Le projet de transformation-cessation du p.m.h. est accepté

Autres informations / 01.07.2015

Le projet de transformation-cessation du p.m.h. est accepté

Mardi,

la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation,

du travail et de l'emploi (Direccte) a avalisé le projet de transformation du

Gie P.M.H. dont le volet social comprenait un plan de sauvegarde de l’emploi.

Dès lors que le dossier a été jugé complet par la Direccte, celle-ci avait

quinze jours pour l’instruire et y répondre. C’est mercredi que Denis

Banizette, président du P.M.H., a reçu la notification officielle. « C’est une

bonne nouvelle pour tous, nous a-t-il dit. Pour l’Institution des courses et

pour les salariés.  » La situation du

P.M.H. était en effet devenu intenable dans le paysage hippique actuel avec un

coût annuel compris entre 15 et 17 millions d’euros à la charge les courses. Le

P.M.H. sera opérationnel jusqu’au 15 septembre. Ensuite, ses activités seront

reprises par le PMU sur les hippodromes parisiens et par le Groupe Carrus sur

l’hippodrome de Deauville. Pour Denis Banizette, « c’est la conjonction de

quatre éléments décisifs qui ont permis d’arriver à ce résultat, le tout dans

un contexte difficile pour les institutions des courses, toutes contraintes aux

plans d’économies. Il y a d’abord eu le soutien univoque des sociétés-mères et

des ministères de tutelle [ceux du Budget et l’Agriculture, ndlr]. Ensuite, il

faut saluer le remarquable travail du tandem de direction, composé de Frédéric

Ranchet, arrivé au P.M.H. il y a trois ans fort d’une grande expérience dans la

conduite de transformation d’entreprise, et de Mlle Besnard, directrice

générale déléguée. Notre cabinet d’expertise conseil, Actance, a aussi été très

impliqué. Enfin, c’est le soutien même de la majorité des salariés qui a permis

d’obtenir cet accord. Quatre des six syndicats du P.M.H., qui représentent 66 %

des collaborateurs, ont validé le projet de transformation et finalement de

cessation de leur entreprise. La majorité des salariés a adhéré à la nécessité

de construire l'avenir dans d’autres structures des courses. » Concrètement, ce

plan de cessation d’activité ne coûtera rien aux institutions publiques et sera

pris en charge par les courses. Au total, ce budget de "clôture" du

P.M.H. pourrait osciller entre 40 et 50millions d’euros. Un prix élevé mais

nécessaire pour régler sur le fond un dossier qui s’éternise depuis trop

longtemps.