Discours de loïc malivet, en ouverture du débat au syndicat des éleveurs sur la campagne electorale

Autres informations / 19.08.2015

Discours de loïc malivet, en ouverture du débat au syndicat des éleveurs sur la campagne electorale

 « Monsieur le Sénateur, Monsieur le Maire,

Messieurs les Présidents, Chers Éleveurs, Chers amis, Bienvenue à toutes et à

tous. Je vous remercie de votre présence et je remercie les dirigeants d’Arqana

de leur hospitalité. Je vous vois aujourd’hui nombreux ; nombreux à être restés

au lendemain du dernier jour de vente pour cette réunion de débat et d’échange

d’idées qui témoigne de votre intérêt à participer activement à l’avenir de notre

métier et de notre filière. Aujourd’hui, nous allons vous dévoiler les grands

axes retenus dans le cadre de la campagne électorale de France Galop qui sera

menée par le Syndicat des éleveurs. Ces élections sont fondamentales pour nous

éleveurs et les enjeux qu’elles soulèvent seront colossaux. Il est

indispensable que chacun d’entre vous le réalise et s’implique, car nous devons

peser de tout notre poids dans les instances pour remettre l'éleveur au coeur

de France Galop. Vous devez être fiers d’être membre du Syndicat des éleveurs.

Encore une fois, depuis les quatre dernières années, nous avons été les seuls à

vous représenter partout où cela était nécessaire : France Galop, bien sûr,

mais aussi dans tous les ministères, auprès des pouvoirs publics ainsi que des

instances européennes (Eurodéputés, Parlement européen et Commission

européenne, notamment à travers notre mandat de président de la Fédération

européenne des éleveurs de pur-sang). Vous aviez, il y a quatre ans, reconduit

votre confiance envers le Syndicat des éleveurs en permettant à cinq

représentants du Syndicat de siéger au Comité de France Galop :

-

Aliette Forien,

- Jean

Biraben

-

Roger-Yves Simon

- Hubert

Honoré

- et

moi-même

Sans

compter Christiane Head-Maarek, Axelle Nègre de Watrigant et Jean-Pierre

Colombu… membres du Comité du Syndicat et également siégeant à France Galop.

Vos représentants ont accompli leur mandat et leur mission avec le plus grand

zèle : s’impliquant dans les décisions, s’informant, par leur présence et leurs

actions ils ont sans cesse appelé à ce que la voix de l’élevage soit

déterminante. Plus encore, nous avons pu être influents à tous les niveaux et

dans tous les rouages de France Galop, au Conseil d’administration, organe

décisionnaire essentiel, dans les Conseils du plat et de l’obstacle et dans les

Commissions. Et bien sûr, grâce à vous, j’ai pu accéder à la vice-présidence de

France Galop pour le plat. Un poste clé qui m’a permis aujourd’hui de

parfaitement comprendre et maîtriser la gouvernance de la maison mère. Ces

quatre années ont été très importantes dans une période très difficile : crise

économique, augmentation du taux de T.V.A., baisse des enjeux, etc. Sous la

présidence de Bertrand Bélinguier, notre société mère a traité de nombreux

dossiers, dont certains étaient en attente depuis vingt, trente, quarante

ans…Tout d’abord, notre institution des courses a pris des mesures importantes

: des mesures d’économies dirigées par le comité stratégique en 2013 pour

réduire les coûts de 50 millions d’euros, dont les deux tiers sont effectives à

ce jour ; le règlement du problème causé par les ARS (retraites de

l’Institution), un dossier qui était sur la table depuis quarante ans ; le

lancement du plan PMU 2020 ; la vente de Geny Infos ; la réforme du P.M.H. qui

sera appliquée à partir du 15 septembre ; le marketing commun des courses, avec

une collaboration de toutes les forces vives des courses pour mettre en avant

nos courses. Concernant France Galop spécifiquement, il y a eu le lancement de

Galop 2020, avec une réduction des charges de personnel et des coûts, la

réformes des indemnités de transport, une mesure très critiquée et pourtant

juste, le versement du 14 % entraîneur hors taxe, selon une idée de Patrice

Renaudin et qui a sauvé de nombreux entraîneurs, la densification du programmes

de courses l’hiver à la demande des professionnels, et enfin l’amélioration des

horaires de la réunion 1, le samedi depuis 2014, le dimanche depuis cette année

et dès 2016, les jeudis et jours fériés aussi. Comme il y a quatre ans, vous

allez être sollicités de toutes parts par des groupes et groupuscules très

démagogiques qui vont vous proposer toutes sortes de solutions miracles pour

révolutionner France Galop. Je vous invite au bon sens qui est le nôtre et qui

est celui de la terre : gardez le cap, et confiez votre avenir à ceux qui

travaillent avec sérieux à vous défendre. Notre avenir n’est pas dans la

critique systématique. Le Syndicat des éleveurs vous propose des solutions qui

sont sérieuses et réalisables ; qui s’appuient sur des études, de l’expérience.

Aujourd’hui, la parole est à vous. Nous allons maintenant vous dévoiler notre

programme de campagne, et ensuite nous pourrons en débattre tous ensemble. Ce

débat et cette campagne sont les vôtres. Je compte sur vous pour partager vos

idées et ainsi rendre notre campagne plus persuasive. Aidez-nous à construire

votre avenir ! Je vous souhaite un excellent débat. »