Communiqué de presse : « l’autorisation d’exploiter de gde à nonant-le-pin repose sur un rapport tronqué : une plainte au pénal contre gde est déposée

Autres informations / 27.07.2015

Communiqué de presse : « l’autorisation d’exploiter de gde à nonant-le-pin repose sur un rapport tronqué : une plainte au pénal contre gde est déposée

Le

laboratoire d’hydrogéologie de l’université Pierre et Marie Curie (unité de

recherche METIS) vient de remettre à Sauvegarde des terres d’élevage un rapport

où il apparaît que des omissions volontaires et des manipulations ont été

opérées dans l’étude déposée par GDE pour obtenir son autorisation. Sur cette

base, les associations Sauvegarde des terres d’élevage et Nonant environnement

ont déposé une plainte devant le Procureur de la République d’Argentan pour

faux et usage de faux à l’encontre de l’entreprise GDE. Il s’avère, en effet,

que pour obtenir l’autorisation d’exploiter une installation classée à

Nonant-le-Pin, GDE a produit une étude d’impact aux termes de laquelle elle

affirme que son projet de centre d’enfouissement de déchets est compatible avec

la situation hydrogéologique du site. Or ce document est entaché d’informations

volontairement erronées et a été utilisé continument depuis sa constitution,

notamment dans le cadre des expertises en cours. En particulier, l’inversion de

deux cartes relatives à la résistivité des sols et donc à leur imperméabilité,

ce qui a conduit à faire croire que les sols étaient imperméables jusqu’à 15

mètres alors qu’ils ne le sont que jusqu’à 7 mètres. C’est d’autant plus grave

que les casiers de dépôt des déchets sont profonds de 10 mètres. Autre sujet

inquiétant : le fait que les flux entre la nappe de surface et la nappe

phréatique profonde sont fréquemment descendants alors que GDE affirmait qu’ils

étaient toujours ascendants. La conséquence est sans appel : la nappe

phréatique profonde sera exposée à la pollution produite par le stockage des

déchets. C’est d’ailleurs une des raisons qui avaient motivé une enquête

publique négative et conduit le préfet, Bertrand Maréchaux, à rejeter le projet

de GDE. La démonstration que GDE a sciemment produit et utilisé un faux pour

faire passer son projet doit, désormais faire réfléchir le gouvernement quant à

l’urgence d’empêcher un coup de force de GDE en septembre. Car Monsieur Moutouh

a récemment déclaré qu’il ouvrirait le centre en septembre, ce qui s’apparente

à du terrorisme écologique quand on sait :

- d’une

part qu’il est totalement inexploitable et que l’expert désigné par le T.G.I.

de Paris dans le litige qui oppose GDE aux constructeurs du site n’a pu donner

son feu vert à des travaux non encore définis;

- et

d’autre part que les risques de pollution des eaux sont considérables, ainsi

qu’en atteste l’étude de l’université Pierre et Marie Curie.

L’article

514-7 du Code de l’environnement autorise la ministre de l’Écologie à suspendre

l’autorisation de GDE. Il est devenu extrêmement urgent de le faire. L’État a

désormais toutes les cartes en main. »