Haras d’ombreville

Autres informations / 06.08.2015

Haras d’ombreville

14340 La

Roque-Baignard

MATTHIEU

GOUESNARD

 

JOUR DE

GALOP. - COMMENT AVEZ-VOUS DECOUVERT L’ELEVAGE DE CHEVAUX DE COURSES ?

Matthieu

Gouesnard. - Mon père avait un petit haras de pur-sang en Loire-Atlantique,

avec sept poulinières. J’ai donc été bercé dans ce milieu. Je me suis toujours

destiné à travailler dans le domaine des chevaux. Plus jeune, je souhaitais

être vétérinaire, mais j’ai bifurqué vers l’élevage, en suivant une formation

agricole. J’ai fait beaucoup de stages "volontaires" en France, au

Mézeray notamment. À la sortie de l’école, j’ai travaillé à La Louvière puis je

suis parti en Irlande, chez Ballylinch. De retour en France, j’ai passé

quelques mois au haras de Bourgeauville, puis trois ans au haras de Meautry,

comme sous-directeur.

L’ELEVAGE

EST UNE ACTIVITE DIFFICILE : QUELLE EST VOTRE MOTIVATION PERSONNELLE POUR

RELEVER LE DEFI JOUR APRES JOUR ?

La

passion du métier ! On ne peut pas élever des chevaux sans passion.

QUEL

PREMIER CONSEIL DONNERIEZ-VOUS A UN AMI QUI SOUHAITERAIT SE LANCER DANS

L’ELEVAGE ?

Je lui

dirais de se forger une bonne expérience à l’étranger. Nous travaillons dans

une industrie mondiale et il est indispensable de bien parler anglais.

SELON

VOUS, QUE FAUT-IL PRIVILEGIER DANS LE MARIAGE JUMENT/ETALON : VITESSE/FOND,

VITESSE/VITESSE, FOND/FOND ?

Nous

nous sommes installés récemment et nous n’avons pas élevé beaucoup de chevaux

ayant déjà débuté, mais d’une façon générale, je dirais que cela dépend de ce

que l’on veut faire avec le produit à naître. En ce moment, les acheteurs aux

ventes sont à la recherche de beaucoup de vitesse. Si le poulain est destiné à

passer en vente, il faut en tenir compte. Mais je crois qu’il faut aussi

respecter les juments et leur lignée.

FAIRE

NAITRE UN POULAIN D’UNE JUMENT INEDITE ? EST-CE REDHIBITOIRE ? UN SIMPLE RISQUE

? PAS UN PROBLEME?

Pour

moi, ce n’est pas un problème. L’une des premières juments que nous avons

achetées, Ask for Love, était d’ailleurs inédite.

QUEL

EST, SELON VOUS, L’ELEMENT DECISIF QUI VA FAIRE QU’UN YEARLING VA ATTEINDRE DES

SOMMETS D’ENCHERES ? L’ORIGINE ? UN UPDATE DANS LE PEDIGREE ? UNE FAÇON DE

MARCHER ? UNE ATTITUDE ? LE BOUCHE-A-OREILLE?

Il est

évident que le pedigree y est pour beaucoup et que de bons updates vont rendre

la page encore plus attrayante. La conformation joue aussi, bien sûr, et le

dossier vétérinaire également, et cela de plus en plus. C’est en fait une

conjonction de beaucoup de facteurs !

QUI EST

POUR VOUS LE PLUS GRAND ELEVEUR DE L’HISTOIRE ? ET POURQUOI ?

J’ai

beaucoup de respect pour la famille Wertheimer, car ils ont réussi à produire

de bons chevaux tous les ans. Durer dans le temps en restant au "top

niveau" est sans doute ce qui est le plus difficile dans notre métier !

QUI EST

VOTRE CHAMPION PREFERE ?

Goldikova,

qui a fait preuve d’une longévité exceptionnelle pour une femelle, a battu de

nombreux champions, partout dans le monde, et que j’ai eu la chance de voir

courir plusieurs fois.

QUELLE

EST VOTRE PLUS BELLE HISTOIRE AUX VENTES DE DEAUVILLE ?

Nous ne

présentons des chevaux que depuis octobre 2013 et, d’emblée, nous avons vendu

un fils de Monsun pour 85.000 €. C’était l’un des tout premiers poulains nés au

haras et nous avions acheté sa mère pleine pour 45.000 €. La balance était

bonne ! Le meilleur est à venir, et grâce à la confiance de nos clients, nous

avons pu monter en qualité. Cette année, nous présentons sept poulains en août,

dont un demi-frère de Ferevia par Zoffany et un fils de Pour Moi par une soeur

de Hurricane Run.