Communiqué : samedi 4 juillet au haras du pin :  grand rassemblement de soutien à la libération des terres de nonant-le-pin

Autres informations / 02.07.2015

Communiqué : samedi 4 juillet au haras du pin : grand rassemblement de soutien à la libération des terres de nonant-le-pin

 « Nonant-le-Pin, le 29 juin 2015 : « Parce

qu’une course n'est jamais gagnée tant que le poteau n'est pas franchi, nous

avons décidé d’organiser un grand rassemblement samedi 4 juillet prochain, à

l’hippodrome du Pin-au-Haras », annonce Éric Puerari, président de

l’Association Sauvegarde des terres d’élevage. Parmi les invités qui prendront

la parole au cours de cette journée, France Galop et la Société d’encouragement

à l’élevage du cheval français seront une nouvelle fois aux côtés des éleveurs

et de la population pour lancer un appel à Ségolène Royal, ministre de

l’Écologie : « Madame Royal, nous vous demandons d’appliquer l’article L 514-7

du code de l’Environnement et d’annuler l’autorisation d’exploitation de GDE.

»Les récents développements du combat ont donné raison au monde du cheval et à

la population qui se sont engagés de manière exemplaire dans la défense de

territoires ruraux et d’élevage. Mais il reste encore une étape à franchir :

obtenir la suspension définitive du projet de GDE à Nonant-le-Pin. « Nous

sommes dans la dernière ligne droite et notre métier d’éleveurs nous a appris

qu’il faut rester concentré jusqu’au poteau final », ajoute Éric Puerari. Le

monde du cheval a désormais pris conscience que les terres d’élevage

représentent une cible trop facile pour les sociétés de déchets dont l’activité

est incompatible avec le maintien de l’élevage. C’est pourquoi la profession

hippique a toujours manifesté une véritable solidarité pour la sauvegarde de

ces terres de légende: France Galop, la Secf, mais aussi Arqana et de nombreux

haras français de galop et de trot, ainsi qu’une bonne partie des principaux

haras irlandais et anglais. Rappel des récents développements du dossier :

Dépôt de déchets illicites en octobre 2013, alors que le site était totalement

inexploitable dès le mois d’août 2013, comme l’a relevé le T.G.I. de Paris dans

une ordonnance du 26 février 2015, qui confirme que GDE est une entreprise à

laquelle on ne peut accorder aucune confiance. Non-respect des réglementations

et pollution de l’environnement avérés. Rappelons-nous les propos de

Jean-Christophe Moraud, Préfet de l’Orne, qui, à l’automne 2013, quelques jours

avant de faire escorter les camions de déchets illicites de GDE par la

gendarmerie, déclarait que le site de GDE était "soigné" ! Absence de

compétences de GDE pour construire et exploiter ce centre de stockage qui, nous

le savons maintenant, est susceptible de recueillir tous les déchets

automobiles d’Europe. Et enfin, le Conseil d’État vient, le 2 juin dernier,

d’accorder aux associations le recours à une tierce opposition, qui va leur

permettre de revenir sur les conditions dans lesquelles a été obtenue

l’autorisation d’exploitation. Il aura fallu plusieurs procédures judiciaires,

plaintes au pénal et expertises pour faire tomber le masque de GDE et légitimer

la suspension de son autorisation d’exploitation. »