

« J’étais, mardi après-midi, sur l’hippodrome de Longchamp. Et ce que j’ai vu sur la piste m’a catastrophé: 3 partants dans la première, 5 dans la deuxième (dont 2 supplémentés…ce qui veut dire que sans ces 2 supplémentés, ils auraient couru à 3), 7 dans la quatrième et dans la cinquième… et deux courses seulement à 14 partants ou plus. Et c’est comme ça tous les jours ou presque, semaine ou weekend, Paris ou province, plat ou obstacle ! Je disais que je suis catastrophé mais je suis surtout très inquiet. Car le nombre de partants conditionne directement le volume d’enjeux. Pas de partants, pas de paris PMU. Pas de paris PMU, pas de recette pour payer les allocations. J’irais même plus loin : quand il n’y a ni partants ni paris hippiques, cela entraîne aussi une baisse de la fréquentation des hippodromes. Car tous ces phénomènes sont bien sûr les maillons d’une même chaîne. Pour moi, la priorité, c’est de retrouver un bon niveau de partants. Que faut-il faire pour cela ? Déjà, on devrait se poser la question des réunions P.M.H. (sans enjeux nationaux). Ces réunions, si sympathiques soient-elles dans nos régions, ont trois inconvénients majeurs : elles coûtent 35 M€ chaque année au galop en allocations ; elles ne rapportent rien, puisqu’elles ne font pas l’objet de paris nationaux; elles attirent des chevaux qui, du coup, ne sont pas au départ des courses PMU… et qui manquent cruellement au galop aujourd’hui. En supprimant 10 % des courses P.M.H., je suis certain que nous augmenterons de près de 10 % le nombre de partants dans des réunions PMU. Si la recette baisse, il faut se poser les bonnes questions ! C'est trop facile de toujours rejeter la faute sur le PMU. Une autre idée m’est venue : pourquoi ne pas annuler les courses du programme "alimentaire" (hors sélection) quand elles ne réunissent pas assez de partants. Définissons un minimum de partants acceptable (par exemple 8) et procédons pas report : si une épreuve "alimentaire" n’est pas assez fournie, on la déplace jusqu'à ce que le nombre acceptable soit atteint. Cela évitera de jeter l’argent par les fenêtres en allocations, quand on sait pertinemment que le faible nombre de partants condamne la recette.  Quoi qu’il en soit, je pense qu’il faut maintenant créer une commission "partants" et trouver des solutions, changer les choses avant que les choses ne changent les courses… et que les courses se meurent. Je ne prône pas la révolution, mais la réflexion et le changement. »